Quotidien d'une vieille pute volume I
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Quotidien d'une vieille pute volume I

February 16, 2000

Avertissement aux lecteurs : Il est question dans ces écrits de plusieurs sujets sensibles qu'il est habituel de retrouver dans un univers tel que le MdT. Violence, sévices sexuels, meurtres, racisme, auto agressivité et autres atrocités peuvent être retrouvés dans ces lignes. Je ne peux que suggérer aux lecteurs sensibles et mineurs de passer leur chemin.


« Quotidien d'une vieille pute volume I ».


Nous sommes le 16 févier 2000 à Vista.


Ce matin là, comme d'habitude, Mary Sue se lève péniblement de son lit à baldaquin encore tâché des visites de la veille. L'odeur de la sueur et des humeurs séminales ecoeur jours la vieille dame dès son réveil. Pour rompre avec ces hauts le cœur, elle attrape un paquet du Gouverneur Stuyvesant, craque une allumette et fume. D'un seul geste, Mary Sue se lève de son lit. Telle une tornade elle se met à briquet sa caravane flambent neuve du sol au plafond. Une fois les draps lavés, la dame se précipite vers la sortie les bras chargés de linge désormais propre. Elle s'arrête quelques secondes devant la porte. « Bon sang cette saloperie de cheval me fout la trouille.. » Pense t'elle. N'écoutant que son courage de vieille gagneuse, Mary Sue pousse la porte de son camping-car et sort. Un hennissement se fait entendre dès lors que la vieille dame à mis un pieds sur la petite route de campagne qui se dessine devant elle. Elle se met à étendre son linge alors que les hennissements de la jument se font insistants. Ni une ni deux, elle attrape une fourche planté dans le champs juste à côté du véhicule, pique une grosse motte de foin et se dirige vers l'immense jument appaloosa. Elle dépasse une pancarte indiquant « Granje O Ekureil » et se rapproche de la clôture. Yvonne manque de renverser la clôture à plusieurs reprises et la jument ne semble pas vouloir se calmer alors que la vieille dame vient de lui servir son petit déjeuner. « Ah oui, j'oubliais.. ». Mary Sue prend le soin de longer la clôture pour se rapprocher de la grande grange en bois repeint de rouge typique des Etats-Unis. Elle y attrape un sac poubelle sentant la charogne suintant de sang, le soulève dans une brouette, et l'amène vers la jument tachetée. La bête henni de plus belle, et une fois que Mary Sue à déverser le contenu du sac plastique sur le foin, la jument se met enfin à dévorer son repas sanglant. Alors que Mary Sue se dirige de nouveau vers la grange pour ramener la brouette, elle remarque un détail dans le sac poubelle, un morceau de tissu qui devait être bleu il y a quelque temps. Sans se poser plus de questions, elle attrape la ficelle et l'extrait de la poubelle. Une culotte, affreusement tâchée mais presque intacte. Mary Sue renifle l'étoffe, semble déçue et la met dans la poche de son épais peignoir de bain frappé d'un « Four Seasons Beverly Hills ». Mary Sue démarre son camping-car et le gare à une centaine de mètres plus loin. Comme d'habitude la vieille dame abaisse les persiennes de sa maison mobile et allume une petite lumière rouge sur le tableau de bord à l'avant. A peine le temps de se passer une petite lingette pour bébé sur l'entrejambe que son premier client arrive déjà. Un vieil habitué, José, amateur de vieille mécanique et de lustrage intégrale.


Et les passes se poursuivront ainsi jusqu'au couché de soleil. Mary Sue termine sa journée sur un jeune homme blanc à la peau abîmée. Un nouveau client. Il a le regard froid, les joues creusées et conduit une vieille ford qui doit avoir autant de kilomètres au compteur que la vieille dame qu'il vient visiter. Sans dire un mot, le jeune s'assied sur une chaise dans le camping-car et baisse ses atours sur ses chevilles. Mary Sue baisse sa culotte, ne prenant pas la peine d'ôter sa jupe en jean se met à onduler de tout son corps. Quelques minutes plus tard, la dame sent enfin le jeune homme se délecter de son intérieur certes vieillot mais chaleureux. Une fois terminée, alors que Mary Sue va pour se lever le jeune homme lui intime l'ordre de ne pas bouger. Il sort une arme de sa veste et braque celle qui était son amante il y a quelques secondes.


- « Donne moi ton fric la veille. T'as du te faire un joli petit paquet aujourd'hui ».


- « Oh bon sang non, s'il vous plaît je ne suis qu'une vieille dame... ».


- « Ta gueule vieille pute ! Le pognon maintenant ou je te crève !!! ».


La dame lève les mains en l'air et se dirige doucement vers sa table de chevet, il y attrape une petite liasse de billet et la tend doucement à son ravisseur.


- «  Tenez, c'est tout ce que j'ai, oh s'il vous plaît ne me faites pas de mal, j'ai un mari, et une jument... ».


- « Ferme là vieille pu .. !' ».


Alors que le jeune homme n'a pas le temps de finir sa phrase, Mary Sue se rue sur lui à une vitesse vertigineuse. Pris d'étonnement, l'amateur de vieille dame se fait désarmer.


- « Non !! Attendez madame No.. ! ».


Un coup de feu retenti dans le camping-car et les échos de la déflagration viennent se perdre dans les arbres entourant la grange aux écureuils.


La lune se lève timidement dans le ciel froid de Vista. Mary Sue est blottie sur son lit, et dévore une émission de voiture avec en guest star David Duchovny. Elle entend la porte de son camping-car s'ouvrir, elle attrape le revolver qu'elle avait subtilisait à son client un peu plus tôt et le pointe vers la porte. Un homme, grand et bedonnant, habillé à la mode du grand ouest américain fait irruption dans la maison de la dame. A peine Mary Sue a-t-elle le temps de voir de qui il s'agit qu'elle reçoit une sévère gifle, la propulsant en dehors du lit.


- « La prochéne foi ke tu pointe un truk kome sa sur moa, tire é tu. Sinon c toi ki krévera moru ! ».


- « Oh mon Robert, comme tu m'as manqué mon amour... ».