1. Journals

S52 - Embuscade !

March 20, 2026

Après d’ultimes préparatifs, la compagnie Onirique partit pour Cair-Dineval en compagnie de Vellyne Harpell et Scorp/Jantar. Enialis envoya un message à Mjenir Tormhaalt, la chaman de la tribu du cerf pour prévenir de leur destination et leur demander de l’aide pour la trouver. Cette dernière répondit que sa tribu se mettait en marche pour les retrouver, mais ajouta une mise en garde : dans une vision, elle avait vu toute la compagnie morte, tuée par les reghed du tigre.

Quand les aventuriers arrivèrent à Cair Dineval, Hélios  alla chercher Avarice, mais les membres de la secte des Epées noirs lui apprirent qu’elle était partie la veille. Elise tenta de contacter la tieffeline par un sort de message, mais elle ne reçue aucune réponse. Pourtant, ils n’avaient même pas prévus de la trahir !

A sa place, Kadroth accueillie la compagnie, mais il n’avait aucune idée d’où était l’albinos. Les aventuriers se dirent qu’elle est partie chercher libérer son père elle-même. Dans le même temps, ils remarquèrent qu’il y a moins de vie dans le château, comme si beaucoup de monde était partie avec elle. Ils reprirent leur route assez rapidement, passant au niveau de Cair-Konig sans s’arrêter.

A la fin du deuxième jour de marche, ils aperçurent au loin quelques silhouettes qui s’avèrent être les reghed de la tribu du cerf. La chaman les avait décidé de les rejoindre plutôt que d’attendre leur arrivée. Elle manifesta sa joie de trouver la compagnie encore en vie et en bonne santé.

Interrogée à ce sujet, elle expliqua sa vision : de nombreux reghed morts dans une grande pleine, comme s’ils avaient tous été éliminés en même temps. Elle a vu de l’intérieur de la glace : quelque chose était enfermé. Elle entendait des sifflements, le souffle de quelque chose qui attendait, qui respirait, et un bruit de glace qui craquait. Elle a vu un autre hiver sans fin. Des enfants pleuraient et des anciens ne parlaient plus. Même les loups ne pouvaient plus chasser. Tout le monde mourrait petit à petit. Enfin, elle a vu Auril, plus jeune, plus fine et fragile, humaine, nue et blessée, sortant de la glace. Elle semblait apeuré de quelque chose derrière elle. Elle a aussi vu une explosion, quelque chose déchirant l’ensemble du ciel, mais venu d’en dessous. Enfin, c’est la compagnie qu’elle a vu, tués par des membres de la tribu du tigre.

Les anciens disaient que lors d’un hiver très froid, la terre s’est ouverte et une femme est sortie des entrailles de la terre. Elle était différente et très froide. Les peuples Reghed ont pensé qu’elle était surnaturelle, voir divine, et petit à petit se sont mit à lui vouer un culte. Les personnes autour d’elle étaient protégés d’une certaine manière. Certains n’ont pas aimé et on voulu l’éliminer. En vain, elle était trop puissante. Les offrandes sont devenus des tribus pour survivre au froid. Toutefois, c’était il y a de nombreuses générations et siècles de ça, nul humain vivant ne pouvait s’en souvenir.

Alors que la nuit tombait et le camp finissait d’être dressé, Hélios se sent mal à l’aide et vit une sorte de globe lumineux. Cela disparu assez vite après qu’il ne l’ait remarqué. Après réflexion sur ses ouvrages arcaniques, il eut la certitude que quelqu’un utilisait un sort puisant pour l’épier. Elise pu lui confirmer la nature de ce sort et son fonctionnement puisqu’elle le connaissait bien (mais comme ils nécessitaient des compostant onéreux, elle ne pouvait pas l’utiliser aussi facilement). Il fut supposé qu’il s’agissait d’Avarice pour surveiller l’avancée du groupe.

Au vu de cette information inquiétante, le lendemain, Enialis proposa de rester en retrait de la caravane pendant environ 2 heures pour voir s’ils étaient suivi. Cependant, il ne vit personne. Le soir venu, Alfan sentit une sensation similaire à celle ressentie par Hélios, mais par la force de sa volonté et de son (mauvais) caractère, il parvint à repousser cette tentative.

Au 4ème jours, la météo était cauchemardesque, un vrai blizzard qui donnait du mal même aux Reghed. Cependant, il en fallait plus pour ébranler Ed Warm qui pu guider toute la troupe malgré les intempéries jusqu’à l’endroit identifié sur la carte comme pouvant correspondre à l’indice de Velynne. La petite troupe s’approchait de la source jaillissant du glacier et de nouveau, elle fut sauvée par les sens du rôdeur qui sentit des personnes approcher par l’est, puis le sud, et enfin par l’est. La compagnie et ses alliés étaient encerclés. Il s’agissait de membres du clan du tigre, mené par leur reine Bjornhild Solvigsdottiret son tigre en armure.

Les félins passèrent à l’attaque et la shaman du cerf cria à la compagnie d’entrer dans le glacier pendant qu’elle et ses hommes retenaient les assaillants. Cependant, la compagnie ne l’entendait pas de cette oreille et sortit les armes. Ed Warm et Enialis en abattirent plusieurs avec leurs flèches, Elise lança une boule de feu dans le tas et blessa grièvement le tigre et Hélios invoqua une petite troupe de squelettes arches qui décimèrent les rangs des tigres. Seuls quelques uns arrivèrent au contact des cerfs avant de se faire abattre à leur tour.

Mais soudain, alors que seule la reine des tigre restait debout, le temps devient de plus en plus froid et une créature avec une apparence de chouette s’avança lentement vers la compagnie. Elle fit un geste vers un des corps des reghed… et il se releva, changé, une lumière éblouissante rayonnait de son visage, dissimulant, voir remplaçant ses traits. Le cadavre était devenu un Marcheur boréal qui s’en prit aussitôt aux membres du clan du cerf, déchirant leurs corps comme du papier.

Hélios eu pour réflexe de tenter de blesser la chouette. Il sentait au plus profond de lui que cette être n’était pas une simple créature magique, mais qu’il devait s’agir de nul autre qu’Auril en personne (ou une manifestation). Ses décharges parvinrent à blesser l’être, elle pouvait saigner. Mais il n’était pas assez fort et quand jaillirent trois squelettes de géants qui se jetèrent dans la mêlée, il devint évident que la fuite était la seule option.

Velynne commença à encanter la complainte de la vierge de glace pour ouvrir le glacier alors que les squelettes de géants et les marcheurs boréals qui se relevaient sans cessent taillaient en pièce les guerriers du cerf. Alfan et Enialis résistèrent à leurs côtés pour gagner quelques secondes, mais ils durent rapidement les abandonner à leur sort, ou ils auraient partagés le même. Il ne restait plus que Mjenir, seule face à Auril, trois géants squelettes, 6 marcheurs boréals et Bjornhild. Elle joignit les mains et invoqua une magie de protection. Invisible, un champ de force s’érigea entre elle et ses adversaires. Ils tentèrent de s’avancer, mais une mystérieuse force les repoussa… sauf Bjornhild.

Un duel long et sanglant s’enclencha entre les deux femmes pendant que la compagnie Onirique récitait la complainte de la vierge de glace. Quand Ed Warm prononça la dernière strophe, le glacier craqua et se sépara en deux, formant uen ouverture tout juste assez grande pour qu’un homme puisse s’y glisser. Aussitôt ils s’engouffrèrent dedans avant qu’Auril ne trouve un moyen de passer la barrière. Hélios, qui fermait la marche avec son gardien et sa troupe squelette entendit Mjenir pousser un cri de douleur. Sans se retourner, il avança, espérant que nuls ne pourraient les suivre jusqu’ici.

La compagnie, privée à présent de ses alliés Reghed, longea les parois glacées sur plusieurs centaines de mètres. Quelques échos confus les poursuivirent, mais finalement, le silence revient, seulement brisé par le son de leurs pas et le raclement de leurs armures sur les murs de glace. Ils avancèrent environ une heure avant d’arriver dans une sorte de grotte. Scorp/Jantar eu pour la première fois l’impression vague de reconnaitre les lieux (mais si Jantar était mort dans le glacier, comment une créature avait pu transporter la sacoche servant d’ancre à son fantôme à l’extérieure ?)

Pouvant enfin souffler, Enialis insista pour qu’une minute soit respectée en mémoire de leurs alliés qui s’étaient sacrifiés pour leur permettre d’arriver ici. Après une petite prière d’Elise en leur mémoire, la clerc ouvrit la marche : un passage semblait continuer de descendre vers un ensemble de grottes et de fissures. Les murs étaient étroits, mais s’élevait jusqu’à une douzaine de mètres.

Dans un espace servant de croisement à six passages, ils trouvèrent une épave de barque en bois. Elle s’avérait finement travaillée et stylisée, loin des barques de pêches traditionnelles. De plus, elle semblait dotées de structure de toiles sur les côtés ressemblant à des nageoires. Velynne interrogea son orbe Scamp qui pu informer qu’il s’agissait du vestige d’un vaisseau volant utilisé dans les cités du Néthéril. En regardant un peu autour, la compagnie remarqua divers objets rappelant les débris trouvés dans la tour renversée.

Il y avait aussi un coffre gisant dans le navire. En l’absence de clés, Enialis tenta de le crocheter… et réussi à l’ouvrir. Le groupe trouva dedans un sac sans fond, 4 amétystes de 100 PO chacune et un anneau de bélier. Mais avant d’avoir pu répartir ces objets, leur attention fut accaparée par une étrange lueure verte qui semblait venir d’une des fissures, et qui approchait rapidement.