1. Journals

S60 - Faire rire le velours pour voir l'envers du décor

September 4, 2026

Prit d’une rage aveuglante, Lawrynce commença à se tortiller dans tous les sens et à faire mine de lancer des sorts. Ne voulant pas le laisser prendre l’initiative et elle aussi à bout de nerf, Elise déchaina les rayons ardents de Lathandre. Une vive lumière envahit la pièce, brûlant en une seconde toutes les mains rampantes sous les protestations impuissantes d’Hélios. Le cérébrum répondit en tachant d’endormir Elise par magie, mais il ignorait que la mort-vivante ne pouvait plus connaitre que le repos éternel.

Voyant qu’un combat s’enclenchait, Alfan décida de défoncer le cadre de la porte pour se glisser dans la pièce et entreprendre de déchiqueter Lawrynce de son immense hache. Au même moment, Enialis surgit de l’escalier, criant dans une langue inconnue à l’adresse de l’assistant du nécromancien. Pour seul répondre, le bocal sur pate déchaina une magie plus puissante contre Elise et Ed Warm. Un bruit assourdissant qu’eux seuls pouvaient entendre leur vrilla les tympans, si fort qu’il les empêchait de penser à quoi que ce soit d’autre. Devant cette violence, Enialis invita alors Alfan à en finir avec Lawrynce, employant un langage étonnamment châtié. Le guerrier se fit un plaisir d’accéder à sa requête et le cérébrum ne fut bientôt qu’un étrange souvenir.

Alors qu’Elise et Ed Warm reprenaient leurs esprit, l’attention du groupe se tourna vers Enialis et son étrange comportement. L’Elfe, bien qu’il ait toujours la même voix et apparence, se présenta sous le nom de Cadavix, le nécromancien maitre de cette tour. Il raconta avoir transféré sa conscience dans une pierre quand la cité s’effondra. Quand Enialis monta à l’étage pour fouiller, le magicien saisit l’occasion pour prendre le contrôle de sa psyché et posséder son corps. Tout ce qu’il souhaitait à présent, c’était retrouver sa dulcinée Evira.

Cette histoire, non contredite par les aventuriers qui avaient déjà eut affaire à Jantar, fut accueillie avec autant d’étoiles dans les yeux d’Hélios que de noirceur dans ceux d’Elise. Néanmoins, il fut décidé de jouer le jeu et de conduire Cadavix à sa bien-aimée. Le trajet retour fut fait rapidement, déjà pour arriver à temps pour retrouver Evira, mais aussi parce que Cadavix en avait assez du harcèlement de question qu’Hélios lui faisait subir.

Une fois la troupe arrivée au sommet de la tour arcanique de l’enchantement, Cadavix se jeta aux pied d’une Evira particulièrement faible, mais encore en vie. Il lui expliqua sa manière de survivre et sous-entendit assez fortement qu’ils pourraient survivre tous les deux, si elle aussi s’emparaient d’un des corps de ce groupe d’aventurier qu’il ne tenait manifestement pas en grande estime. Cependant, Evira refusa : leur monde et leur vie s’étaient effondrés avec la cité. Il n’y avait plus rien à faire que partir ensemble. Cadavix acquiesça. Après avoir transmis le passage du rituel dont il avait la charge, il demanda à la compagnie de les laisser seuls.

Quelques minutes plus tard, Enialis rejoignit ses camarades avec un mal de tête carabiné. Elise réalisa un examen approfondit pour voir s’il était encore en bonne santé et ne trouva rien d’étrange. Toutefois, entre cet événement et la fatigue de la journée qui commençait à s’installer, la troupe décida de faire une pause le temps de se reposer pleinement. La compagnie prit la route de l’observatoire de méditation où elle put monter un camp de fortune. Pendant la “nuit”, Alfan atteignit finalement une taille plafond de 5m70 pour 3.5 tonnes. Il possédait à présent les dimensions d’un vrai géant. De son côté, Ed Warm passa une nuit terrible, troublée par de nombreux cauchemars.

Le “lendemain”, la troupe décida de retourner à la tour arcanique de l’illusion pour enfin donner vie à la pièce. Après des échanges sur la manière d’adapter le scriptes, remplaçant le dragon par un géant du nom d’Alfan, les trolls par des humains et les humains part des morts-vivants squelettiques. Hélios adopta le rôle de l’antagoniste, alors qu’Elise et Enialis incarnaient les amants maudits.

La présentation fut dans l’ensemble un succès, aidée par un jeu de son et surtout de lumière alimenté par les sorts des membres de la compagnie. Le tout culmina lors du final où les deux amants devaient se déclarer enfin leur flamme… et où Enialis avoua à la place son amour pour Elise (et non pour le personnage qu’elle incarnait).

Alors que le rideau se fermait sur les deux tourtereaux enlacés, le public fantomatique s’exclama d’admiration et l’illusion d’Ajamar réapparu pour féliciter la compagnie et les informer que leur récompense se trouvait à l’étage. Avant qu’Elise n’ait réussi à bien comprendre les derniers événements, elle était tiré par ses camarades au sommet de la tour.

Là, les aventuriers trouvèrent un parchemin de sort (dragon illusoire) qui fut confié à Vellyne Harpell ainsi qu’un jeu de carte permettant de faire apparaitre des illusions de créatures qui fut confié à Enialis. Mais de formules, il n’y en avait pas la moindre trace.

Après quelques recherches, Enialis remarqua un étrange phénomène : une table vide dans cette pièce se voyait couverte de vêtement dans le reflet du miroir. enquêtant à présent sur ce phénomène, Hélios trouva une inscription griffonnée sur la montre au poignet du squelette d’Ajamar : sans reflet, le miroir s’ouvre.

Comme il était impossible d’éteindre la lumière dans laquelle la pièce baignait, Elise invita Vellyne à réalisé un sort de brume. Bien vite, un épais brouillard envahit toute la pièce. En avançant par tâtonnement en direction du miroir, la compagnie retrouva alors dans le reflet de la pièce, leur permettant de récupérer trois capes magiques sur la table basse ainsi que les instructions pour le rituel de la tour arcanique de l’illusion.

La première cape, utile au combat, fut confiée à Alfan pour le protéger d’avantage. Les deux autres, à l’intérêt purement esthétique, furent pour Elise et Enialis. En quittant les lieux, Elise remarqua que la peau d’Ed Warm était étrange, comme si sa peau se calcifiait et commençait à craqueler. Néanmoins, le rôdeur n’éprouvait aucune douleur. La clerc le laissa tranquille pour le moment, mais elle réfléchissait déjà à quelle magie pourrait aider Ed Warm si cela venait à empirer.

Après cette aventure, le groupe se dirigea vers une nouvelle tour arcanique, celle de l’évocation. L’endroit n’était pas fermé et baignait dans une lueur rougeoyante. Le rez-de-chausser était constitué d’une grande pièce en longueur où gisaient de nombreuses cages brisées, comme fracassées au sol. Les murs étaient couverts de tapisseries abimées représentant des mages lançant des sorts d’évocations ainsi que des athlètes. Le nom de Zadulus revenait souvent.

Comme Alfan était à présent trop grand pour passer par les escaliers, il laissa le reste de la compagnie monter sans lui. Quand les autres arrivèrent à l’étage, ils trouvèrent une pièce rappelant une version miniature de l’arène aux pylônes électriques. Les braséros s’activèrent quand la compagnie entra, mais rien d’autre ne surgit. Ni foudre ni sportifs pour bloquer le passage. Les aventuriers continuèrent donc jusqu’au deuxième et dernier étage.

Les compagnie trouva un couloir gardé par d’étranges créatures en forme de main spectrale. Elle bloquaient l’accès à une vitrine où de nombreux trophées étaient exposés. Alors qu’elles montraient de l’hostilité à l’approche d’Enialis, Elise eut de nouveau une idée : sortir la coupe de mithral gagnée lors du match dans le stade à l’entrée de la ville. L’effet fut très efficace : les mains s’écartèrent aussitôt, libérant le passage pour Enialis qui pu aller déposer la coupe dans la vitrine. Au passage, il y vit inscrite la cinquième phrase du rituel.

Fiers d’avoir emportés cette épreuve et de détenir à présent 6 des 8 passages du rituel, la compagnie prit la route du retour. Mais en arrivant au premier étage et passant dans le mini stade sportif, Enialis se rendit compte que la glace qui le composait venait de fondre et sa jambe commençait à s’enfoncer.