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(S01/Ep055) Sous la neige, le chaos

March 25, 2025
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Membres : Hakim Al Irfan, Darna Fleurd’Or, Tasaria la Valselame, Thulkan Arawynn

Voilà maintenant quelques jours que Monseigneur Templier Hoffmann (Mort) et ses sbires avaient abandonné leur quartier général, désertant leur église du Le Bastion (Quartier des Temples) probablement partis lécher leurs plaies en attendant de ressurgir quelque part…

Pour autant, l’influence des extrémistes n’avait pas disparu. Et si les bûchers étaient heureusement moins nombreux, et les prêtres du Weltschmerz (Inactif) plus discrets, les candidats soutenus par Hoffmann étaient eux toujours en lice.

La bonne nouvelle, c’est que quelques oasis restaient accueillantes. C’était notamment le cas du camp Strigany, toujours implanté en périphérie d’Ubersreik, et de sa communauté si chaleureuse.

Du côté des docks, les gangs du Teübrucke (Docks)restaient pour le moment assez discrets, et c’est justement pour trouver une opposition un peu plus vindicative à Klara Volgeim (Mort) qu’Eanur s’était rendu au Bras du Débardeur, afin d’y rencontrer Yao. Ce docker d’origine cathayenne, visiblement déjà connu de la Compagnie par le passé, était l’un des rares à savoir contacter Catalina Orteval. La jeune femme, ancienne ouvrière d’une des principales manufactures des docks engagée dans la lutte des travailleurs, semblait effectivement une potentielle candidate toute désignée pour faire face à Klara Volgeim, ex-contremaître pour Bernard de l’Arnoult.

Peu enchanté par l’idée de voir Catalina se présenter et devenir une cible en pleine guerre ouverte entre Hoffmann et les Von Bessemer, Yao mit rapidement un terme à sa discussion avec Eanur. Il accepta cependant de transmettre l’idée à Catalina, arguant qu’elle saurait nous faire connaître ses intentions le cas échéant. Affaire à suivre, donc…

 Par les contacts de Darna, des nouvelles plus inquiétantes nous parvenaient des royaumes nains. Karak Azgaraz, la forteresse surplombant le Col de la Dame Grise, était totalement assiégée. Déjà régulièrement aux prises avec des invasions de peaux-vertes, les rangers menés par Grundal Barbe de Cendres faisaient désormais face à une véritable armée de gobelins, menés par l’infâme Zogrek Oeil Noir, un chaman gobelin.

Darna nous indiqua  que les membres de son clan avaient déjà été confrontés à celui-ci, et que leur combat avait été compliqué par un artéfact, avantage crucial du chef gobelin : celui-ci ne se séparait plus d’une relique, probablement volée dans un temple de Shallya, qui refermait continuellement les blessures de ses cohortes de guerriers.

D’après les recherches de Franz, Zogrek aurait survécu à une tentative d’assassinat par un chaman, et se croirait désormais investi d’une mission. Entouré d’une garde d’élite, mieux armée et chevauchant les meilleurs loups, le chaman ne semble reculer devant rien.

Grâce aux talents de Thulkan, il nous a été possible de soustraire quelques renseignements à la tête de Grishna Sang de Pierre, ramenée à la taverne après une mission aux côtés des rangers nains. Je vous épargnerai le florilège de grognements qui entrecoupaient la voix grinçante de la créature, mais les principaux passages se résumeraient ainsi :

“Zogrek… plus fort”

“Zogrek partout !”

“Zogrek a vision ! Grand royaume pour gobelins, beaucoup champignons ! Pour tout prendre, et un jour… La marée verte ! la WAAAGH !”

“Quand Zogrek aura pris petit royaume des Barbes [Karak Azgaraz], Zogrek sera reconnu comme plus fort ! Alors la WAAAGH viendra”. [Les tribus gobelines se rallieront]

“Il peut faire voire des choses qui n’existent pas, démanger jusqu’au sang, tousser très fort”

[Brume hallucinatoire ? Spores de champignons ?]

“La relique ! Cadeau de l’homme aux cheveux d’argent” [Probablement Vilhatten]

Tout cela ne présageait rien de bon, et il était évident que la forteresse de Karak Azgaraz était au centre de nombreux enjeux, et ne devait tomber sous aucun prétexte.

Afin de rallier au plus tôt les rangers nains, nous avons choisi de nous mettre en route vers l’auberge de la Croix d’Argent, au plus près du Col de la Dame Grise. Durant notre ascension, déjà fastidieuse en raison de la poudreuse épaisse et du vent glacial, un groupe de patrouilleurs nous mit en garde : selon leur dernière reconnaissance, les gobelins grouillaient déjà aux environs du col par milliers.

Alors que le soleil commençait à décliner, ses rayons se perdant dans les forêts de résineux couverts de neige, ce furent les yeux perçants d’Eanur qui décelèrent, sur un promontoire rocheux et dans quelques arbres alentours, une escouade de gobelins embusqués.

Ne pouvant poursuivre sur la route sans risquer de nous faire cribler de vilaines flèches gobelines, nous décidâmes d’établir un campement en aval, hors de la vue directe de nos assaillants, les dernières lueurs du jour faiblissant nous offrant un alibi crédible.

Tandis que nous nous répartissions autour du campement improvisé, seule Darna resta en évidence près du feu de camp. Mais les infâmes gobelins avaient bien pour projet de nous embusquer dans tous les cas, et se rapprochaient par les bois en tentant d’utiliser les surplombs qui leur offriraient une vue sur la route et le campement.

Tandis que Tasaria faisait des merveilles avec son étoile de lancer, les premières flèches furent décochées vers Darna, et les épéistes gobelins commençaient à dévaler les pentes pour se frotter à ses amples mouvements de marteau. Du côté de Thulkan et Eanur, le terrain difficile et l’agressivité des gobelins commençaient à affaiblir nos chances de victoire. Thulkan, tout comme moi, semblait avoir bien des difficultés à contrôler et contenir une magie fort récalcitrante, et nous avions la plus grande peine à assister nos camarades.

Alors qu’un monstrueux squig, créature auxquelles les illustrations de mes lectures ne rendaient clairement pas justice, s’élançait face à Darna (toujours entourée de gobelins) dans le défilé, je tentai le tout pour le tout et essayai par télékinésie d’extraire notre fière camarade naine de cette mêlée défavorable. L’échappatoire aurait pu fonctionner si le squig, dans un bondissement qui me laissa sans voix, n’avait pas gobé Darna en plein vol !

Parvenant à localiser la masse métallique de son marteau à travers la créature, je parvins finalement à extraire l’arme de la gueule du monstre, suivie de Darna toujours fermement accrochée à son glorieux aplatissoir.

Tandis que la situation semblait stabilisée avec les gobelins en déroute et le squig lancé à leurs trousses, Eanur eut besoin de soins urgents, et son salut lui vint probablement d’un parchemin rédigé en Eltharin, sans oublier les soins prodigués par Thulkan et les prières à Valaya. 

Note à moi-même : Au vu des risques que nous prenions déjà et de ce qui semble nous attendre, il serait temps que je me penche sur une formule alchimique pour faire face à ces urgences…

Quoi qu’il en soit, avec une telle faune dans les environs et la nuit désormais tombée, il apparaissait impensable de s’aventurer plus avant. Espérons qu’une expédition mieux préparée parviendra à rejoindre les rangers avant que la situation se dégrade encore !