(S01/Ep009) Le chaos, apparemment, ça se boit.
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(S01/Ep009) Le chaos, apparemment, ça se boit.

November 23, 2024
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Membres : Eanur, Wilhelm Sachs, Dav'azk (Mort), Sigrid Tahnred (Partie)

Nouvelle mission. Nous avions rendez-vous à 12 h.

Entre la chasse et l'inspection du camp, je suis arrivée avec une heure de retard… Encore une occasion manquée de passer inaperçue. Pire, les compagnons que je devais rejoindre m’étaient encore inconnus. J’espère qu’ils ne poseront pas trop de questions…

À peine arrivée, l’un d’eux me tape l’affiche. J’ai envie de disparaître. Il s’appelle Wilhelm Sachs. Heureusement, les deux autres – un humain nommé Dav’azk et un elfe, Eanur – semblent moins formels. Ils ne s’attardent pas sur mon retard, se présentent simplement, et passent la parole à Franz Lohner, qui entame son briefing.

Notre employeur est un templier du nom de Monseigneur Templier Hoffmann (Mort). Il souhaite nous confier une mission qu’il détaillera en personne. Lohner, cependant, ne manque pas de nous mettre en garde : l’église, paraît-il, n’a pas l’habitude de payer généreusement ses « collaborateurs ». Wilhelm, lui, affirme connaître Hoffmann personnellement et lui faire entièrement confiance. Nous décidons donc de le rencontrer… enfin, eux décident. Moi, je fais de mon mieux pour me rendre invisible. 

Le Bastion (Quartier des Temples) Une petite église gardée par deux hommes.

Elle refuse l’accès au groupe, autorisant uniquement Wilhelm à entrer. Nous attendons une dizaine de minutes avant qu’on ne vienne nous chercher.

Dans le bureau, un homme austère nous accueille d’un regard perçant. Il commence à expliquer la mission. Mes compagnons se montrent assez bavards, ce qui me permet de me fondre dans le mobilier de la pièce. Rapidement, je m’éclipse de l’échange. Avec un peu de chance, Hoffmann oubliera jusqu’à mon existence.

Notre mission est la suivante : Il nous faut intercepter et détruire une cargaison de vin contaminé par le chaos, en provenance de Bretonnie. Et comme Hoffmann est un homme prévoyant (ou radin, difficile à dire), il nous équipe de :

-Deux potions de soin,

-et une mine explosive.

Sans perdre de temps, nous nous dirigeons vers l’endroit indiqué pour intercepter le convoi.

Nous établissons notre plan : Depuis un point en hauteur, je fais le guet. Dès que j’aperçois le convoi, je préviens mes compagnons, qui disposent et arment les mines. Lorsque celles-ci exploseront sous le chariot, nous interviendrons. Wilhelm et Dav’azk se chargeront de l’assaut frontal, Eanur attaquera sur le flanc, tandis que je couvrirai depuis les hauteurs. 

Disons que, malgré quelques péripéties, nous avons réussi. Si l’on met de côté le fait que Dav’azk aurait été tué sans mon tir salvateur, que Wilhelm a failli embrocher Eanur dans la confusion, et que j’ai détruit une partie de mon propre matériel par maladresse, c’était un succès.

Wilhelm et Eanur interrogent ensuite le cocher blessé, un certain Gaston de Montchardon. Malheureusement, l’homme, grièvement atteint par l’hémorragie causée par l’explosion, peine à parler. Malgré une gifle de Wilhelm pour le maintenir conscient, il s’étouffe dans son propre sang avant d’avoir pu répondre à toutes les questions. Nous apprenons néanmoins :

•    qu’il s’agit du plus gros importateur de vin de Bretonnie et qu'il s'appelait Gaston de Montchardon

•    et qu’il avait été averti de l’attaque.

Avant de partir, nous détruisons les tonneaux contaminés. Enfin, presque tous. Dav’azk, dans un éclair de génie, décide d’en récolter dans une gourde. Pour goûter. Heureusement, Wilhelm et Eanur l’arrêtent à temps. S’ensuit un débat absurde de dix bonnes minutes avant que Dav’azk accepte d’abandonner son idée. Wilhelm garde finalement deux échantillons : l’un pour l’église, l’autre pour une analyse indépendante. 

De retour en ville, nous rapportons la mission accomplie avec le sceau de Gaston de Montchardon comme preuve. Encore une fois, fidèle à leur habitude, l’église ne veut parler qu’à Wilhelm. Nous, pauvres mortels, devons attendre dehors.

Pendant ce temps, j’attends patiemment. Dav’azk, lui, bouillonne d’impatience et n’arrête pas de râler – je n’écoute même plus. Eanur ne semble pas rancunier du gigantesque coup de massue que Wilhelm lui a envoyé dans le visage. Il fume tranquillement en fredonnant. C’est la première fois que je rencontre un elfe. Sont-ils toujours si beaux ?

Finalement, Wilhelm revient avec une prime de 186 couronnes d’or.

Mission accomplie. Nous rentrons au camp, déposons 36 couronnes et un bouclier trouvé sur le terrain dans le coffre commun. Le convoi a été détruit, et – détail non négligeable – nous avons évité de perdre Dav’azk à cause de sa soif d’aventures… et de vin contaminé.

Note à moi-même : Je devrai demander à Franz Lohner si mon rapport lui convient. J’imagine que je serai amenée à en faire de nouveaux dans le futur. 

Note à moi-même bis : Ne jamais accepter un verre de vin venant de Dav’azk.