Membres : Ikvaar Barazhunk, Norgrim Barazhunk, Dougall Mac Kerr (Parti)
Ce fut par cette morne matinée, que, déjà préoccupé par le futur duel qui aurait inévitablement lieu entre Norgrim (donc par extension, avec moi) et le champion du clan nain de Duram Forgépine, je me rendais à la Lune Rouge faire mon rapport sur mes recherches de la veille au sujet de Vilhatten.
Mais les choses se dégradèrent encore plus… Alors que j'étais presque arrivé à la taverne pour rejoindre mon frère et Dougall, je fus dépassé par un carrosse, rien de bien anormal me direz-vous, mais tout prit une tournure bien moins anodine lorsque mes yeux se posèrent sur le blason qu’arborait ce carrosse.
Un lys d'argent traversé par une épée rouge. Mais le plus fâcheux, s’était la personne qui occupait le véhicule. Bien qu'incapable de remettre un nom sur le noble et sur son héraldique, je fus en revanche bien en mesure de me rappeler de l'endroit où je les avais vus car jamais, Ô grand jamais, je ne serais en mesure d'oublier cette journée, celle de l'attaque de notre Karak à mon frère et moi.
Une journée qui avait vu tant de guerriers nains si valeureux périr de la main des hordes immondes du chaos, celle qui avait vu la mort du frère de Norgrim, tombé au champ d'honneur en défendant notre bastion, notre foyer, de la corruption et de la souillure.
Ce jour-là, alors que tout semblait perdu et que le désespoir gagnait les rangs, un guerrier du chaos se tenait devant moi et, alors que notre combat faisait rage, son masque tomba, révélant un visage humain aux yeux gris et fourbes. Jamais je ne pourrais oublier ce visage, et le voilà qui resurgissait de mes plus sombres souvenirs pour revenir me hanter dans cette ville !
Alors que j'élevais mon arme, à la stupeur de tous les passants présents, le carrosse sortit de mon champ de vision…
Il me faut tirer cette histoire au clair au plus vite, car si les cultistes du chaos sont bel et bien présents dans cette ville, les choses risquent de mal tourner très rapidement.
Je rejoignit donc enfin la taverne où j’y retrouvai Dougall et Norgrim, et bien que perturbé par ce que je venais de vivre, je préférai ne pas affoler tout le monde et ne laissai rien paraître devant mes compagnons.
Dougall quand à lui nous raconta les mésaventures que lui aussi venait de vivre. Juste devant la taverne, il avait été attaqué par une femme se prénommant , la femme d'un certain Cormach, et bien que leur rencontre ait plutôt mal commencé, ils ont réussi à discuter un peu.
Elle cherchait à retrouver notre cher Dougall suite aux questions que ce dernier posait sur elle .
Il lui apprit qu'il ne s'intéressait pas à elle mais plutôt à son mari, le fameux Cormach, un grand guerrier paraît-il.
Bref, toujours est-il que suite à cela, ils repartirent de leur côté et Dougall vint boire des coups avec nous.
Après tout ces événements et quelques chopes, je demandai à Franz si le blason que j'avais vu plus tôt lui disait quelque chose, mais malheureusement ce ne fut pas le cas.
Cependant, il me promit de poser la question à quelques nobles qu'il devait rencontrer dans la matinée.
Mettant à profit ce temps libre, je quittai Dougall et Norgrim pour me rendre à la bibliothèque mais malgré tous mes efforts, je ne découvris rien dans les registres impériaux , l'absence d'information en est une en soi, ce n'était donc pas une famille impériale.
Information confirmée par Franz après mon retour à l'auberge, il s'agirait donc d'une famille bretonnienne.
Il nous fallait donc nous rendre auprès du consulat bretonnien pour réussir à lever le mystère sur ce blason.
Nous nous sommes donc directement rendue chez un certain Rolland de Levier (Mort)
Ce ne fut qu'en arrivant au pied du manoir que Norgrim eut une épiphanie. Il était déjà venu et avait combattu des cultistes ici avec l'aide de la compagnie. Le manoir était donc bien connu de nos services, voilà qui simplifierait nos affaires. Ce fut donc avec une extrême prudence que nous pénétrâmes dans cette bâtisse vraisemblablement aussi sombre que vide.
Quelle ne fut pas ma stupeur lorsque, au cours de notre progression, mes yeux se posèrent sur un tableau représentant le noble bretonnien. C'était lui, cet homme que j'avais vu ce jour-là, celui qui avait attaqué notre Karak, c'était bien ce Derengak-Bezaz que nous cherchions depuis le début !
Connaissant déjà les lieux, Norgrim ouvrit la marche et nous mena directement dans ce qui semblait être un souterrain secret empli de cadavres.
Alors que nous commencions à fouiller le lieu, une voix résonna derrière nous. Alertés, nous nous mîmes à couvert en attendant de voir à qui nous avions affaire.
Dès que je pu avoir un visuel sur le personnage, mes espoirs s’effondrèrent, ce n'était pas notre homme. Et bien que cet individu semblait relativement amical, ce ne fut qu'à la suite d'une longue impasse (dont le dénouement heureux ne vit sa fin que grâce au sang froid de Dougall) que nous pûmes faire la connaissance de Black Baud, un pirate bretonnien qui, semblait-il, cherchait lui aussi le fameux De Levier.
Nous poursuivîmes donc les investigations avec ce drôle de personnage. Au détour d'une pièce nous découvrîmes un document écrit de la main de Morgatha qui décrivait comment, enfermée dans ce sordide souterrain, un certain Alwin Holters le chef du culte de Slaneesh, lui avait fourni des esclaves (rien de plus que de la matière premières) pour créer les premiers Taube Essen pour le compte de Vilhatten. Puis, au détour d'un autre couloir, nous tombâmes sur une autre porte dissimulée et piégée qui cachait un petit coffre, rien de bien important toutefois, même si du matériel gratuit, ça fait toujours plaisir.
Alors que l'investigation dans les souterrains se poursuivait, et toujours guidés par Norgrim, nous suivîmes les ancienne traces d'un sbire de Villhatten qui avait réussi à fuir lors du combat. Celui-ci avait disparu dans une dernière pièce, close. À l'intérieur se trouvait un puits entouré de statues représentant des guerriers du chaos, les mêmes qu'au Karak. Décidément, ce Barag-Azgul de Villhatten allait me le payer…
Suite à l'investigation du puits par notre nouvel ami, le bien nommé Black Bau, nous comprîmes que ce dernier menait à une échelle probablement reliées à des ruines du Konnigstrasse, mais après consultation il fut décidé que nous n'étions ni assez bien informés ni assez bien équipés pour suivre cette voie.
Il nous faudrait donc revenir avec le matériel adéquat et potentiellement avec les conseils avisés de Crowley qui semble mieux connaître les lieux que nous.
Ce fut donc les mains vides mais chargés de nouvelles informations que nous rentrâmes à la taverne, toujours accompagnés par notre ami le pirate auquel nous avons payé bien des verres en récompense de ses efforts pour notre cause.
Mais malgré l'ambiance festive de cette fin de mission, une chose ne quittait pas mon esprit : Villhatten allait payer.