Membres : Darna Fleurd’Or Norgrim Barazhunk, Galilaan (Parti), Eanur
J’écris ces quelques lignes à la hâte avant qu’nous nous mettions en route vers Bogenhafen. La Compagnie est sur le pied de guerre. Le combat qui nous attend m’terrifie, et tout compagnon qui vous dira le contraire s’ment à lui-même. J’n’ai vu qu’un fragment de c’qui nous attend, et m’demande si nous vivrons pour voir le levé du soleil. Nous verrons. Laissez-moi commencer par le début.
Nous revenions blessés et exténués d’un combat contre Chancre, le Champion du chaos du Choeur de La peste. Mais il n'était qu’une distraction face au vrai danger. L’occasion était trop belle. Von Hel (Mort) en a profiter de notre combat contre le chaos, pour nous attirer loin d’la La Lune Rouge. Nous sommes arrivés d’vant une scène de carnage. Franz Lohner, Mogrot (Parti), Hindra et Brynn (une naine qu’était ici en rendez-vous galant avec Norgrim) étaient à terre, à l’agonie. Hindra nous dit c’qu’elle avait entendu avant de perdre connaissance : Von Hel a torturé Franz et appris qu’un conclave Lahmiane organisé par Audrey Klinger s’organisait à Bogenhafen.
Eanur et Galilaan nous ont rejoint, probablement alertés par nos cris de panique. Pas d’temps à perdre, Eanur et moi-même avons fait le tour des blessés pendant que Galilaan a fait le tour de la Lune rouge pour vérifier que la voie était libre. Après avoir mis Hindra hors de danger grâce à la Sainte Mère, je me suis sentie faible. Le combat contre le Champion m’avait fait plus de dégâts que c’que j’pensais. Eanur a fait appel à Isha pour m’remettre sur pied (malgré la situation dramatique, j’ai bien noté l’ironie d’une déesse Elfe qui soigne une prêtresse naine…) et j’lui en suis reconnaissante, même si ça a fait un mal de chien. Jl’ai ensuite aidé à vérifier l’état de Franz. Il avait soigné son corps, mais son esprit était comme prisonnier… Nous ne pouvions rien faire pour cela. L’état de Mogrot était …. plus simple. Sa constitution d’ogre lui a sans nul doute sauvé la vie. Il a sûrement simplement besoin de beaucoup de repos pour s’en remettre, mais sa vie n’est pas en danger. A mon avis, mieux vaut qu’il ne s’réveille pas tout de suite, nous ne savons pas comment il gérera la situation. Après tout, c’est sa "fiancée" qui a causé c’carnage.
Galilaan est revenu de son inspection en nous rapportant avoir vu une chauve-souris géante s'éloigner dans le ciel, très probablement en direction de Bogenhafen. Nous n’avions pas de temps à perdre. Il tenta ensuite de glisser des morceaux de viande dans la bouche de Mogrot pour le réanimer.
Maintenant que leurs vies étaient hors de danger et que la Lune Rouge avait été inspectée, nous nous organisons. Il fallait prév’nir tous les compagnons et Audrey Klinger aussi vite que possible. Nous avons fait appel au Colonel 538 pour envoyer les messages, et il décide d’envoyer ses meilleurs hommes (enfin pigeons) porter l’message a M’dame Klinger. Eanur est parti chercher Tobias Windsträger si quelqu’un peut réparer Franz, ça peut être que lui. Il a l’air de s’y connaître en esprit, après tout il nous a d’jà envoyé dans des rêves.
Nous ne pouvions rien faire de plus pour Franz tant que Tobias n'était pas là. En attendant le retour d’Eanur et du mage nous avons descendu tout l’monde à l’infirmerie (sauf Mogrot, trop lourd, on lui a mis une petite couverture ça d’vrait suffire), et certains sont parti chercher des réponses sur Von Hel à la bibliothèque (vainement, vous vous en douter).
Quand Tobias est arrivé, il a inspecté Franz rapidement. Il pouvait le soigner et “réparer” son esprit, mais il pouvait également nous envoyer dans l'esprit du patron pour profiter du lien psychique qu’il avait actuellement avec Von Hel pour obtenir des informations. Alors j’ai pas tout compris mais ce s’rait comme être dans une réalité à travers les rêves de Franz ou quelque chose comme ça. Bref, c’était une super opportunité mais elle comportait des risques : si nous mourions tous dans le rêve, l’esprit de Franz pourrait bien être perdu à jamais. Mais l’patron aurait voulu qu’on l’fasse, pas l’choix, on a désespérément besoin d’info.
Le mage nous a donc installé dans la cour, tous les 4 autour de Franz, et nous a plongés dans les rêves. Ce qu’on y vit nous glaça le sang. Sous un ciel couvert de nuages plus noirs que la nuit, Eanur nous a pointé du doigt une gigantesque armée de morts vivants avançant vers Bogenhafen. Une nuée de chauve souris est passée au-dessus et parmi elle, un Varghulf, une créature presque aussi grosse qu’un Troll.
Galilaan est monté à un arbre pour avoir une meilleure visibilité et il a repéré une sorte de gros tertre un peu plus loin. Il s’y est rendu en éclaireur, le reste, nous l’avons appris à notre réveil. Galilaan était mort dans le rêve. Nous nous sommes réveillés face à un elfe hurlant, nous suppliant d’enlever cette main d’sa tête. Pauvre Galilaan, je n’ose imaginer ce qu’il doit ressentir. Il a quand même réussi à reprendre son calme assez longtemps pour nous dire c’qu’il avait vu.
Dans le tertre se trouvait Von Hel en train d’ramener à la vie un très grand guerrier de l’Empire, un certain Theoderich Sturmrichter. Galilaan dit avoir lu sur la stèle “Champion de l’Empire, Ami de Sigmar, Protecteur du Reikland”. Il était muni d’une énorme épée scintillant d’un bleu pur, et j’crois reconnaître la description d’une épée perdue, forgée par le grand Alaric le Fou. Si je n’me trompe pas, cette arme est un artefact redoutable, dotée de pouvoirs destructeurs. Ces informations sont terrifiantes, le combat s’annonce inégal…
Peu après notre réveil, ce fut au tour du patron d’ouvrir les yeux. Il avait tout vu dans le rêve, il savait. Il nous pressa avec urgence de commencer les préparatifs, de charger bandages, vivres et munitions. La compagnie partira vers Bogenhafen dans 2h.
Et voilà où nous en sommes actuellement, en route vers la mort et la pourriture. J’me devais d’écrire c’rapport pour tout compagnon souhaitant savoir c’qui nous était arrivé. Lisez le et laissez-moi essayer de dormir quelques heures, la nuit à été longue.
Est-ce qu’on peut vraiment gagner ce combat ? Reine Ancestrale, prête moi ta force.