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Eveque Ortega de Velasco

Eveque de Sigmar
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« Chaque souffle que Sigmar me laisse est une arme contre les ténèbres. Croyez-moi, je compte les utiliser jusqu'au dernier. »

Présentation

Il y a trente ans, Ortega de Velasco n'était ni évêque ni missionnaire. C'était un guerrier-prêtre fougueux qui parcourait les routes du Vieux Monde aux côtés de mercenaires, d'aventuriers et d'un certain Franz Lohner alors bien plus jeune lui aussi.

Au cours d'une campagne contre des pillards et des adorateurs des Puissances de la Ruine dans les montagnes frontalières, Ortega fut transpercé par une lance qui lui perfora un poumon. Beaucoup le crurent condamné. Il survécut, mais ne retrouva jamais sa santé d'autrefois.

Aujourd'hui encore, chaque effort lui coûte. Son souffle est court, sa poitrine sifflante et sa voix est devenue grave et rocailleuse, comme si chaque phrase était arrachée à la douleur. Les longues marches l'épuisent et il est souvent pris de violentes quintes de toux. Pourtant, ceux qui le rencontrent sont frappés par le contraste entre son corps affaibli et sa volonté de fer.

Après sa convalescence, Ortega abandonna progressivement la vie d'aventurier pour se consacrer entièrement au culte de Sigmar. Les décennies passant, il gravit les échelons de l'Église jusqu'à devenir évêque. Son expérience des champs de bataille lui a donné une vision pragmatique de la foi : il préfère les actes aux sermons et juge les hommes sur leur courage plutôt que sur leurs paroles.

Désormais âgé, il mène une mission religieuse en Estalie. Officiellement, il cherche à renforcer les liens entre les fidèles de Sigmar et les royaumes du sud. En réalité, il estime que les menaces qui pèsent sur l'humanité deviennent chaque année plus graves et que les querelles de nations ou de cultes sont un luxe que le Vieux Monde ne peut plus se permettre.

Malgré son rang élevé, Ortega voyage simplement, dort souvent dans les mêmes auberges que les soldats et les aventuriers, et raconte volontiers des histoires de ses jeunes années avec Franz Lohner autour d'une bouteille de vin estalien. Son rire est rare mais sincère.

Ceux qui le connaissent bien savent toutefois qu'il porte une certitude née de sa blessure : il considère que sa vie aurait dû s'achever il y a trente ans sur le champ de bataille. Chaque année supplémentaire est, à ses yeux, un sursis accordé par Sigmar. Et il entend employer ce temps à combattre les ténèbres jusqu'à ce que son dernier souffle lui soit enfin repris.