Membres : Hilde Weitz, Dougall Mac Kerr (Parti), Yusuf Neb-Seni, Ikvaar Barazhunk
C’était au cours de cette journée aux airs presque printaniers que nous nous sommes tous retrouvés à la taverne afin de pouvoir partager une chope en l’honneur de notre camarade tombé au combat dans des circonstances bien troubles.
Contrairement au temps, nos mines se faisaient sombres et soucieuses. Malgré les nombreux problèmes, notamment une histoire de gobelins rapportée par Dougall, une histoire d’obscure vengeance pour Yusuf et la transmission d’une ultime lettre de notre regretté Skaldor à transmettre au Karak Azgaraz pour Hilde, le plus grave de tous a été lorsque Franz nous a avertit que nous étions attendus par le Monseigneur Templier Hoffmann (Mort) pour accomplir une sale besogne en son nom, encore une fois…
Franz nous a quand même prévenu que de son côté, il avait effectué ses propres recherches sur Hoffman et ses motivations. Il semblerait donc qu'il fasse partie d’une branche radicalisée de l'église de Sigmar nommée la Weltschmerz (Inactif) pour qui la fin justifie toujours les moyens. Et bien que notre homme semble être un grand ponte de cette ordre, il ne serait pas pertinent de le faire disparaître comme cela pourrait arriver dans une ville telle que Ubersreik, cela reviendrait à juste couper une tête à l’hydre que représente cette organisation.
Il faudrait donc faire en sorte de le court-circuiter, et le faire discrètement et rapidement si nous tenons à notre tête…
Cependant, et pour revenir à des préoccupations plus immédiates, nous nous doutions tous de ce qu’allait nous demander Hoffman. On devait assassiner le Sergent Weinwurm, un des derniers membres honnêtes et intègres de la garde. Nous nous sommes tous rapidement accordés sur le fait que c’était inadmissible. Il nous est donc revenu la charge de trouver une solution toute aussi discrète qu’efficace pour épargner la vie du pauvre homme et donner le change auprès de notre commanditaire.
C’était donc contrit et contraint que nous nous sommes rendus à l'église de Sigmar pour prendre nos ordres.
À l’intérieur se trouvait notre homme ainsi que sa garde, mais aussi un scribe affairé à prendre des notes d’un livre de cuisine « le guide culinaire d’Ubersreik ».
Sans surprise, Hoffman nous a expliqué notre tâche, tuer un gentilhomme qui s'était, semble-t-il, fourvoyé et qui devait apparemment rencontrer son créateur, pour le bien de l'église.
Il ne nous a pas non plus épargné, bien sûr, son sempiternel sermon d’homme de foi.
Et alors qu'il essayait de prendre Hilde à parti au cours de la discussion en essayant de sonder la loyauté qu'elle portait à l'église, il finit par comprendre que l’argent, plus que le bien commun motivait nos actes.
Ce fut donc sans négociation que nous nous sommes mis d'accord sur la rondelette somme de 300 Couronnes d’or pour la vie du sergent.
Lors du trajet retour vers la taverne, alors que nous commencions à échanger un plan pour épargner discrètement la vie de Weinwurm, nous nous sommes aperçus de la présence d'Henrietta Rosenlicht (Morte), la sœur de Magnus et suppôt de Hoffman, sur nos talons.
Nous avons attendu d’être à l’abri de la taverne de la Lune Rouge pour réfléchir à notre plan qui se devait se dérouler en 4 étapes :
-Convaincre la capitaine de la garde, Inge Taschner, grâce à Hilde que le sergent était en danger, que nous étions ici pour l’aider à s’échapper ( ne jouissant pas d’une grande réputation auprès du sergent, et de la garde de manière générale, et connaissant l’individu, il aurait été ardu de le convaincre sans l’aide de son supérieur direct)
-Trouver un corps que nous pourrions faire passer pour le sergent.
-Convaincre le sergent de nous suivre, récupérer une preuve de sa mort et mettre le cadavre du faux sergent en place
-Évacuer le sergent de manière aussi discrète que possible jusqu'en dehors de la ville et le confier à des personnes de confiance indiquées par Franz pour le mettre en sécurité loin de la ville.
C'était toutefois très risqué mais cela semblait être notre seule option pour garder nos têtes et épargner le sergent.
A peine notre plan terminé, Henrietta a fait irruption dans la taverne accompagnée de chevaliers de Sigmar fidèles à Hoffmann. Elle nous a annoncé qu'elle était là pour nous porter assistance dans notre forfait et que malgré notre relative soumission au Haut Templier, elle n'avait pour nous que de la méfiance.
Malgré notre stupeur, nous avons réussi à donner le change et à la congédier en lui assurant que nous ferions appel à elle si le besoin s’en faisait sentir.
Elle est repartie donc tout aussi méfiante qu’à son arrivée.
Cette mission, en plus d'être risquée, allait se faire sous haute surveillance donc…
C’est donc grâce à Hilde et en prétextant un entretien pour lui parler des gobelins pillant les campagnes que nous avons pu nous entretenir avec la capitaine Taschner.
Une fois sûrs que nous étions en privée, grâce à la vigilance à toute épreuve de Yusuf, nous avons expliqué à la capitaine nos réelles intentions.
Effarée, elle a rapidement compris les enjeux et a consenti à nous aider en nous écrivant une lettre destinée à Weinwurm qui lui expliquait la situation, en lui demandant de nous suivre jusqu'à ce qu'il soit en sécurité.
Nous avons aussi pu lui demander une copie de toutes les enquêtes sur lesquelles travaillait le sergent afin de voir si ce dernier avait pu trouver quoi que ce soit sur Hoffman qui aurait pu justifier sa disparition.
Elle nous parla donc de l’entrepôt appartenant à Jorik Le Prophête (Mort) de l’affaire du Taube Essen, de celle des chiffres jaunes et de celle de l’explosion d’un manoir, à creuser donc…
Elle nous a finalement indiqué que le sergent se était en mission dans les égouts de Dawihafenpour une enquête.
Nous devions donc trouver un corps grâce à Dougall et ses connaissances au sein de la La Cage de Fer une arène clandestine des égouts du Dawihafen puis évacuer le sergent sans sortir des égouts, grâce à un tunnel permettant de passer sous le mur d’enceinte, pour qu’il soit récupéré par le contact de Franz en dehors de la ville. Cela nous semblait bien plus aisée que de lui faire traverser la ville pour le faire disparaître. De plus, nous disposions déjà d’un plan des égouts qui nous faciliterait grandement la tâche.
En possession de la lettre de la capitaine, nous avons repris la route en direction du Le Skaven Crevé pour passer à la deuxième étape de notre plan.
Une fois arrivés à la cage de fer et après avoir distancé nos éventuels poursuivants, Dougall nous a rapidement dégoté un cadavre à la corpulence similaire à celle du sergent auprès d’une naine dénommée . Nous avons fini par rejoindre Weinwurm qui menait son enquête dans les souterrains, chargés de notre macabre butin.
Après quelques minutes de marche, nous avons pu retrouver l’endroit indiqué par la capitaine de la garde et, comme promis, le sergent y était déjà, tout affairé à mener son enquête au-dessus du corps d’une pauvre dame coupée en deux et à moitié mâchonnée de toute part. Une inscription jaune stipulant 7/62-89/7 se trouvait à côté de la dépouille.
Quelle n’a pas été la surprise de Weinwurm à notre vue et alors que sa main se portait sur son arme, tout méfiant qu'il était, Hilde a pris la parole en lui tendant la lettre. Après avoir lu la lettre de la capitaine, qu'il a finalement compris les réels enjeux de la situation. Malgré quelques protestations, il s’est plié aux exigences de sa supérieure et a consenti à suivre nos directives.
Après avoir mis le cadavre au sol, équipé des atours du sergent, percé d’un coup de fusil et incendié, que nous nous sommes remis en marche pour faire sortir le pauvre homme de la ville.
Encore une fois, le trajet s’est déroulé sans encombres et nous avons pu rapidement confie Weinwurm aux bons soins de la personne qui le ferait sortir de la ville. Cette dernière s’appelait , une garde des Von Bessemer d’après Dougall.
Suite à des adieux fugaces au cours desquels nous avons promis au sergent de continuer à mener son enquête sur une potentielle horde de zombies rodant dans les égouts de Dawihafen, nous nous sommes séparés en espérant avoir réussi à lui sauver la vie.
Sur le trajet retour vers la cathédrale (toujours via les souterrains), nous avons pu observer à de multiples reprises la même inscription 7/62-89/7 notée sur les murs des égouts de toute la ville, à l’exception des souterrains sous le quartier du Bastion.
De plus, après une rapide discussion sur la prochaine élection, il semblait évident que malgré le soutien des pauvres et des victimes de la sanglante qui risquaient de se ranger du côté de Hoffman, il ne remporterait pas les suffrages et les Von Bessemer resteraient au pouvoir.
Une fois nos allégations politiques terminées, nous nous sommes retrouvés devant le Temple de Sigmar, qui semblait encore plus encombré de militaires que d'habitude. Il y avait un certain et la fameuse Henrietta Rosenlicht, encore...
C'était dans une ambiance exécrablement tendue, de suspicion et de rancœur que nous récupérions l'argent de notre forfait.
Les menaces fusaient de la part de Hoffman et cette fois, elles concernaient toute la compagnie… Cependant il ne semblait pas avoir la moindre preuve de notre stratagème.
Finalement, les poches remplies de cet argent si salement gagné, nous avons enfin pu regagner la taverne pour faire notre compte rendu à Franz et nous reposer, après cette mission réussie.