Origines et contexte historique
La Main de Fer est un ordre de chevalerie reconnu qui s’est distingué parmi les nombreux ordres créés lors de l’effondrement de l’Empire. Cette période troublée fut marquée par la prolifération de bandes armées, de bandits et de déserteurs qui dévastaient les territoires des duchés d’Helmgaard. Face à ces menaces, plusieurs ordres virent le jour, mais la Main de Fer se démarqua par ses méthodes singulières, bien plus brutales et dénuées des idéaux protecteurs qui animaient d’autres groupes nés de ce chaos.
Les fondateurs de la Main de Fer étaient issus de la petite noblesse, des chevaliers et combattants ayant vu leurs terres et leurs familles anéanties par les violences de l’époque. Cette origine explique la radicalité particulière qui caractérise l’ordre. Dès ses débuts, la Main de Fer s’est forgée une réputation de déshonneur et de brutalité qui perdure encore aujourd’hui.
Philosophie et réputation
Les membres de la Main de Fer, souvent appelés « gantelets » par le peuple, jugent chaque action à l’aune de son efficacité. Cette façon de penser mène fréquemment à des attitudes extrêmes, notamment chez les moins éduqués. Toutefois, l’histoire démontre que les gantelets initiés à la politique peuvent devenir de précieux alliés, tout comme de redoutables adversaires.
Une part importante de la mauvaise réputation de la Main de Fer provient d’une méconnaissance de ses principes, conduisant à des conséquences regrettables. On leur prête la réputation d’être des alliés peu fiables, alors qu’en réalité, ils exigent simplement que l’on fasse preuve de la plus grande prudence dans le choix de ses alliances avec eux. Un de leurs serments fondamentaux stipule en effet que seuls les plus forts sont destinés à gouverner. Si une personne jugée faible accède au pouvoir, ou si un individu fort montre des signes de faiblesse, un membre de la Main de Fer n’hésitera pas à trahir son seigneur au profit d’un dirigeant plus digne, voire pour lui-même, tant que sa confiance dans la force de son maître n’est pas restaurée. Cette philosophie s’applique également à eux-mêmes, comme l’attestent de nombreux exemples de chevaliers ayant perdu leur statut après avoir fait preuve de « faiblesse ».
Les serments de la Main de Fer
Il convient à
présent de s’arrêter sur les serments prêtés par les membres de la Main de Fer.
Voici la retranscription la plus récente du serment que prononcent les novices
confirmés de l’ordre :
- Nous
veillons sur la Nation: les flammes de la Rébellion dissimulent celles du
Chaos. Aucune révolte armée ne doit être permise, sauf si les revendications
sont légitimement prouvées au regard des Lois de la Nation.
- Rejeter
la Faiblesse: aucune faiblesse ne saurait être tolérée, ni dans le cœur et
l’âme du chevalier, ni à la tête de la Nation. La pitié est faiblesse. La
compassion sans but est faiblesse. L’orgueil sans fondement est une faiblesse.
- Briser vos adversaires: nul ne doit se relever. Brisez la volonté de votre ennemi, mettez fin à sa vie, ou prenez-le à votre service. Mais aucun ne doit pouvoir se dresser à nouveau contre vous.