Après avoir laissé Alfan se reposer, la compagnie reprie sa route dans les couloirs gigantesque du château de glace. Enialis insista pour demander à Vellyne Harpell d’accompagner le groupe, sous entendant même qu’elle pourrait ouvrir la marche. Si la magicienne accepta de revenir, elle refusa catégoriquement de se mettre autant en danger, ce qui étrangement paru décevoir le moine et Hélios.
La troupe arriva à un embranchement de trois salles. Dans celle de droite, il n’y avait qu’une cuisine de géant dévastée. Dans celle au centre, un passage menait dans les profondeurs de la montagne et des statues similaires à des méphites de glaces gardaient les lieux. Il fut décidé de s’aventurer à gauche oùse trouvait une grande salle à manger. Le regard d’Alfan se posa sur une paire de défense de mammouth, seul élément d’intérêt dans cette pièce.
Un escalier dans le fond mena la troupe dans une salle de trône, toujours aussi déserte que le reste du bâtiment. Mais quand Hélios s’approcha du trône, d’imposantes stalactites se détachèrent du plafond et tombèrent sur les aventuriers qui les évitèrent de justesse… pour se rendre compte qu’il s’agissait de monstre carnassiers. Un bref combat s’en suivi, menant à la mort du cheval fantomatique d’Hélios, à un coup sur la tête pour Alfan et une mauvaise chute de cerf pour Elise, suivi de l’extermination simple et méthodique de tous les monstres présent.
Le reste de l’étage ne présenta aucun secret particulier, seulement un passage vers le toit de la tour. La compagnie onirique se vit offrir une vision sur toute l’île d’Auril, mais aussi sur un gigantesque nid en plein centre où se trouvait un gros oeuf. Le lien fut fait avec l’aigle géant aperçu lors du crash du dirigeable. S’agissait-il du nid de la monture d’Auril dont elle se servait pour faire tomber la nuit de manière précoce ?
Quoiqu’il en soit, Velynne sortit son pokédex Mr Scanth pour l’interroger. L’orbe informa qu’il s’agissait d’un oeuf de Roc, une espèce d’aigles géants doués d’une force extraordinaire. Il peuvent voler des heures sans s’arrêter et ne pondent des oeufs que très rarement. En apprenant cela, Hélios et Enialis décidèrent de le voler en l’attachant à la nouvelle monture fantomatique du nécromancien puis de repartir le plus vite possible vers les entrailles de la terre, avant que le Roc ne revienne (en ignorant les protestation d’Alfan). Il n’y avait plus qu’à espérer que les griffons au rez-de-chaussée étaient à l’abris et que le groupe pourra bien repartir avec…
La troupe rebroussa chemin jusqu’au passage gardé par les “méphites”. Pour tester, Hélios déposa une pièce d’or dans la main de chacune de ces créatures, en disant que c’était une offrande pour Auril. Rien de perceptible ne se passa. Le groupe descendit et arriva dans une très grande grotte recouverte de glace et plongée dans les ténèbres.
L’obscurité et le silence n’étaient brisés que par un énorme morse qui glissait de long en large sur cette patinoire improvisée. Craignant qu’il soit un ennemi, Enialis tenta de glisser dans son dos pour rejoindre un autre bout de la caverne… et se fit repéré aussitôt. Mais le morse cru qu’il voulait jouer avec lui et ne donna pas l’alerte. Au contraire, il se révéla être un agréable compagnon pas avare en information. Le morse se présenta sous le nom d’Ocuman et il était le gardien de cette pièce. Il pointa quatre portes en disant que druides et Vents d’hiver s’y rendaient pour réaliser les épreuves d’Auril. Cela leur donnait ensuite accès au Codycile blanc, la porte au sud. Il y avait une dernière porte au nord, mais le morse ne savait pas ce qu’il s’y trouvait. Cela attira l’attention du groupe qui s’y rendit.
Une première porte bloquait le passage, menant à une petite pièce où se trouvait une gravure de deux guerriers géants. Quand Enialis voulu ouvrir la deuxième porte, les deux gravures s’animèrent, prêtent à défendre ce qui se trouvait derrière. Hélas pour eux, ils étaient impuissant face à la magie d’Elise pour repousser les morts-vivants. Une panique les submergea et ils furent taillés en pièces sans avoir pu riposter.
Dans la pièce qui s’ouvrit, le groupe trouva un bloc de glace dans lequel se trouvait une géante congelée. Il s’agissait du sarcophage de glace de la reine Vassavikein. Hélios décida de faire fondre le sarcophage ancestrale avec quelques flammes. Etrangement, ses braises réussirent à endommager une glace aussi ancienne et compacte. Par contre, une statue dans la pièce s’anima et projeta un violent souffle de glace à son encontre. Heureusement pour lui, il s’agissait d’un mécanisme de défense unique qui ne réussi par à le tuer. Il pu prendre le temps de finir son oeuvre qui étrangement fut bien plus rapide que de dégeler le trésor du dragon. Il prit un bout du corps de la reine avec lui.
Il restait une porte au nord de la pièce, solidement verrouillée par les glaces représentant le dieu Phrym. Alfan s’arcbouta de toutes ses forces pour l’ouvrir, réussissant à la pousser avec un rugissement gutturale, aidé symboliquement par Elise. Le groupe y trouva une hache géante. Mais dès qu’Alfan posa la main dessus, celle-ci rapetissie pour s’adapter à sa taille.
Fier de sa nouvelle hache magique identifiée par Hélios (Hache du berserker +2), le guerrier tourna les talons avec ses camarades et ils s’intéressèrent aux portes des épreuves. Elise remarqua quelques membres du culte d’Auril présent dans des pièces adjacentes, mais ils s’ignorèrent mutuellement. Les quatre portes des testes présentaient les inscriptions “Cruauté”, “Endurance”, “Isolement” et “…ervation”. Enialis fit le lien avec les quatre préceptes d’Auril, et le dernier devait être “préservation”. Il fut décidé de commencer par la porte de la cruauté, afin de l’évacuer en premier, quoi que ce soit.
La trouve avança dans un long couloir, passa plusieurs portes avant de tomber sur un cercle arcanique dessiné au sol. En le touchant, toute la trouve se sentit comme aspirée dans un vortex. Leur vision se troubla, les murs tournèrent à toutes vitesses et ils se sentirent tomber dans le noir. En rouvrant les yeux, ils se virent dans un grand désert blanc. Un vent froid et mordant les fouettaient. Au sein du blizzard, ils discernèrent des tentes couvertes de neige. En s’approchant, ils découvrirent un campement de Rehegd grelotant de froid et qui les regardaient avec appréhension. La compagnie se rendit compte alors qu’au dessus de leur tête (les têtes des PJs) flottaient en suspend des sortes de flocons de neige brillant.
Ignorant la pensée désagréable et l’horreur cosmique de découvrir qu’ils ne valaient pas mieux que des Sims, les aventuriers se rendirent vers le centre du village, où on leur fit comprendre que le chef les attendaient. Celui-ci portait une imposante fourrure d’ours et se présenta sous le nom de Gunvald. Prenant la compagnie pour des émissaires venu les aider, il leur expliqua le problème : les chasseurs n’étaient toujours pas revenus et toute la tribu risquait de mourir de faim. Leur seule solution ? Tuer les vieux et les manger.
Alfan décida de reculer et se désolidarisèrent de la suite de l’épreuve. Elise fut paralysée sur place. Hélios ne compris pas, ou ne vit pas de problèmes et saisie Enialis à la main pour le motiver. Lui mettant une dague dans les doigts, il laissa le moine tuer une des premières personnes à sacrifier. Ed Warm se chargea du deuxième, rapidement et proprement. Hélios voulu s’occuper du troisième lui-même, mais il s’y prit mal et n’allait offrir qu’une agonie lente à sa victime. Elise reprit conscience de son environnement à ce moment et acheva d’un sort l’ancêtre.
Mais il restait une dernière victime à sacrifier selon Gunvald et déjà tous les compagnons de la clerc se détournaient en pensant avoir accompli l’épreuve. Mais pourtant, ils étaient toujours piégé dans cet enfer blanc. Elise se dit alors que le sacrifice devaient être complété. La gorge nouée et les larmes aux yeux, elle s’agenouilla devant la dernière victime, prenant le temps de la regarder, de remémorer son visage et de s’excuser, avant de la tuer d’un sort. Alors que le corps s’effondrait sans vie, la clerc cru entendre un “merci” s’évanouir dans le blizzard.
Une vague de vent froid souffla, balaya la scène et quand elle disparue, le groupe reprit conscience dans les couloirs souterrains du château d’Auril.