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(S01/Ep104) Savoir & Espoir

October 10, 2025
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Certains prêtres ou général s’amusent à parler de l’espoir, comme d’un truc divin qui vous tomberait sur le coin du bec et vous aiderait à ramasser votre lame dans la boue dans les pires moments. 

Ces gens là-haut du haut de leur préchoir ou de leur canasson s’imagine qu’un discours bien envoyé à ses troupes suffit croire que tout ira mieux, ou au moins à pas s’effondrer comme un château de cartes lorsque l’ennemi vous charge dessus. 

La réalité c’est que pousser une gueulante c’est utile pour la discipline et réchauffer un peu le sang quand un truc plus gros que vous charge votre ligne, mais l’espoir, ça c’est un choix personnel, et c’est un choix qu’on doit faire tous les jours. Ce choix quand il n’est pas fait, il laisse la porte ouverte à nos pires ennemis : j’ai nommé la traîtrise, la désertion et la peur. 

Lorsque j’ai créer la premiére compagnie de l’Eau Noire, je savais d’avance à quoi je les menais, je savais d’avance qu’elle irait au bout de la mission pour laquelle je les avais spécifiquement recruté, je savais que  nous avions une  chance de faire réellement mal aux skavens et à leur employeur, le Culte de la Rumeur.

Mais savoir et espérer sont deux choses bien différentes. 


Maintenant … au moment ou j’ai créé cette nouvelle compagnie de l’Eau Noire, j’espérais pouvoir mener un début de retraite tranquille, diriger une compagnie de mercenaires d’un bras, la taverne de la Lune Rouge de l’autre, et amasser assez de pièces pour que tout le monde puisse en vivre honnêtement.

Et puisqu’on parle d’honnêteté, je me dois de l’être jusqu’au bout de ce journal, sinon à quoi bon sinon se mentir à soi même, hein ?  

Je n’avais jamais prévu que cette compagnie puisse devenir une des armes principales pour sauver l’empire d’une prophétie impliquant invasion des puissances de la ruine, et tous les dangers et le décorum qui s'ensuivent, ils étaient censés escorter des marchands ceux-là

Simplement, on fait ce qu’on a.  


Cette bande, à qui j’ai fait prêter serment de combattre les puissances de la ruine, ceux là qui n’était pour la plupart que de passage à Ubersreik et n’avait signé que pour ramasser quelques couronnes d’or pour passer l’hiver, je ne sais pas si elle sera capable de mener le combat jusqu’à son terme et de vaincre là où d'autres échoueront.

Mais savoir et espérer sont deux choses différentes, et voilà, j’ai choisi de l’espérer et de croire en leurs capacités.

Certains en doutent bien sûr, d’autres  choisissent de prendre la prophétie comme les derniers mots d’un vieux fou, d’autres n’ont simplement pas les épaules pour une destinée de cet acabit et nous quitteront avant la fin, d’une manière ou d’une autre. 

Et d’autres comme moi espèrent, et voit dans les signes qui nous sont présenté, juste devant nos yeux :  l’appel que leur présence ici à Ubersreik, épaule contre épaule avec la compagnie de l’Eau Noire n’est peut être pas un hasard, simplement le chemin que les dieux nous font emprunter pour combattre les puissances de la ruine. 

D’autres encore n’attendent pas de signes divins pour comprendre que ce qui arrive est en train de les dépasser, et que se battre reste la seule solution possible, bataille après bataille, jusqu’à la dernière, celle qui finira le chemin que l’on a choisi d’emprunter. 

Et de bataille, je vais vous raconter celle de Kesselwald, preuve que l’ennemi saura toujours avoir une longueur d’avance sur nous, et que nous devons trouver un moyen de enfin les dépasser.


Nous étions donc missionné depuis plusieurs jours pour enquêter sur la disparition de la garnison du petit fort de Kesselwald, qui garde la grande route entre Ubersreik et Nuln. 

Cette petite garnison d’une quarantaine de soldats, officier et intendance comprise, ne laissait plus de nouvelles depuis plusieurs jours. 

Durant nos reconnaissances, il est devenu clair qu’une bande de mutants avait pris la garnison en embuscade, patrouille après patrouille et emmené les survivants pour une petite séance de mutations en forêts. 

Il devenait difficile de se promener dans la région, et la compagnie à force de patrouille dans notre petite diligence avait fini par ramener quelques informations, des survivants et surtout un des lieutenants de Vilhatten, un de ces abrutis avec un masque soudé sur la gueule. Depuis le jour de la capture, nous apercevions depuis les remparts des mutants qui commençaient à s’approcher des murs, qui se promenaient dans le sous bois, mais sans réellement chercher à se cacher de nous. En 2 mots nous commencions à être assiégés. Emmerdant, mais pas étonnant, nous avions choisi cet avant poste fortifié justement dans cet éventualité, et en cas de siège prolongé, nous enverrions un pigeon à Inge Taschner qui se ferait un plaisir de  se ramener sur leur rable avec des renforts


C’était la première fois que nous capturions autre chose qu’un mutant baveux, quelqu’un qui pourrait nous donner de réelles informations, et rien que ça, ça aurait dû nous mettre la puce à l’oreille. 

Interrogatoire après interrogatoire, il devenait clair que le bougre cherchait à nous faire perdre du temps, Pavel et quelques compagnons insistaient pour terminer l’entretien d’une balle dans le crane, pour ma part j’étais persuadé qu’on arriverait à en l’ouvrir pour en tirer quelque chose. Non que j’avais tort, ses tripes vont visibles sur les murs et le plafond de sa cellule désormais. 

Vilhatten qui décidément semble avoir une dent contre la compagnie, nous avait donc concocté un petit piège à sa mesure. Un petit matin alors que les compagnons se serraient sur les bancs du fortin pour prendre une maigre collation dans la salle commune froide,  l’homme de main de Vilhatten s’est littéralement fait exploser le bide, à l’aide d’un sort noir, créant une brêche dans les fondations de la tour, l’explosion tua un des enfants des paysans qui passait dessous, et un des kislévite de Dragunov qui montait la garde.  

Comme l’explosion n’était que le début, des mutants commencèrent à s’infiltrer dans la prison, ce depuis un tunnel creusé au préalable par les troupes de Vilhatten et depuis l’orée de la Drakwald, des dizaines de mutants chargeaient en direction des murs, des échelles dans la main. Rien de tel pour se réveiller donc. 

Tout le monde se met à gueuler dans la boutique à et courir chercher son arme, de mon coté je tente de gueuler plus fort pour organiser les défenses. 

En plus de la compagnie de l’Eau Noire, nous n’avons que la compagnie de Dragunov, 4 mercenaires Kislévites,  un nain plutôt capable avec son arbalète, Grimni Barbofer qui tombera malheureusement sous les coups des mutants et quelques paysans à qui on ordonne de se confiner dans les chambrées pour éviter de nous gêner durant la manoeuvre. Autant vous dire que ces derniers ne se firent pas prier en entendant le boucan dehors. 

L’assaut dura toute la matinée, Hans Dieter chargea dans un rejeton du chaos avec la diligence pour l’arrêter, menaçant de tuer l’ensemble de ses passagers, et le chef de la bande mutants manqua de peu l’occasion de massacrer les défenseurs du mur nord ouest, tellement le mutant était brutal et doué dans le maniement de sa hache. 

Mais à chaque problème sa solution, l’équipage de Hans réussit à l’aide d’une corde à se mettre à l’abri sur les remparts rapidement, et Dougall et Dav’ask firent basculer par dessus les remparts le chef de bande, permettant à Yussuf de faire exploser une charge explosive sur lui. 

Le nombre des mutants, les rejetons du chaos, les sorciers cultistes qui faisaient pleuvoir des éclairs vert et violets sur nous manquèrent par moment de faire tomber notre ligne de défense, et si cela ne suffisait pas, la manticore qui rôdent depuis plusieurs semaines dans la région fut irrémédiablement attiré par la violence du combat, par chance tout les compagnons purent esquiver l'assaut du monstre. A la mort de leur chef, le reste des mutants encore debout décidèrent de fuir dans la forêt. Impossible de savoir de quel renforts Vilhatten disposent dans la région, mais il est certain que nous n’allons pas rester là pour le vérifier, c’est désormais à la garde de reprendre le relais dans la région, notre mission est terminée ici. 

Il est désormais temps de commencer notre nouveau contrat d’ici peu : escorter le réel convoi de canons et de poudre qui passera sur les rives du Reik jusqu’au Teufel d’Ubersreik. Gageons que notre diversion ait fonctionné et que Vilhatten n’aura pas le temps de déployer ses troupes contre le convoi fluvial. 

Peut être faut t’il s’attendre à quelques sabotages ou des naufrageurs, mais pour ceux qui ont déjà navigué dans les rives de l’empire, il est important de savoir que parfois les plus grands dangers viennent directement de l’eau, ou ce qui y vit. 

De fait, cette foutue manticore s’en est sorti en vie. Je vais aller négocier un contrat de chasse auprès de la capitaine Taschner en supplément de notre contrat actuel. aider le voisinage c’est bien, mais Malakai ne cesse de me demander de nouveaux fonds pour notre petit projet et j’ai entendu Verstohlen crier que ce nain avait intérêt à chier des lingots vu tout le pognon qu’il avalait.