(S01/Ep096) Chaque plaie, un refus.
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(S01/Ep096) Chaque plaie, un refus.

August 24, 2025
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Membres : Dav'azk (Mort), Emma Silberbauer, Giovanni Artigliorosso (mort), Sigrid Tahnred (Partie), Yusuf Neb-Seni


Il faisait gris, ce jour-là, comme souvent à Ubersreik. 

Je m'étais réveillé pleine de courbatures dans mon mauvais lit. Il y'a du bon à ne plus être sous la coupe d'un vampire, mais les gouts luxueux du clan Klinger, je dois le dire en viennent parfois à me manquer. 

Dav’ask nous avait rassemblés tôt, sans explication claire. Il disait qu’on allait “travailler” chez Ivano Vostrikov (mort). Je sentais déjà les ennuis sous ses silences.

Nous avons marché sans trop parler, jusqu’à cette bâtisse froide, entourée de visages tendus : la  La Vieille Forge, le meilleur endroit pour acheter une arme d'occasion, souvent encore tâché de sang.  

Là, tout a commencé à déraper. Dav’ask s’est fait attaquer par des loups. Pas des bêtes sauvages. Non. Ils semblaient... dressés. Obéissants, et d'un coup ces bêtes se sont rués sur lui en hurlant, les kislévites les ont arrêté juste à temps. Yusuf et moi sommes restés en arrière, l’instinct de survie plus fort que l’élan guerrier. Sigrid est restée dehors, droite comme une statue de glace. Giovanni, lui, était déjà à fleur de nerfs. Provocateur. Méprisant. fixant méchamment les Kislevites et ne semblant pas trop les aimer ...

Puis la tempête a éclaté.

Ivano et Giovanni. Deux hommes, deux orgueils. Aprés un échange d'insulte, les deux décident de s'échanger des coups d'épées. Giovanni conduit habilement le combat, blesse son adversaire et fini par trancher la gorge d’Ivano devant tout ses hommes. Il l’a fait en prononçant ces mots :

« Per mio fratello. »

Il semble que Giovanni déteste vraiment les kislévites, c'est son choix mais il vient de nous couter notre contrat et un fixer par pur orgueil, pas sur que tout le monde apprécie. 

Les kislevites ne nous ont pas attaqués. C’est peut-être ce qui m’a le plus troublée. Ils nous ont chassés doucement, presque avec respect.

Sur le chemin du retour, on a croisé la vraie misère. Un groupe de civils, des Arbeitsmuher se faisait lyncher par la garde. Pas une rixe, pas une dispute : un passage à tabac. Gratuit.

Alors, on a réagi, bien sur, comment on aurait pu faire autrement ? 

Davask et Sigrid ont frappé rapidement Moi, j’ai couru vers les corps à terre, et j'ai fait ce que je savais faire, j'ai tiré un blessé à l'abri et je l'ai soigné.

Chaque plaie refermée était une victoire contre cette ville qui semble ne vivre que pour souffrir. Je ne crois pas avoir aussi bien soigné depuis longtemps. Peut-être parce que, pour une fois, c’était simple.

Nous les avons ensuite conduits à la vieille usine des Arbeitsmüher. Leur QG sentait la ferveur et la soupe de poisson, de grandes choses se préparaient ici. Giovanni est allé parler aux Trytesich Mayhem d'un sujet personnel. Dav’ask et moi avons discuté avec Yao et Catalina Orteval. Ils avaient l’air sincèrement contents. On nous a offert la possibilité de fouiller dans leurs caisses pour y prendre ce que l’on voulait. Je ne sais pas si c’est une récompense ou un remerciement: “Vous êtes des nôtres maintenant.”, aider ces gens me fait vraiment plaisir. 

Le retour à la compagnie a été silencieux.

Giovanni ne parlait pas. Sigrid regardait loin devant. Dav’ask, fermé comme à son habitude. Yusuf, tranquille comme si tout ça n’était qu’un détail. Moi ? Je repensais à Ivano, à Giovanni, à ses mots, à cette tête tombée sur les pavés du Markplatz. Qui va diriger le Marktplatzd'ailleurs maintenant ? 

Ubersreik est une ville où les monstres ont des visages humains, mais Ivano était un visage qu'on connaissait à peu prés au moins. 

Je n’ai pas peur de ce que nous sommes devenus aujourd’hui.

Mais je commence à me demander si l’on aura encore la force de redevenir autre chose demain.