Membres : Sigrid Tahnred (Partie), Darna Fleurd’Or, Eanur, Dav'azk (Mort), Valerian de Rivel, Dougall Mac Kerr (Parti)
En arrivant à la taverne, je préfère passer par la cour intérieure ; le cheval d’Eanur est là, et il m’ignore cordialement. Quelques personnes sont déjà là, mais le groupe n’est pas complet alors j’attends dehors… avec Colonel 538 perché dans l’arbre. Il incline la tête pour avoir des gratouilles que je lui accorde volontiers.
Quand ça s’agite à l’intérieur, je me décide péniblement à les rejoindre. Eanur, Davask, Dougall, Darna et le nouveau semblent sur le départ. J’arrive un peu tard… alors je demande un briefing rapide à Franz, qui hésite : selon lui, je ne suis “pas dans mon état” ces derniers temps. Il m’est difficile de le nier, mais je les accompagne malgré tout.
Nous devons voyager dans un rêve stabilisé par Tobias Windsträger le mage à la boussole des champions. Selon lui, les étoiles ce soir sont parf-aites !
Nous le suivons donc chez lui, où il nous installe dans une pièce avec des couchettes en cercle. Je n’ai jamais vécu ce genre de magie, et malgré l’inquiétude je m’efforce de suivre le mouvement sans rechigner. Quand les étoiles apparaissent, il nous endort et nous plonge…
…dans une jungle. Humide et étouffante. Alors que nous commençons à chasser les moustiques gigantesques qui venaient s’aglutiner autour de nous, Tobias nous adresse la parole par la pensée : nous devons trouver “la source de la magie”, quelque chose d’inhabituel dans cette forêt dense.
J’observe autour de nous, puis grimpe à un arbre plus haut pour avoir une vue d’ensemble, ce qui me permet au bout de quelques minutes d’apercevoir un grand bâtiment, à l’ouest, presque invisible dans la nuit. Pas de temps à perdre : je redescends, les préviens, et nous partons. Au lever du jour, le rêve cesse.
À peine avançons-nous qu’une salve de projectiles — des sarbacanes — nous tombe dessus. Impossible de voir les tireurs. Eanur réussit à repérer l’un d’eux : un grand lézard aux écailles de la même teinte que la forêt, et alors qu’il s’apprêtait à entamer une discussion, Davask surgit, prêt à se battre, faisant fuir la créature et ses compagnons.
Eanur explose de colère, Davask s’en fiche. On finit par repartir, pressés par le temps.
Nous atteignons enfin le bâtiment : une énorme tour cérémonielle, entourée de centaines d’Hommes-lézards et d’une sorte de lézard-dragon gigantesque. Tobias nous confirme : c’est là, c’est proche !
On ne peut pas mourir réellement, mais “mourir” dans le rêve ne doit pas être très enviable non plus. Alors pour éviter la mort autant que possible Eanur nous recouvre d’un nuage magique qui nous dissimulerait le plus longtemps possible pour qu’on puisse se rapprocher le plus possible avant de… de se faire repérer par le toutou lézard-dragon géant qui crache une gigantesque boule de feu dans notre direction.
Le chaos éclate. Dougall et Darna hurlent pour attirer les ennemis, aidés par Eanur et Valérian (je me suis souvenue de son nom) qui tenteront de les maintenir en vie le plus longtemps possible.
De mon côté, toujours dissimulée, je file entre quatre géants reptiliens qui ne remarquent même pas ma présence.
Je n’ai pas le temps : je dois atteindre l’artefact. Je cours, aussi vite que possible, malgré que les autres ne puissent pas me suivre.
J’escalade les marches de la tour et me cache entre deux niveaux. En haut, sur l’autel, l’artefact repose dans une marmite… gardée par un Homme-lézard immense, trois fois plus grand que les autres. S’il me voit, c’est fini.
Je suis à court d’options et le jour approche.
Soudain, Davask surgit sur les marches principales, hurlant à pleins poumons, attirant le danger sur lui qui d’ailleurs manque de lui arracher la tête avec un revers du droit qui m’aurait probablement découpé en deux. Il me jette un regard :
« VAS-Y ! »
Je COURS.
Je fonce jusqu’à la marmite débarrassée de son gardien et, juste avant l’aube, je soulève le couvercle.
À l’intérieur : un médaillon marqué d’un Kraken.
Vadim Tranche-Gorges est notre prochain champion.