S49 - La baleine Angajuk
  1. Journals

S49 - La baleine Angajuk

La bataille entre la compagnie et les forces d’Auril fit rage pendant de longues minutes. Alfan, prit de fureur, découpa à lui seul les quatre loups géants qui l’entouraient pendant que ses camarades s’occupaient du reste de la meute au centre du cercle. Ed Warm faisait jouer de son fusil laser pour abattre les créatures une à une, Aurelia se changea en chouette pour prendre de la hauteur et continuer de cramer les bêtes avec sa magie et Enialis prit un loup pour taper sur les autres. De l’autre côté du champ de bataille, Hélios et son armure prenaient lentement l’avantage sur les druides qui ne parvenaient pas à surpasser la résistance de l’enfant et la régénération du Gardien animé.

Alors que le dernier loup tomba, les deux druides restant tentèrent de prendre la fuite en se changeant en chouette. Le premier fut interrompu par Enialis qui lui fonça dessus et l’assomma en plein vol (Alfan exécutera le prisonnier peut après sans qu’une seule question lui soit posée). Le second par contre, malgré des sorts déchainés d’Aurélia et d’Hélios parvient à survivre et à fuir à tir d’aile. La cachette de Tali était à présent dévoilée pour tous les serviteurs d’Auril.

La victoire emportée, l’équipe se réuni. La rage d’Alfan s’était calmée faute de présence de personnes visibles autour de lui. Tali remercia la compagnie pour son aide, même si les servants d’Auril avaient sans doute découvert sa cachette en suivant le groupe. Comme elle ne pouvait plus rester à cette place, elle accepta de les suivre jusqu’à Havre-du-Levant où ils purent se reposer et réunir les ingrédients nécessaires à ramener Elise, essentiellement des huiles et des cendres provenant d’un cimetière. Tout cela brûla toutes les économies engrangées par la demeure de la compagnie (800 PO) et une somme supplémentaire fournie par Enialis (200 PO).

Le groupe fut prêt à partir le surlendemain. Cependant, sans les griffons, il fallait trouver un autre moyen de transport. Tali évoqua la baleine Angajuk. Il s’agissait de l’animal de compagnie d’un druide il y a très longtemps. Cette créature pourrait transporter tout le monde, à la seule condition de la nourrir. Cette solution ne plu absolument pas à Alfan qui fit même mine de décider de rester en arrière. Cependant, il fut convaincu d’aller au moins se rendre jusqu’aux rivages où se trouvait la baleine, après que Tali lui eut “révélé” qu’il n’avait pas vraiment été tué par des truites à têtes plates, mais par des assassins de Xardorok.

Sur la route qui prit quelques jours, la compagnie par Bryn Shander, Termalaine et Bois Isolé. Des rumeurs circulaient sur une multiplication des attaques de bandits, notamment pour voler ou escroquer. Divers théories circulaient aussi sur l’attaque des prêtres d’Auril : le mystère restait à éclaircir.

Enfin, la compagnie atteignit la cote couverte de glace. Tali repéra les lieux à l’aide d’une petite cabane désolée juchée sur une petite colline. En contrebas, un trou dans la banquise attendait qu’on y pèche et une cloche était installée sur une plateforme en bois non loin. Il ne restait plus qu’à repérer de quoi nourrir la baleine. Alors que tous se munissaient de cannes à pêches, Aurélia se changea en ours polaire et partie à la chasse. Elle récupéra en peu de temps un butin conséquent et Tali appela la baleine en sonnant la cloche.

Angajuk se présenta après une petite heure. Le cétacé fit sortir sa tête du trou et laissa Tali faire les présentation avant d’engloutir rapidement tout la nourriture rassemblée pour elle. Une fois le festin passé, Tali demanda respectueusement à la baleine le droit de la monter pour qu’elle nous guide à l’île d’Auril. Si l’animal était méfiant des autres membres du groupe, Aurélia intervint pour la rassurer. La présence des deux druides eut raison des réticences de la baleine. C’est alors que s’avança Alfan, méfiant, qui interrogea la créature, craignant fourberie ou folies de la part de leur seul guide. Cependant, son ton calme et respectueux empli l’animal d’une certaine admiration pour se guerrier et il put le rassurer;

La tête d’Angajuk disparue de la surface des flots et jaillit, sur son dos, une structure en bois semblable à la coque d’un navire, où la compagnie put monter et s’installer. La baleine plongea alors et les flots se refermèrent sur elle. Mais au lieu de boire la tasse, les aventuriers constatèrent qu’un dôme invisible les entourait et les protégeait des fonds marins. Depuis cette bulle d’air, ils pouvaient voyager au sein des abîmes maritime.

Angjuk mit un jour et demi à rejoindre l’île d’Auril, puis attendit encore quelques heures pour déposer la compagnie tôt le matin au plus proche de la position d’Elise. L’animal promis de revenir un peu plus tard pour les récupérer… s’il y avait quelqu’un à récupérer.

Sur la route jusqu’au champ de statues, Enialis interrogea Tali sur le rituel. La druide expliqua qu’elle aurait à préparer le corps d’Elise pour faire sa magie, pour elle ferait appel à Lathandre pour qu’il puisse sauver sa suivante. Elle confia avoir besoin de la confiance absolue du groupe. Tout ce qu’il aurait à faire, c’est de s’assurer qu’Auril n’interfère pas et ne pas la gêner elle.

La statue d’Elise fut rapidement retrouvée et Enialis s’élança au devant de la compagnie. Il découvrit avec stupeur, mais aussi un certain agacement, que le Méphite de glace Söpo s’était entouré autour du visage d’Elise pour y faire sa sieste. Avec une froide politesse et une fermeté certaine, il enjoint à la créature de dégager le plancher, ce que Sopo fit.

Tali se mit aussitôt au travail pour incanter son sort. Elle répandit les cendres collectées autour de la statue, prononça une prière à Lathandre pour faire revenir l’âme d’Elise et sortit les flacons d’huiles. Avec l’aide d’Ed Warm, d’Hélios et d’Enialis, elle commença à enduire tout le corps d’Elise d’huile. Cela fut un peu trop apprécié par le moine.

Mais son petit sourire disparu quand Tali annonça l’étape suivante : pour alimenter le rituel et s’assurer qu’il ne prenne pas trop de temps, des sacrifices étaient nécessaires. Tali accepta de renoncer à son bras bras gauche. Enialis sortit la pierre magique permettant de lancer une puissante magie de consécration. Il était prêt à y joindre un membre, mais Aurélia l’arrêta et lui confia qu’Elise ne supporterait pas qu’Enialis se mutile pour elle. Par contre, elle consentie à renoncer à sa propre main gauche à la place (en sachant qu’elle pouvait toujours changer de peau de son côté au besoin).

Une fois cela décidé, un vent violent se leva et tourbillonna autour de la statue. La cendrée répandue vint se coller sur l’huile. C’est alors qu’une violente voix féminine retenti dans l’horizon : Auril. Elle réclamait ses droits sur l’âme d’Elise et refusait qu’elle lui soit retirée. C’est alors que des amas de neige jaillirent tout autour de la compagnie. La déesse des glaces ne comptait pas laisser Elise revenir sans un combat.