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(S01/Ep004) Un colis gênant

November 19, 2024
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Membres : Skaldor Le Noyé (Parti), Thulkan Arawynn, Hans Dieter, Galilaan (Parti)

Entrée du 15 Marktag

A peine de retour à la compagnie de l’eau noire que je manque déjà de me faire tuer. Je dois m’y attendre. Le travail de mercenaire n’est jamais sûr, et encore moins dans ma condition.

Cette fois-ci pourtant je m’attendais à une mission simple: rencontrer un “client” pour un service à rendre dans la journée. Rien de bien méchant sûrement.

Federico Paccelini était son nom, à retrouver dans un bar miteux d’Ubersreik. J’aurai dû être étonné de trouver un Tiléen dans le coin mais ma compagnie étant composée d’un Dawi et deux elfes, cela devait être nous les plus étranges.

La mission était simple sur le papier: exfiltré un gars hors de la ville, à retrouver sur les docks. Aucune idée de pourquoi il était recherché où même par qui. Ce sudier tient à ses informations autant qu’à son or. On sait juste que cet homme répond au doux nom de Giuseppe.

Les docks sont presque déserts mais l’endroit est vaste. Le trouver s’avère compliqué. Un des Asurs, Galilaan, se propose d’observer par les toits pour gagner du temps. Si la grâce des elfes est un concept commun, je ne l’ai pas vu ce soir-là. Il grimpe avec autant d’agilité qu’un orque ivre.

Alors qu’on attendait son signal, une esquif s’est approchée. Rien de bien hors du commun dans un dock, si ce n’est le montant d’hommes armés qui étaient dessus. Pas besoin d’un génie pour comprendre qu’ils étaient là pour le même homme que nous. L’autre elfe, Thulkan, me précise que ce sont des hommes de Charlotte Von Bessemer, les nouveaux caïd locaux. Comme quoi rien ne change jamais vraiment. 

Thulkan a trouvé la cible mais on manque de temps. Je prends à charge de leur en donner. Je me dirige dans une ruelle opposée et j’arme mon mousquet. La pluie tombe dru et j’ai du mal distinguer les silhouette qui s’approchent de plus en plus de l’entrepôt où se trouvent mes compagnons. Trop près. Je tire dans leur direction pour avoir leur attention. C’est chose faite et une douzaine d’homme se ruent sur ma position. Même si l’obscurité et la pluie aident à me dissimuler, cela mouille ma poudre et m’empêche de recharger. Je suis sans défense et je manque de temps.

Par chance je trouve une bouche d'égout et me jette dedans. Mais je ne suis pas seul. Je crois distinguer mes compagnons dans la pénombre. Et ces derniers décident de m’attaquer ! Thulkan, trois fois maudit soit-il, me jette un sort qui me projette trois bon mètres en arrière. Je n’aime pas les mages, et voilà une raison de plus de les haïr ! Cet idiot m’a pris pour un de nos poursuivants. Le dawi par contre m’a soigné. On peut toujours avoir confiance avec les nains.

On continue notre course dans les égouts mais c’est peine perdue. Ils sont plus nombreux et connaissent sûrement les lieux. Galilaan nous sauve la vie en trouvant un passage à travers le mur. Une vieille grotte scellée apparemment, pleine de champignons brillants. L’elfe est sur ses gardes en voyant des restes d’humains et d’animaux épars, mais le temps manque ! Il faut courir ! 

Droit dans l’antre de la bête. Une araignée gigantesque nous barre la route. En me retournant pour faire demi tour, une balle me manque de peu. Il va falloir passer au travers. Je me mets face à la bête pour laisser mes compagnons passer, usant de ma baïonnette pour la faire reculer. Celle-ci envoie valdinguer mon arme comme si c’était une allumette. Sans défense, encore. Le mage à fait quelque chose que l’araignée n’a pas aimée, nous laissant le temps de nous échapper. Alors que je me tourne pour le remercier, je remarque son teint pâle. Non seulement la créature l’a blessé, mais il a respiré trop longtemps les effluves toxique de ces champignons qui nous entourent. Je l’attrape ainsi que mon fusil et nous nous enfonçons dans la caverne, poursuivis par les hommes de Von Bessemer qui ne vont pas tarder à faire une jolie rencontre.

La caverne débouche en plein dans le quartier nain ! Ce devait être ici que l’araignée capture ses proies. Après avoir grassement payé les gardes pour nous laisser passer sans poser de questions (Et ils en avaient, en voyant des crasseux puants ainsi qu’un elfe à moitié mort  sortir de nulle part), nous nous dirigeons au point de rendez-vous où une escorte attend Giuseppe. Il n’a pas voulu nous dire l’information qu’il transportait, mais ce sera sûrement un coup dur pour les Von Bessemer.