Astralan — aussi appelée la Flèche de l'Ouest — est la capitale du royaume d'Ascalon et la cité la plus connue de tout l'Occident, si ce n'est du monde. Merveille architecturale antique, elle abrite en son sein l'élite politique de son royaume et accueille un grand nombre de dignitaires mondiaux. Elle est aussi connue pour être le coeur névralgique du système des guildes dont elle abrite le fameux Couloir.
La renommée de la Flèche de l'Ouest est hélas, de nos jours, bien au-dessus de la réalité de la cité. Son élite, majoritairement corrompue et en proie aux tourments des castes trop privilégiées, à pratiquement chassé les petites gens de la ville pour les reléguer dans les pavillons extra-muros de cette dernière. Son faste ressemble de nos jours à une parodie de richesse où bourgeois, nobles et autres corps de premier ordre supposés s'entremêlent dans une vie sans contraintes. Les décisions politiques et commerciales sont devenues des banalités dont l'unique tâche est de faire perdurer la fortune de ce petit groupe de privilégiés.
La royauté et sa cour, entièrement corrompus par le système capitalistique en plein essor occidental, sont devenus des parodies d'eux même tant dans le fond que dans la forme. Si la cité abrite bel et bien de véritables merveilles architecturales, elle est loin d'être le pôle d'attractivité magique, moderniste et militariste qu'elle prétend être. Son passé glorieux efface, pour l'heure, ses contradictions internes mais la majorité des observateurs sérieux ont bien entendu noté son déclin.
Astralan ne peut conserver son statut que par l'immensité des richesses que possèdent ses habitants. Malheureusement, ces paresseux héritiers et héritières n'ont aujourd'hui pour eux que le parasitisme réalisé sur une classe noble décadente dont la source de revenus principale demeure la levée des impôts. Tandis que la cité s'offre tous les luxes modernistes de l'époque, sa périphérie demeure majoritairement déclassée.
Le Couloir des guildes, lui, tente de demeurer neutre mais nul ne peut ignorer que ses plus hautes instances sont elles aussi prises dans cette vie de palace et de faste que s'offrent les grands de la capitale. Ainsi donc, leurs décisions sont de plus en plus orientés par ces considérations. Le jeu politique qui se trame au coeur de la cité mortifère finissant même pas gangréner les grands principales fondateurs de ces institutions autrefois prestigieuses.
La Flèche de l'Ouest est ainsi le pinacle déformant d'un royaume au bord de l'effondrement.