S01 - Rencontre
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S01 - Rencontre

September 24, 2024

Faerzress s'isole quelques instants pour discuter avec elle même, face à un mur, la lumière du soleil dans son dos de manière à créer une ombre de sa taille devant elle.

Alors, récapitulons : ça fait quelques jours que je suis arrivée dans cette grande ville, il y a des golems, des elfes bizarres mais pas bizarres de la même façon que moi. Globalement tout le monde semblait assez bien s'entendre...

Mon exploration me mène à un bâtiment où il y aurait des choses à contempler et en effet, il y a un petit dragon qui fait de la musique mais sa lyre se désaccorde et fait une fausse note qui m'agace. Alors forcément je prends les choses en main, enfin mon épée en main et je tambourine sur le banc en pierre à proximité pour créer un rythme de fond et permettre de laisser un peu le temps au lézard à la lyre de se reprendre, chose qu'il fait admirablement bien. Je suis satisfaite.

Des gens laissent des pièces comme si j'étais une fontaine à souhaits mais je ne suis pas une fontaine même si Hiver s'en rapproche peut être tellement elle est pleurnicharde. Des gens viennent essayer de jouer à "attrape la queue du lézard" mais ils s'y prennent mal, il faut tirer plus fort et je fais une démonstration. Apparemment ils ne veulent plus jouer ensuite, l'un part et l'autre part avec la queue du lézard ! Les règles ne sont pourtant pas compliquées ! On ramène la queue au lézard pour qu'il puisse la manger et pondre un œuf en cadeau, c'est cet œuf là qu'il faut récupérer, pas la queue ! Et de toutes façons ce n'était pas la queue du lézard qu'ils ont attrapé mais sa bourse. Elle l'a rendue cependant quand je lui ai indiqué qu'elle s'était trompée.

Pendant ce temps, il y a un gros bleu qui s'est fait attaquer par un type dans le dos comme l'aura souligné celui à la moustache qui n'est pas un grand gnome. Je crois qu'il a dit être un "U-nain", ça ferait sens, sa barbe est un peu en forme de U.
Celui qui a attaqué avait mangé tout le gâteau du grand bonhomme et ce dernier s'est vengé en le plantant à plusieurs reprises de sa dague.
Le moustachu qui aime beaucoup trop serrer la main aux gens semble quant à lui être très rigoureux sur les règles martiales.

Je montre aux gens comment on attache des gens entre eux ; ils portent déjà des sangles sur eux, faut pas être une archifée pour voir que c'est pratique pour attacher les gens. La verte en métal (Adann) dit qu'on est des héros je crois et qu'ils ont besoin de nous mais pas ici, on ne peut pas parler là parce que ce n'est pas en privé. Alors on la suit, je tiens par la main celle que le petit géant m'a donné (il m'a dit que je pouvais la garder) tandis que ce dernier porte les deux attachés d'une seule main. Je trouve dans une bourse que j'ai récupérée à un moment un artefact magique inédit, entre la poule et le cavalier sur un cheval.

On nous amène auprès du chef de quelque chose (Borak) qui nous demande ce qu'il s'est passé. Alors on présente nos preuves : la statuette étrange et une lettre d'amour trouvée par le grand bleu. Le moustachu insiste que c'étaient des gens qui attaquaient dans le dos donc forcément ils étaient malhonnêtes.

Je n'écoutais plus trop ensuite, ça a parlé d'un autre chef qui aime les roses rouges (Jarana) et d'une licorne donc là ça m'interpelle mais apparemment il n'y a plus de licorne. Le géant bleu souligne avec sagesse le fait qu'on a faim et on va donc manger au réfectoire. 

Ce n'est pas très bon donc je ne repars pas me resservir mais heureusement le grand bleu a toujours faim aussi et s'est mis en tête d'aller chercher un goûter pour plus tard. On discute un peu à table : apparemment celui avec la licorne a tué l'ami du petit géant, le dragon musicien semble aimer les dragons et les plans et le moustachu a exactement la même histoire que moi ! Il s'est réveillé près d'un arbre dans une forêt, ses souvenirs sont troublés et il a été sur un bateau à un moment et maintenant il est ici aussi dans la même pièce.

On revient voir le chef local qui semble nous trouver efficaces et il nous dit que quelqu'un a subi une pétrification (et pas une potrification comme il avait semblé le dire) et qu'il nous faut trouver un foie de basilique. Le moustachu a l'air de bien connaître les basiliques et le petit dragon a l'air d'être un fin stratège et m'explique qu'il faut aller voir une marchande d'objets magiques et lui demander un foie de basilik. Facile.

La marchande en tenue serrée (Yue) qu'on va voir n'a pas de foie de basilique parce qu'un gnome magicien l'a acheté avant elle. Elle veut désormais le racheter pour nous le revendre et nous on accepte de l'aider à le racheter pour qu'elle nous le revende.

Lettre d'Olor

Ma chère Opale,

Cela fait à peu plus de quatre lunes que je suis parti, et me voila enfin arrivé à la grande ville de Zinda. Je ne sais pas quand tu recevras cette missive que j’ai remise à un druide itinérant. Il m’a promis qu’il passerait pas trop loin de notre village, donc j’espère qu’il ne mettra pas trop de temps.

Je viens d’arriver enfin donc dans cette ville, mais j’ai été très déçu : tout est grand ici. Pas grand comme chez nous, mais grand parce qu’ils empilent les maisons. Ils doivent avoir un complexe avec leur petite taille, que cela les pousse à chercher à atteindre le ciel. D’ailleurs la maison de leur chef est bien plus grande que celle de Papa. Il serait surement jaloux ; je suis presque triste de ne pas pouvoir le lui dire !


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Bref, c’est surtout l’odeur qui m’a le plus déplu. Pas les mêmes nuances d’humus que chez nous, d’odeur de baies fraichement coupées, de fleurs fraichement écloses. Je m’attendais à quelque chose comme chez nous mais en plus beau, ce n’est pas le cas.

Je dois quand même avouer que les construction sont bien faites, les bâtiments faits de pierre mieux alignés que par chez nous. Surement notre charpentier Bertus pourrait venir ici, au moins il pourrait apprendre à faire des portes qui ferment, ça changerait.

Je m’égare. Ce qui m’a frappé aussi immédiatement, c’est le bruit. Ici tout est vacarme, bruit assourdissant et peu mélodieux. Fini les gazouillis du matin, le bruits des feuilles qui caressent les branches sous l’effet du vent. Je ne comprends pas comment ils font pour vivre dans ce tumulte. J’ai mis au moins une semaine en m’en acclimater, mais du coup, j’ai préféré dormir avec les chevaux – eux au moins je les comprends !  

En dehors de cette première impression, je me suis mis vite à la tâche de retrouver celui que je t’avais dit avoir vu. Je sais que toi au moins tu me crois. Je devais être guidé par une bonne étoile, car, en ayant croisé un homme par hasard, je lui demandai s’il connaissait un certain Jarana. Grande a été ma surprise car l’homme semblait le connaître, et il m’a donné rendez-vous pour le lendemain. Devant tant de chance et de générosité, j’ai donné à Gérard mon dernier morceau du gâteau de Mommir. Cela m’a déchiré le cœur, mais cet homme m’avait peut-être enfin guidé vers mon but. J’avais déjà un ami en ville !

Le lendemain venu, je me dirigeai au point de rendez-vous convenu : une grande place au pied de laquelle trône un grand temple. Je trouve aussitôt un petit attroupement autour d’un kobold qui faisait de la musique accompagné d’une drôle d’elfe. Leur concert atypique finalement produisait une musique mélodieuse, enfin le premier son agréable que j’entendais depuis une semaine !

Je suis donc arrêté à distance pour écouter la mélodie. Puis je vit qu’un voleur essayait de voler sa maigre recette à ce petit kobold (enfin, non, il faut plutôt dire tout simplement « kobold » – ils sont tous petits). L’elfe a soudain bondi pour poursuivre le voleur.

Captivé par la scène, je n’avais pas vu approcher dans mon dos, Gérard, celui que je croyais mon ami, qui essayait de me poignarder. Mais c’était sans compter l’intervention d’un curieux homme à moustache exubérante, qui pour une raison que j’ignorais a décidé de me sauver. Gérard soudain cria « tous sur le firebolg ! ». Je n’ai rien compris : je ne voyais pas d’autre firebog dans les parages, et soudain je les vis, toutes petites, imperceptibles, dans sa barbe : des miettes du gâteau de Mommir ! Non seulement il voulait me tuer, mais en plus il a osé manger le gâteau que je lui avais donné en gage d’amitié. C’en était trop, j’ai eu une impulsion, un peu comme avec la licorne, j’ai dégainé ma rapière et l’achevais d’un seul coup de lame.

Très vite la scène dégénère avec un groupe de plusieurs bandits qui se mettent à se précipiter sur nous, mais sans nous concerter, le kobold, l’elfe, l’humain et moi avons fait, et repoussé cette lamentable embuscade. Nous réussîmes même à faire une prisonnière, Eleonora’, qui allait pouvoir nous expliquer les motivations de cette attaque. Nous nous sommes alors présentés mutuellement : le kobold musicien s’appelle Zavrok, l’elfe toute excitée Faerzress, et l’humain, Ernest.

A petite les présentations faites, nous nous faisons accoster par une demi orc, Adan,  qui semble faire partie des forces de l’ordre. Elle nous remercie et nous demande de la suivre dans leur caserne. Malgré mes question sur mon objectif, elle ne veut pas parler en pleine rue.

Une fois dans le bureau de son capitaine, Borak, il nous explique que ce Jarana est à la tête d’une organisation secrète, la La Rose Ecarlate – c’est bien ma veine, tomber directement sur une guilde de voleurs.

Voyant que notre groupe s’est bien débrouillé, elle nous propose une mission dont il faut s’acquitter avec discrétion. Comme c’est ma qualité première, j’accepte avec joie, surtout que cela semble m’approcher de mon objectif.

Je n’ai pas tout compris la mission, mais mes compagnons ont eu l’air eux de savoir ce qu’il fallait faire, donc je les ai suivi. Il s’agissait d’aider un alchimiste nommé Finan. Peut-être si on l’ide il nous dira où est Jarana.

Nous devons trouver un foi de basilik, mais la marchande d’objets magiques, Yue, nous dit qu’elle l’a déjà vendu à Zenek Kendal, un magicien gnome. D’ailleurs cette Yué est une grosse prétentieuse, elle se croit la plus belle et le plus forte – ils sont tous pareils ces humains. Aucune n’est aussi belle que toi. Mais je m’égare. Nous avons donc décidé d’aller chercher le foi chez ce magicien. Je ne sais pas encore si va être coopératif, mais on doit se dépêcher d’y aller, sinon on va rater le goûter.

A très bientôt, prends bien soin de toi, et occupe-toi bien s’il te plait de Mommir, tu peux lui dire tout ce que je t’écris, sauf ce qui pourrait l’inquiéter. Dis-lui juste que je fais des recherches dans les bibliothèques, elle sera moins anxieuses (oui je sais, elle ne croira jamais que je puisse tenir une demi-journée entière dans une bibliothèque, mais je ne sais pas quoi inventer – toi, tu sauras surement trouver mieux les mots que moi). Ne lui dis surtout pas, mais j'ai très peur ici...
Fais bien attention à toi, méfie-toi de
Vokor Je reviendrai dès que je pourrai prouver que cette licorne n'était pas un vrai animal et que j’aurai pu réparer mon erreur !