Nous sommes le 11 mars 2000, vers 7h35
aux environs d'Oceanside.
Robert avait demandé il y a quelques nuits à Mary-Sue de traîner ses graules vers le camp Pendleton. Il ne s'était pas étendu sur le sujet comme d'habitude mais il avait exaucé un vœux auprès de sa vieille catin préférée. Il lui avait commandé une femme blanche, militaire, entre 30 et 40 ans maximum ! Mary-Sue savait ce que ça voulait dire pour elle. Elle avait tout intérêt à se bouger la croupe avant de subir le courroux de Robert. Habituellement la vieille dame ne faisait pas dans l'enlèvement de personne, surtout pas une militaire, mais elle pensait sa mission réalisable. A condition qu'elle se prépare comme il faut. Aussi la veille au soir, la soixantenaire avait fait un tour dans un de ses bars favoris à Vista. Elle s'était débrouillée pour polir la virilité d'un groupe de vieux garçons en manquent de sensations fortes pour récupérer un petit paquet de cash. Suite à ca Mary S. avait discuté avec une autre ami à elle. En échange d'une poignée de dollars elle récupéra un mélange médicamenteux dans deux seringues.
- « Fais gaffe avec ça ma vieille. Si tu injectes tout j'suis pas certaine que tu t'arrêtes de pioncer ! » avait craché Gloria la dealeuse.
- « C'est parfait.. » souria Mary Sue.
…
Ce matin du 11 mars on sent déjà l'hiver s'en aller doucement sur la côte Californienne. Mary Sue peut même se payer le luxe de traîner seins nus à côté de sa roulotte le long du littoral. Ça provoque plusieurs genres de réactions parmi les coureurs qui passent là pour leur footing matinal. La plus courante étant chez les jeunes hommes de regarder puis de sommer à la dame de couvrir sa poitrine « pour l'amour du ciel ». Mary Sue n'en a que faire, laissant profiter ces deux vieux amis des premiers rayons du soleil. Elle sent la poche de sa vieille robe de chambre vibrer. Un message de son plus grand amour vient égailler sa matinée.
« Edfknezf Ekoute moa vieill pute. Je veu la fill dont tu ma parlé avan demin soar à la granje. Ta intéré a accéléré sinon j'te feré gouté mon chlass !!! ».
Encore une fois ce bon vieux Robert se rappel à elle de la façon la plus courtoise qu'il soit. Mais Mary Sue sait de quoi il en relève. Et aux vus de la dernière salve qu'elle a pris de son amour de cow-boy, elle préfère passer à l'action. Si le client auquel elle pense réussi à lui apprendre ce qu'elle veut, elle pourra agir, ce soir. Ni une ni deux, il était temps pour la vieille catin de faire un brin de toilette et d'aller petit déjeuner. Un café, une clope et une serviette pour bébé sur l'entrejambe plus tard la petite lumière est enfin allumée dans le van de la vieille dame. Mary Sue a mis son boa des grands jours, le rose avec les plumes, celui qui fait ressortir ses pommettes. Et les clients commencent à défiler, un par un, parfois à attendre devant le camping-car qui va de droite à gauche. C'est après sa pause déjeuner que le client que Mary Sue attend arrive enfin. La vieille dame est soulagée et laisse rentrer le client dans son camping-car en lui glissant son index sous le col de son t-shirt.
« Ne dis rien mon loulou, je m'occupe de tout » chuchotta Mary Sue.
Elle indique son lit au jeune homme qui vient de rentrer avant d'aller lui chercher une bière qu'elle sort du frigo. Avant fermer la porte du réfrigérateur, elle attrape deux glaçons qu'elle place délicatement dans sa bouche. Après avoir fermé la porte, elle se rapproche du jeune homme et se met à genou. Elle enlève délicatement la braguette de son invité. Puis Mary Sue caresse sa tête sur la cuisse de son client avant de mettre en bouche la masculinité du jeune athlète. L'homme est surpris, plutôt agréablement à en juger par les râles de plaisirs qui s'échappent des fenêtres entrouvertes de l'avant du camping-car. Le plaisir dure, un long moment. Le jeune homme finit enfin par se rhabiller. Mary Sue allume une cigarette et s’assied à côté de lui dans le lit.
- « Dis moi mon mignon, tu as pu récupéré ce que je t'ai demandé ? » Demande Mary Sue.
- « Ouais ! Mais ça a pas été facile ! Le lieutenant-commandant Mackenzie est prudente et ca a pas été facile d'avoir des infos sur elle. Elle a l'habitude de courir le soir entre le camp et la plage du gladiateur, à côté d'Agra. C'est l'un des rares moment où elle n'est pas dans le camp. Mais tu sais à la base cette fille est de Kitsap je vois pas bien ce que tu peux lui vou. » Soudain le jeune homme se tait et tombe la tête la première sur le sol du camping-car. Mary Sue décroche un téléphone puis compose un numéro.
- « Yuri, c'est M.S. J'ai un gars endormi qu'il faut amener à Yvonne, tu peux venir me le chercher discrètement ? J'ai un truc à faire pour notre ami d'ici ce soir. J'aurai peut être besoin de toi. » Sans attendre la réponse Mary Sue raccroche le téléphone puis enroule le corps athlétique du jeune homme dans une couverture.
Quelques minutes plus tard un fourgon noir vient se garer à côté du camping-car, la porte latérale s'ouvre, il en sort deux malabars gantés. Sans dire un mot, ils rentrent dans le camping-car de la veille dame et emmène le jeune gars. La porte latérale du fourgon se ferme de nouveau et le véhicule démarre. Mary Sue éteint la petite lumière sur son tableau de bord et change ses vêtements. Elle décide de faire un petit peu de ménage, son petit intérieur à bien besoin d'être rangé puis elle se posera quelques instants afin d'attendre le couché de soleil, laissant le soin à son deuxième petit intérieur de se reposer lui aussi...
Le soir du 11 mars 2000, Mary Sue attend assise sur une chaise de camping à côté de son camping-car sur la plage du gladiateur. La plage est quasi vide, quelques promeneurs se baladent à une bonne centaine de mètres de la veille catin. Elle attend paisiblement, une cigarette dans une main et une photo dans l'autre. Sur cette photo prise à la volée figure une femme charmante , elle doit avoir environ 35 ans, elle est blanche, elle porte des cheveux blonds en carré et a les yeux clairs. Difficile d'évaluer la couleur exacte de ses yeux aux vus de la qualité de la photo. Mais Mary Sue sait qui elle doit arrêter. Une petite demi heure après son arrivée, la vieille dame aperçoit une femme en tenu de course arriver en courant non loin de la caravane. Elle se met à tousser. A tousser si fort qu'elle pourrait en cracher ses poumons. Elle feint de tomber à la renverse sur le sable. La femme blonde accélère la cadence et se rapproche de la vieille dame.
- « Madame ! Vous m'entendez ? Avez vous un traitement pour l'asthme ?! » questionne la belle blonde.
- « A l'intéri....eur. Dans le....... vide poche !! » Répond difficilement Mary Sue.
Sans hésiter Mackenzie s'engouffre dans la caravane et s'arrête sur le pas de la porte, elle perçoit une odeur qu'elle connaît bien, fugace certes mais bien présente. Celle du sang. Elle comprend immédiatement que quelques chose ne va pas avec cette vieille pute qui tousse la dehors, mais le temps de se retourner Mary Sue se jette sur elle et lui plante sa seringue dans l'épaule. Mackenzie se laisse difficilement faire et se débarrasse immédiatement de la seringue. Malheureusement trop tard pour elle puisqu'une grande partie du produit vient de lui être injecté. Mackenzie empoigne la vieille dame par le col et arme son poing mais sa vue commence à se troubler puis plus rien. L'obscurité la plus totale.
Un peu plus tard dans la soirée, la nouvelle invitée de la grange aux écureuils se réveille difficilement. Mackenzie peine à ouvrir ses yeux encore embués par les produits psychotropes tout récemment injectés. Elle est bâillonnée. Elle croit discerner une forme noire devant elle, cette forme à quatre pattes et empeste la chair faisandée. Puis elle reçoit un sévère coup de santiag dans les côtes. Une voix masculine à mi chemin avec le bovin s'exprime.
- « Réveil toa !!! C pa toute lé nui kon renkontr son preske nouvo papa.. ».