(S01/Ep073) Le sandwich qui en valait trois milliards
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(S01/Ep073) Le sandwich qui en valait trois milliards

May 16, 2025
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Membres : Sigrid Tahnred (Partie), Giovanni Artigliorosso (mort), Norgrim Barazhunk, Eanur, Yusuf Neb-Seni

Due settimane que j'étais revenue de notre petit week-end natura avec mi Colomba, due settimane durant lesquelles mon cher Arabien preferito n’avait pas lésiné à la tâche.

Faber, Lukas Faber, est un de ceux qui ont assassinato l’oncle de ce povero Yusuf et qui avait entrepris divers assauts contre les compagnions de l’eau noire. En due settimane nous avions déjà mis à mort Emil Bresser et Heinz Albrecht, deux des trois tenente de ce bougre de Faber et avions ainsi obtenue l’adresse officieuse de Marta Kessler et de son bastardo di un capo.

L’heure était venue de vendicare la mort d’Abbas Neb-Seni et de rendre tout le plomb que l’on m’avait fait manger. Yusuf n'eut aucun mal à convaincre Franz de la minaccia que représente Faber et celui-ci le laissa monter une équipe pour partir effectuer sa crociata. Je propose d’emmener mi Colomba, ses talents à l’arc et sa discrétion sans pareille serait un atout de choix dans ce genre d’opération. Norgrim qui était venue quémander de l’aide pour ses recherches accepta sans hésitation de se joindre à nous. Quand à Eanur qui était de passage à la taverne, il accepta de se joindre à nous dans le but d’obtenir des preuves liant de potentiel candidat à la ville aux chaos en fouillant les affaires de Faber. Ainsi notre squadra dei vendicatori était montée ! 

Malgré l’opération en cours depuis les derniers jours, je pris sur mon temps pour acheter un petit présent pour mi Colomba. Durant notre petit séjour en tête à tête, je peux voir que l’agilité dont elle était capable de faire preuve pour escalader n’était pas sans risque pour son corps et tout particulièrement pour ses pauvres petites mains. Je pris l’initiative de lui demander l’une d’elles, peu de temps avant notre départ, pour lui enfiler ses nouveaux équipements. La délicatesse de ses doigts et la précision dont ils faisaient preuves contrastait avec la douceur de sa peau et les nombreuses petites cicatrices que la vie lui avait déjà infligées. Je ne peux m'empêcher de lui faire remarquer ce qui la fit rougir en un instant, venant ainsi sublimer son si joli visage du profond gris de son regard, qui fuyant se réfugier à l’intérieur de sa capuche sublima le tableau qui m’était offert. Mais le temps, cruel, nous ramena à la dure réalité de notre mission. 

Une demi-heure de marche plus tard et notre groupe arriva au devant d’une bâtisse au sommet d’une petite colline, à fleur de forêt. Le repérage effectué par Eanur et mi Colomba nous indiqua que l’endroit était habité. Un petit groupe d'hommes semblait vider divers contenant tout en s’attelant à la charge d’une diligence que Yusuf et moi reconnaissons directement comme étant celle qui avait été utilisée pour attaquer l’Oasis. Le doute n’était donc plus permis, nous étions au bon endroit. Mi Colomba brilla par ses compétences et nous permit de trouver rapidement une porte dissimulée qui nous permettra de nous infiltrer à l’intérieur sans passer par la grande porte. Celle-ci fit également preuve d’un savoir-faire qui nous évita probablement le pire en déjouant divers pièges éparpillés le long du chemin. Malheureusement pour nous, la porte dissimulée était également piégée par un explosif qu’aucun d’entre nous ne voulut prendre le risque de désactiver. Aucun, sauf Norgrim, qui malgré la brusquerie dont il faisait preuve en temps normal, fit cette fois preuve d’une dextérité à toutes épreuves. Il désactivé l’explosif avec comme seul outil une vulgaire branche, nous montrant ainsi à tous que le nain possède encore de nombreuses cordes à son arc. Le petit couloir qui nous était offert de traverser déboucha sur une porte qui abritait une cuisine dans laquelle deux individus débattaient sur la nécessité de se cuisiner un sandwich, comme si l'endroit et leurs situation n’avait point d’importance quant à l’appel de leurs estomac.

Norgrim dont le cerveau avait probablement surchauffé suite à son exploit avec l’explosif pris l’initiative de débarquer dans la dite cuisine a grand coup de pied dans la porte, prenant de cours les deux hommes. Le nain hurla qu’il était là pour offrir le repas et mis à terre le premier venu d’un coup d’hache dévastateur. Eanur surgit juste derrière Norgrim et surpris toute l'assemblée en assommant le second adversaire d’un jet d’assiette en pleine mâchoire. Le lancé était d’une précision exemplaire et aucun de nous n'attendait ce genre d’attaque de l’elfe. Je pris les devant pour abattre l’adversaire de Norgrim d’un coup de rapière sec et précis avant d’entendre la porte derrière moi s’ouvrir rapidement. D’un rapide coup d'œil je peux apercevoir un tireur apparaître et me mettre en joug. La première balle vint se loger quelque part dans mon torse, sûrement non loin d’une autre cicatrice laissée par une de ces consœurs. Je pris l’initiative de poursuivre le tireur au corps à corps pour ne lui laissez aucun répit pendant que Norgrim et Eanur s’occupèrent de nettoyer l’aile droite de la cuisine. J’entendis mes compagnons ferrailler tout aussi sauvagement que moi dans un conflit qui ne fit de quartier dans aucun camp. Alors qu’une nouvelle balle vint se loger dans mon corps, du sang jaillit de ma bouche, comme pour me signaler que mes limites n'étaient plus très loin.

Ma vision se troubla de plus en plus tandis que le nombre de nos adversaires continuait d’affluer. Était ce vraiment mon heure ? était-elle venue ainsi ? Ici même ? La ou nombreux ce serait replié pour se mettre à couvert, moi, Giovanni, avait une réputation à tenir et des compagnons à protéger, coute que coute. Un tireur surgit de nouveau et me mis en joue, cette fois mon corps ne répondit plus et chuta en arrière, me laissant à la merci du tir qui viendrait sûrement mettre un terme à mon histoire. J’oubliais que si j’était là pour les miens, eux l'étaient tout autant pour moi. Mi Colomba surgit de nulle part et me rattrape de justesse tout en utilisant mon arbalète pour forcer le tireur à se mettre à couvert. La voie d’Eanur retentit dans la bâtisse et je senti mon cœur se remplir d’une chaleur inconnue. Mes blessures se referment d’elles même, les encouragement de Yusuf qui venait de mettre à mort un des plus grand soldat de Faber et le regard remplie à la fois de confiance et de crainte de mi Colomba me remplir d’une énergie qui m’avait quitté il y a bien longtemps. La même énergie qui rend capable la compagnie d’accomplir les plus grands miracles, les missions les plus risquées, les tâches que même les plus grands héros n’oserait approcher. L’énergie qui s'empara de moi me releva, j'offre une de mes rapières à mi Colomba et lui indique de suivre mes pas. Ensemble, nous surgissons dans la salle principale et prirent les derniers de nos adversaires en tenailles dans une danse mortellement macabre qui ne laissa aucune chance de survie. De l’autre côté, Norgrim fit exploser une salle dans laquelle les renforts de nos adversaires se trouvaient. Le nain dont le sourire montrait une fierté sans aucune mesure rentra dans ladite pièce en hurlant pour y massacrer tous les malheureux qui venait d’avoir la chance de survivre à l’explosion. Eanur quant à lui avait trouvé et sécurisé la diligence qui nous permettra de nous échapper, en plus d’avoir pris le temps de soigner les diverses blessures que nous avions subi. L’endroit était maintenant débarrassé de ses habitants et nous avions la certitude que la diligence était remplie de coffre contenant tout le trésor amassé par ce cher Faber.

Alors que nous nous apprêtons à monter nettoyer l’étage, une voix féminisme connue se fit entendre. Marta Kessler, dernière lieutenant encore en vie, nous menaça de faire exploser le bâtiment si nous montions la rejoindre . En échange de sa survie, elle nous donne la localisation de Faber qui devait en ce moment même rejoindre Bruno Falkenheim (Mort) dans un rendez vous tenu secret. Notre groupe accepta les conditions et commença à embarquer dans la diligence. Seul Yusuf et moi étions encore à l’intérieur. Je regardai mon camarade qui venait de sortir de son sac une pâte explosive et d’un sourire lui indiqua de régler cela sur quelques courtes minutes. 

Alors que la diligence commençait à s'éloigner de la bâtisse, nous pouvions apercevoir Marta qui de l’étage semblait heureuse de voir que nous avions tenu parole sur ses conditions.

D’un sourire partagé, Yusuf et moi ne purent s'empêcher de relâcher un petit rire quand, dans une explosion qui fit trembler le sol, le bâtiment tout entier vola en morceaux. Ainsi le dernier lieutenant de Faber venait de mourir, laissant son chef seul à la merci d’une diligence remplie de compagnons tous plus motivés les uns que les autres à enfin terminer cette croisade. Alors que j'étais occupé à remercier tout le monde pour leur excellent travail, j’entendis Yusuf murmurer seul ces mots, le regard plongé dans l’obscurité: “Soit encore un peu patient Abbas, le temps de Faber ne ce compte plus qu’en heure maintenant.”