(S01/Ep069) La voix du peuple
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(S01/Ep069) La voix du peuple

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Membres : Thulkan Arawynn, Hakim Al Irfan, Dav'azk (Mort), Yorri Vallason, Sigrid Tahnred (Partie)

Quelques jours ont passé depuis l’affaire Morgatha, qui nous a quittés en laissant un petit message, me faisant comprendre personnellement qu’elle cache toujours bien son jeu. Au moins, on se retrouve avec une menace en moins dans cette compagnie. Il est temps de reprendre des affaires plus importantes, comme le temple de Tzeentch caché sous Ubersreik par exemple.

Je me suis souvenu, en lisant le journal de l’ancienne compagnie, que deux personnes de cette compagnie, responsables de la purification de ce temple, sont ou seraient potentiellement en ville : ce cher Meinhard de Holstein, ainsi qu’une certaine Katherine La Voirière. Bon, la deuxième personne, je ne la connais pas du tout, et je ne sais pas du tout où elle pourrait se trouver. Par contre, Meinhard a récupéré la place de Hoffmann, et est donc devenu Monseigneur Meinhardt, haut templier d’Übersreik et dirigeant du Weltschmerz (Inactif)

Je me suis alors dirigé vers le Bastion pour rejoindre le bureau de Meinhard, tout en cachant mes oreilles, parce que ces débiles, qui jusque-là continuaient de tuer des elfes inutilement, et qui ont fini par arrêter cette barbarie, se méfient toujours autant des elfes. Malgré quelques difficultés à faire comprendre aux gardes que j’étais plein de bonnes intentions, et que je voulais amener une information importante pour l’église de Sigmar, je finis par retrouver le bureau de Monseigneur Meinhard, et lui, toujours droit et le regard sévère, se tenait assis derrière le bureau, son marteau toujours à portée de main.


— Monseigneur. Vous êtes bien devenu Monseigneur, c’est ça ?


— Je le suis. Qui êtes-vous pour que Franz Lohner interfère auprès de moi et demande un rendez-vous ? Je suis très occupé !


— J’imagine ! Excusez-moi encore du dérangement, je me nomme Thulkan Arawynn, mage de la forêt de Laurelorn. Je venais vous voir pour une affaire importante, dont vous avez certainement entendu parler puisque vous étiez un protagoniste de l’histoire, je veux parler du temple de Tzeentch trouvé il y a quelques années.


— Évidemment que je m’en rappelle ! J’ai combattu pour le purifier ! Que puis-je pour vous ?


— J’ai été mandaté par mon intendante, la “Sorcière des Orages” Kaia Fenmaris, pour trouver la moindre trace de Chaos qui pourrait se trouver à Übersreik, car le Chaos qui s’y trouverait aurait un lien avec le Chaos présent dans notre forêt en Laurelorn. Il se trouve qu’avec mon compagnon Galilaan, nous avons fini par trouver ce temple dont nous avions entendu parler. Et je voulais vous prévenir que le Chaos sévit encore dans ce temple, nous avons…

— C’est impossible ! Nous avons veillé à ce que ce temple reste purifié avec des dizaines de moines et nos mages de l’Ordre Blanc ! Nous avons balancé des gravats pour que l’accès à ce temple soit impossible !


— Et pourtant… Je peux vous le prouver en vous y amenant !


Fou de rage, il attrapa son marteau, et fit appel à toute personne présente dans l’église pour nous accompagner. Je les guidai au temple de Tzeentch, notamment à cette immense porte gorgée de magie noire qui nous bloqua le passage. En s’approchant de cette porte, les murs et le sol devenaient de plus en plus noirs, le Chaos s’étendant partout. Les mages et prêtres, voyant cette porte, tentèrent tout ce qu’ils pouvaient pour l’ouvrir, malgré cette magie qui leur était inconnue. Malheureusement, rien n’y fit, la porte resta fermée.

Continuant de conclure notre enquête et cherchant des solutions, je me permis d’appuyer le trait sur le fait que Monseigneur Templier Hoffmann (Mort) — que Meinhardt maintient qu’il n’irait jamais aussi loin — et Morgatha se trouvent toujours dans les environs. J’espère que ces noms resteront dans son esprit lorsque nous continuerons d’enquêter sur ce temple.

Après cette petite virée, je finis par rentrer dans la taverne de la Lune Rouge, et je vis alors Dav’azk, Sigrid, Hakim et Yorri au niveau du comptoir en train de picoler. Alors que nous parlions des histoires de Yorri lorsqu’il vivait au Karak Azgaraz, ainsi que de Dav’azk qui déteste tout le monde, notamment les Arabiens, alors qu’il a déjà traversé les déserts d’Arabie, Hakim remarqua une drôle de présence sur une des épaules de Sigrid. Je n'avais pas remarqué, mais effectivement, il semblait qu’une âme était en train de la hanter. Je me suis mis à user de magie pour nous permettre de communiquer avec cette âme. Et c’est là qu’un fantôme de Halfelin apparut.

Il se présenta sous le nom de Tobbin Feuillombre, ancien shérif du village où habitait Barrin Piedmousse en Mootland, près de la frontière de la Sylvanie. Le petit homme nous raconta alors l’histoire de sa mort, racontant alors qu’il périt il y a bien longtemps en défendant son village face à un nécromancien aux yeux bleus, chevauchant un énorme dragon mort vivant. Et depuis, il traînait en tant que fantôme avec Barrin. Sauf que celui-ci ayant disparu, il fut forcé à s'attacher à quelqu’un d’autre et cette personne était Sigrid, quelque chose l’avait appelé à elle. Cette dernière, bien que surprise au départ, finit par annoncer comprendre pourquoi il était attaché à elle.

Tous interloqués par son retournement de veste, elle dut nous avouer qu’elle possédait une marque posée par Von Hel (Mort) lorsqu’elle l’avait croisée il y a un temps, une marque qu’elle ne saurait décrire, et qu’elle perdit toute sa famille lorsque la marque fut posée sur elle. Super, une nouvelle âme qui pourrait nous donner des informations.

Après tout ce raffut, Franz Lohner nous informa qu’une mission nous serait proposée par le Sergent Weinwurm. Nous partîmes alors sous un grand soleil accueillant le début de l'été, et nous finîmes par arriver dans les bureaux de la garde au Bastion. On aperçut le sergent, qui nous invita à s’approcher de lui. Il expliqua nous avoir missionnés pour profiter de la fête du Tag der Arbeit (jour ou fête des travailleurs), pour s’immiscer dans la foule qui se trouvera dans le Teübrucke (Docks) et dans le Kunstviertel (Quartier des Artisans), et enquêter sur un groupe radical qui prend de l’ampleur. Ils forment des milices de quartier, balancent de la propagande contre les nobles, et certains commencent à refuser l’autorité de la ville. Des contremaîtres ont même été passés à tabac, surtout dans les docks. Il nous demanda donc de trouver les responsables de ce groupe et de lui donner toutes les informations sur leurs objectifs.

On décida alors de se diriger vers les Docks du Teubrücke, afin de trouver toute trace de mouvements et comportements étranges. Alors que nous inspections toutes les personnes présentes sur les Docks, Dav’azk aperçut les jeunes de la La bande d'Harald en train de s’amuser, de la bière à la main. On commença à leur demander ce qu’ils faisaient ici et s’ils avaient des informations sur ce qui se passe ici. Ils répondirent avec des insultes dignes des plus grands gamins. Sachant comment les appâter, Hakim leur donna des pièces pour qu’ils puissent acheter de la bière, ce qui les ravit, et ils finirent par nous avouer qu’ils avaient incendié un entrepôt possédé par le gang des Cathayens de Zang (Mort). Morglas, la guerre de gangs a donc bien commencé, il va falloir qu’on se prépare à protéger la Lune Rouge.

Ils nous annoncèrent aussi qu’ils étaient ici pour fêter le Tag der Arbeit, et qu’un rassemblement secret se préparait dans la soirée, dans une vieille usine de poisson, et que l’Arbeitsmuher (travailleur acharné) allait y prononcer un discours. Ils nous informèrent que ce n’était pas un gang, mais une révolution, et qu’il fallait être un ami de la cause pour y aller.

On décida alors de s’y retrouver le soir même, alors qu’on s’était séparés un peu plus tôt, certains pour faire la fête. Une fois à l’intérieur de l’usine, on commença d’abord par observer toutes les têtes que l'on reconnaîtrait. Sigrid trouva un point d’observation idéal pour repérer la moindre suspicion, Dav’azk, tout content d’avoir fait la fête avec de l’alcool, essaya tant bien que mal de repérer la moindre trace d’animosité. Sigrid et moi finîmes par apercevoir les membres de la célèbre Trytesich Mayhem. Je m’approchai d’eux afin de faire ami-ami et de récolter un maximum d'informations, mais Erin de Luzeres (Mort) remarqua que je ne savais rien de ce qui se passait ici exactement. Et c’est alors qu’Erin se montra suspicieux de ma présence, que deux personnes arrivèrent devant ce monde de 400 personnes environ.

Une jeune femme s’approcha, une certaine Catalina Orteval, dite “L’Estalienne”, avec un Cathayen du nom de Yao à ses côtés, haranguant la foule. Après avoir calmé la joie de tout le monde, elle finit par dire :

— Frères, Sœurs, Camarades ! Depuis les docks noyés de skavens jusqu’aux ruelles de cette ville pourrie, nous avons survécu, nous avons plié mais pas rompu ! Aujourd’hui, ce n’est pas la peur qui me fait trembler, c’est la colère ! Et je sais qu’en vous, elle bouillonne tout autant ! Regardez cette ville ! Les temples brillent, les palais étincellent, et pourtant, vos enfants ont faim ! Les nobles banquettent, pendant que vos doigts gèlent sur les chaînes rouillées des filets ! On vous dit que c’est le destin, que vous êtes nés pour servir, qu’il y a un ordre, un équilibre. Mais moi je vous dis que l’ordre, il est pour eux, et le désordre, c’est ce que nous vivons chaque jour ! Travailleurs d’Übersreik, vous êtes les poumons et le cœur de cette ville ! Vous êtes ses bras, ses jambes, son cœur battant ! Et pourtant, ce sont des vautours qui siègent au sommet ! Les Von Bessemer, des corbeaux masqués ! Le Weltschmerz, un ours affamé drapé d’une soutane ! Et qu’est-ce qu’ils nous proposent en échange de tout ça ? Des sermons et des élections truquées ! On ne choisit pas entre deux chaînes, on les brise ! Nous, les Arbeitsmüher, nous ne demandons plus, nous reprenons : notre travail, nos quartiers, notre ville ! L’usine de poisson ne travaillera plus au rythme de leurs cloches, dès ce soir, elle battra au rythme de notre volonté ! Car oui, si la faim est leur arme, la solidarité sera notre bouclier ! Qu’ils tremblent, les nobles ! Car les chaînes qu’ils nous ont passées aux poignets seront les fouets de leur déchéance ! Quand les petites gens se dressent, même les tours s’effondrent ! Travailleurs, debout ! Übersreik ne tombera pas sous le coup des traîtres, des parasites et des démons ! Elle renaîtra sous le signe du travail, de la dignité et de la justice ! Et ce soir, ici, commence notre tempête ! Arbeitsmüher, avec moi !

Tous s’écrièrent quand elle leva une affiche avec marqué dessus : “Le peuple uni, jamais ne sera vaincu !”.


Nous, la compagnie, étions bouche bée par ce discours fort en intensité, et nous étions intrigués par cette Catalina. Nous décidâmes alors d’aller à sa rencontre, afin de mieux comprendre ses intentions. Yao, ressentant un potentiel menaçant envers nous, nous arrêta un instant. Après avoir tenté de le convaincre que nous ne sommes pas leurs ennemis, Catalina finit par nous inviter à la rejoindre. Elle nous informa vouloir reprendre la ville par la force, car le temps des élections est terminé, et que ce petit jeu n’a aucun intérêt pour le peuple qui continue de mourir. On lui fit part tout de même de notre inquiétude pour la sécurité de la ville en cas d’attaque du Chaos dans la ville — et on sait qu’il est toujours présent à Übersreik —, mais cela ne l’intrigua guère, elle répondit que le peuple se battra. Un peu inquiets, on lui proposa la Compagnie de l’Eau Noire pour la protéger du Chaos, ce qu’elle accepta volontiers, mais je sais au fond de moi que ce n’est pas assez, un peuple non entraîné ne vaut rien face au terrifiant Chaos.


On décida alors de rentrer à la taverne, refusant de donner les informations, pour l’instant, au sergent Weinwurm.