L'Être
Physiquement, ces êtres présentent une apparence cadavérique avec leur peau blanche synthétique recouvrant à peine leurs os.
Leurs aptitudes ne sont guère plus développés : absence de dents, de langue ni même de cordes vocales. Leur bouche se résume à un trou dans leur visage. Leurs muscles sont atrophiés et leurs ongles se rapprochent plutôt de griffes, quoique fragiles.
Leur physionomie faible le rend très sensible à son environnement.
Au-delà de leur conscience et leur capacité à rêver, ces êtres présente une capacité remarquable : l’Assimilation.
Son Bourgeon
Les Êtres de Chair sont issus de Bourgeon, également nommé Cocon. Relié à ce dernier par un câble analogue à un cordon ombilical vissé dans leur ventre, il leur fournit nourriture et drogues.
Longue armature brunâtre entre le métallique et l’organique, ce câble aux allures de métal souple suinte de liquide divers, est entouré de vaisseaux et muscles poisseux de couleur rouge à beige et s’achève par une aiguille à son embout s’insérant dans le corps de l’Être.
Il est tout à fait possible pour l’Être de se séparer de ce câble. Cependant, l’opération laisse un trou béant dans le corps de l’Être après une succession de bruit de succion et de broyage.
Les Cocons se présentent visuellement comme des bourgeons organiques de tailles variées (laissant imaginer l’état de développement) empli de liquide amniotique, rouges, pulsants et suintant de sang. Ils possèdent des racines superficielles permettant de puiser le liquide du sol, mais elles restent peu profonde.
Ces cocons synthétiques sont personnels aux Êtres qu’ils développent en leur sein. Un cocon sera perçu comme l’extension de l’individu, ressentant les contacts comme sur sa propre peau. Il est donc impossible de voler ou s’attribuer un cocon autre que le sien.
Ouvert proprement par un relais, celui-ci est capable de produire un nouvel être à partir des ressources qu’ils pompent de ses racines. A l’inverse, l’ouvrir violemment amène à son trépas.
A l’instar d’un être végétal, le bourgeon semble posséder son propre système de défense, comparable à un système immunitaire, puisque de manière autonome il cherche à colmater toute brèche, créer un nouvel Être en cas de disparition du précédent ou simplement le soigner. Ces soins passent par l’usage de ramification s’étendant sur les parties nécrosées et d’opérations plus complexes comme l’ouverture de la cage thoracique afin d’y injecter des liquides.