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(S01/Ep070/5)Journal de Franz Lohner : Avant que l’ombre n’enveloppe Ubersreik

May 7, 2025
(S01/Ep070/5)Journal de Franz Lohner : Avant que l’ombre n’enveloppe Ubersreik header image

Un jour, un de mes amis est mort dans son sommeil, un géant lui a marché dessus par erreur. Parfois, je me dis qu’il s’en est mieux tiré que nous.

Je pensais que tout ça c’était derrière moi. Les missions-suicides, les cris de guerre hurlés par des héros aujourd’hui morts, les ordres chuchotés par des hommes sans nom, les barges pleines de poudre noire et de regrets. Avec Das Gerucht,  la compagnie avait frappé fort. On a sauvé Ubersreik… ou du moins, on l’a crue sauvée et je me pensais bon pour la retraite. 

Mais le Chaos, lui, ne prend pas ce luxe.

Depuis quelque temps, les rues d’Ubersreik bruissent plus fort qu’une taverne naine un soir de paye.. Il y a trop de visages qui évitent la lumière, trop de serments murmurés à l’abri des regards. Une paix trop lisse en somme. Et dans une ville comme celle-là, quand c’est calme, c’est que le couteau est déjà sous la table.

D’abord y’a eu le Weltschmerz (Inactif), ce ramassis de fanatiques sigmarites, la bave aux lèvres et le marteau levé, rêvant d’une croisade totale contre le Chaos. 

Leur solution au moindre doute ? La corde, la lame, ou les flammes. Leurs chefs ne prient pas, ils enrôlent. Ils appellent ça la ferveur. Je suis un bon sigmarite, mais ça, j’appelle ça de l’esclavage.

Et qu'on ne s'y trompe pas : ces braves crétins veulent purifier l’Empire à coups de censure. Plus d’alcool, plus de drogues, plus de jeux d’argent, plus d’art qui déplaît à ces mossieur, plus de plaisirs charnels… Bref, plus rien de ce qui fait qu’on a encore envie de vivre pour ce foutu Empire. C’est ça, leur ordre. Un Empire sec, gris, froid. Mais à quoi bon vouloir sauver une civilisation si c’est pour la vider de ce qui la rend réellement humaine ?

Ensuite viennent les Von Bessemer et croyez moi, ceux là je ne les connais que trop bien.

Trop puissants pour être complètement honnêtes, trop intelligents pour se salir les mains directement. Ils parlent bien, s’habillent mieux, et pensent pouvoir tout acheter, même le destin d’une ville.. Méfiance est le mot d’ordre avec ces gens là, les Bessemer peuvent servir, tant que nos intérêts convergent, notre alliance avec eux s'arrête là. 

Et puis il y à Vilhatten, notre cher émissaire du chaos. Pas un simple adorateur avec des grigris en peau de gosses, là on a pas affaire à un élève mais au professeur. Il est là pour unifier les cultes des Quatre. Khorne, Nurgle, Tzeentch, Slaanesh… tous à la même table, et Ubersreik au menu. 

On ne sait rien de lui. Pas son vrai nom, pas son passé, pas ses objectifs exacts : que dalle.

Vilhatten avance dans l’ombre, laisse les autres faire le sale boulot, pendant qu’on se bat contre ses chiens sans poser les bonnes questions. Tant qu’on continue à briser ses lieutenants sans leur faire cracher ce qu’ils savent, on restera aveugles. Et on finira comme le reste de l’Empire : pourris de l’intérieur, sans même s’en rendre compte. Il est temps de faire mieux.

Et c’est à ce moment-là que le passé est venu me mordre. Hugo Traeger, un ami, un mage du collège des cieux a craché ses derniers mots dans une prophétie. J’ai voulu l’ignorer, comme on détourne les yeux d’un pendu au coin d’une rue. mais tout concorde. Chaque vers ressemble à un clou planté dans le cercueil de cette ville.

"Cinq champions, cinq clés, destins entrelacés."

Alors maintenant, assez tergiversé, il est temps de nous mettre à la recherche de ces 5 champions et d’empêcher le monde de basculer dans l’ombre que cette maudite prophétie annonce.

La Compagnie de l’Eau Noire reprend donc du service.

Nous ne sommes plus une troupe de soldats errants ou de mercenaires en quête de paye facile. Si vous décidez de rester, vous entrez à compter d'aujourd'hui dans une guerre dont l’ennemi est sans visage et la victoire jamais certaine.

Vous voulez partir ? Personne ne vous  tiendra rigueur de ne pas vouloir finir scalper par un cultiste. Mais restez… et vous aurez l’or, la gloire, et la fierté de combattre pour quelque chose de réel.

À partir d’aujourd’hui, si vous décidez de rester, chacun d’entre vous fait le serment solennel d’empêcher cette prophétie de s’accomplir en combattant aux côtés de la compagnie de l’Eau Noire.

-Chaque mission paiera, en pièces sonnantes, via le coffre de la compagnie, l’or reste et restera notre plus grand moyen de fonctionner, nous continuerons donc à prendre des contrats de mercenaires pour remplir notre coffre autant que faire se peut. 

-Vous prêtez serment de défendre les intérêts de la compagnie et de ses membres. Les traîtres feraient mieux de prendre garde à la justice de l’Eau Noire.

-Vos querelles personnelles s’arrêtent ici. L’ennemi est plus vaste, plus ancien, et bien plus proche que vous ne le pensez.

-Si vos actes le méritent, vous serez protégé d’une justice instrumentalisée par nos adversaires pour nous nuire. Sous ma protection, les compagnons ne seront pas conduits au palais de justice pour avoir obéi aux ordres perfides de Hoffmann, ou pour avoir attaqué, tué et torturé des sergents de la garde travaillant pour Faber. 

Quant à moi ? Je pensais finir mes jours dans une auberge tiède avec un bon tabac et de la bière naine. Mais si le Chaos ne se repose pas, alors moi non plus.

J’ai décroché Perce-Rancune, et je ne la remettrai dans son fourreau que lorsque le sang des ennemis de l’empire aura noyé les égouts d’Ubersreik.


Unis nous triomphons, divisés nous sombrons

Pour Sigmar et l’Empire

Franz Lohner, Capitaine de la compagnie de l’Eau Noire