Membres : Skaldor Le Noyé (Parti), Eanur, Barrin Piedmousse (Parti), Wilhelm Sachs
Me voici reparti à consigner mes périples dans ce journal. C’est pas ce que je préfère, pour sûr, mais Lohner a raison, c’est ici que la mémoire collective de la Compagnie se trouve. Et qui sait de quoi nous pourrions bien avoir besoin pour la suite.
Enfin bref, Franz nous a réunis ce jour-là, Skaldor, Eanur, Barrin et moi, pour nous parler d’une rumeur, de Druuchii repérés dans la région. Pour creuser cette histoire, il nous a suggéré de contacter Oma Gretchen, une cheffe de gang bien connue des bas-fonds. En échange d’un service, elle pourrait nous fournir des informations utiles. En même temps, Franz voulait qu’on évalue un peu son organisation sur le terrain, qu’on arrive à cerner le personnage en somme. Il paraît que le vieux halfelin qui vient d’entrer dans la Compagnie peut faire ça, on verra bien.
J’ai fait quelques recherches sur la vieille Gretchen, surtout qu’elle est bien connue, par là où je vis. Oma recrute beaucoup d’enfants des rues, principalement des orphelins, ses petits « oisillons » . Par ailleurs, les rumeurs autour d’elle ne sont pas rassurantes : des disparitions inquiétantes, et pire si ses victimes parviennent à revenir … Une chose est claire, ne surtout pas baisser la garde avec Oma Gretchen.
Nous voilà partis pour trouver Oma. Elle se trouve dans une caverne sous le Teufel, un lieu humide, sous le niveau de l’eau, bref un repaire de bandits. L’ambiance était… étrangement colorée : des bandits qui buvaient et fumaient, une odeur de soufre dans l’air. En entrant, on repère un type qui se fait appeler Aldo Gretchen, il a pas l’air très fin, et il ressemble beaucoup à Oma, ça pourrait bien être son fils.
Oma ne perd pas de temps, et engage la discussion : Si on veut ses infos sur les Druuchii, il faut d’abord retrouver Léon, un garçon de dix ans qui a disparu depuis une semaine, un de ses oisillons. Mais au moins elle nous paye pour ça.
J’essaie marchander un paiement plus élevé, pour renflouer les caisses de la Compagnie. Mais rien n’y fait, elle reste sur son prix initial. Selon elle, Léon aurait pu être enlevé par un gang rival, ou pire. Aldo va nous emmener à un groupe de gamins, les derniers à avoir vu Léon, ses amis gosses des rues, enfin si on peut ça appeler des amis …
Nous voilà dans le quartier pauvre, là où Aldo nous assure que les enfants se trouvent.
Les gamins, La bande d'Harald sont méfiants et le seul qu’on aperçoit prend la fuite à notre approche. Après une poursuite à travers les ruelles, on a réussi à en voir un. Skaldor lui fait miroiter une couronne d’or, histoire de délier la langue de l’enfant.
Voilà ce qu’on a appris :
Léon travaillait seul, ce qui est inhabituel pour des enfants de son âge.
Il avait l’habitude de faire ses journées dans le quartier des libraires, le quartier riche de la ville.
Il semblait attirer l’attention : malgré son jeune âge, il rapportait pas mal d’argent, bien plus que les autres. Peut-être qu’un adulte l’a remarqué et manipulé.
Par chance, ce gamin nous assure qu’il connaît un homme que Léon avait l’habitude de rencontrer dans le quartier des arts et des libraires. On lui demande alors de nous guider vers cet homme mystérieux, sans doute le dernier a avoir vu Léon.
On retrouve l’homme indiqué par le gosse des rues dans le quartier des Arts le Kunstviertel (Quartier des Artisans), sur Albertstrasse. Nous essayons d’être un tant soit peu discrets, mais malheureusement, notre nous repère et se met à courir à travers les rues. Chacun sa stratégie, j’arrive finalement à coincer le gars au fond d’une ruelle.
Sous pression, il a fini par cracher le morceau : l’homme s’appelle Bernard, il ne connaît pas Léon personnellement, mais on l’a payé 25 couronnes d’or pour livrer un enfant ligoté dans une auberge du coin. Pas de questions posées sur la destinée de ces enfants, pas de remords. Ce mec est juste un sale type qui aime les pièces d’or plus que sa conscience
Ça sent mauvais pour Léon, mais on moins, on a une piste solide, donc on force notre nouvel ami à nous mener vers cette sinistre auberge.
L’endroit était miteux, mais il cachait quelque chose de bien plus sinistre. Cette auberge ne fonctionne plus comme auberge depuis un moment. En tout cas, elle n’éveille pas les soupçons, pas étonnant que ceux qui organisent cet échange sinistre se soient terrés ici. On explore le rez-de-chaussée de l’auberge, jusqu’à trouver une première trappe qui mène à un sous-sol. Là, on fouille, en cherchant une porte dissimulée par exemple. Bernard nous indique qu’il récupère habituellement sa paie au rez-de-chaussée, dans un tonneau. Ce monstre s’adonne à ce sombre marché régulièrement donc, ce type me dégoûte complètement, j’ai juste envie de lui écraser le crâne au nom de Sigmar. Peu après, on découvre une autre trappe dissimulée, qui ouvrait sur un réseau de couloirs secrets.
Skaldor récupère un fragment de malepierre, l’ambiance devient tout d’un coup un peu plus tendue. Là, au détour d’un couloir, on tombe sur un véritable cauchemar : une dizaine d’enfants zombifiés. Par Sigmar, mais dans quel enfer sommes nous tombés ? Bernard, que l’on avait envoyé en première ligne (il méritait bien ça), se fait dévorer vivant. On en profite pour faire une retraite tactique hors du couloir étroit dans lequel nous étions.
Ce qui semblait être un combat gagné d’avance se révélait être plus compliqué que prévu finalement. Après quelques déconvenues et malchances, notre vieil ami Bernard se retrouve réanimé en zombie, et bien plus coriace que dans sa vie d’avant.
On arrive de justesse à éliminer les enfants zombies, notamment grâce à des petits pigeons que Barrin a invoquer pour distraire certains de ces enfants. On fouille encore le sous-sol, et on tombe sur un laboratoire de nécromancie. Il y aurait donc un nécromancien en ville ? Cette journée ne fait que s’empirer, j’ai l’impression. En sortant, Skaldor insiste pour brûler cette maison démoniaque. Je ne partage pas son avis, mais je le laisse s’exécuter.
On rentre à Ubersreik, la mine déconfite, certes nous savons ce qu’il est advenu de Léon, mais nous n’avons pas réussi à le sauver, et de plus, nous savons qu’il y a désormais un nécromancien qui rôde en ville. Nous rendons visite à Oma Gretchen, pour lui faire un compte-rendu de la situation, elle s’inquiète aussi par rapport au nécromancien. Néanmoins, elle tient sa parole, nous paie, et nous promet de contacter Franz dès qu’elle en saura plus sur la rumeur autour de ces elfes noirs. Je rentre à la péniche pour écrire les lignes que vous lisez en ce moment même, sans vraiment pouvoir oublier l’horreur de ces enfants vendus puis torturés par un nécromancien sous nos pieds …