La religion des Soeurs Lunaires est le culte privilégié de l'Orient où l'ensemble de la population est invitée par un prosélytisme agressif à adopter les croyances traditionnelles du continent. Ce culte révère deux divinités majeures ainsi de nombreuses demi-dieu et demi-déesse plutôt localisés selon les régions. L'origine de cette religion est parcellaire et elle ne possède pas de texte fondateur ou de livre sacré. En revanche, on trouve des traces de prêches et de prédications de ces concepts avant même l'Ère des Brumes.
Le culte des Soeurs Lunaires est à la fois une religion du quotidien mais aussi un instrument de pouvoir pour l'Empire Nakata qui gouverne l'Orient. Le chef religieux et spirituel de cette religion est l'Empereur — ou l'Impératrice selon le trône — gardien(ne) de la foi et des croyants. Son pouvoir, de droit divin, est absolu et c'est à cette autorité que revient la charge de parler au nom des Soeurs ainsi que des demi-divinités qui les servent.
Ce culte est garant de l'ordre moral et social de l'Occident, aussi, ses textes sont tout à la fois considérés comme des bases mystiques mais également comme des lois commandant à toute chose. Ainsi, si certaines considérations ont pu évolué au fil des millénaires, il est cinq commandements immuables qui n'ont jamais été dépassés. Pour cause, car ce sont les Soeurs elles-mêmes qui les auraient imposés :
- Tu ne mettras pas à mort ton propre sang ;
- Tu n'entretiendras aucune relation charnelle avec ton propre sang ;
- Tu ne pourras épouser que pour enfanter ;
- Tu devras observer le rite des Lunes Hautes ;
- Tu ne pourras jamais renoncer ou abolir tes voeux aux Soeurs ;
Si le panthéon de cette religion est basée sur deux soeurs jumelles, il existe également une myriade de sous divinités — demi-dieu ou demi-déesse — dont l'existence localisée est tolérée tant que les vénérations associées à ces derniers n'outrepassent en rien celles des Soeurs Lunaires. Originellement, aucune sous divinité n'était toléré, toutefois, à la fin de l'Ère des Brumes, l'apparition du Soleil Noir a fait évoluer la compréhension qu'avaient les orientaux de leur propre religion.
Adaptant leurs préceptes, ils passèrent d'un culte immuable à une volonté de rassemblement continentale. Pour mieux embrasser chaque nouvelle cité ou chaque nouveau village à leur grand projet, les premiers tenant Nakata acceptèrent d'intégrer les cultes locaux à la religion officielle de l'Empire. Après tout, si les Soeurs Lunaires toléraient ces égarements, alors eux pouvaient bien le faire.
A propos du Panthéon lui-même, on y trouve :
- Léana — Déesse de la Grande Lune, nommée Likazuria dans les textes antiques
- Tiréa — Déesse de la Petite Lune, nommée Tsukiyora dans les textes antiques
L'actualisation des noms des deux déesses a été acceptée lors de la redécouverte de l'Occident par l'Orient. L'Empereur de l'époque pensait que par ce biais, le prosélytisme sur ce nouveau territoire serait plus aisé. Malheureusement, il n'en a rien été.
Il est à noter que les deux déesses possèdent chacune une fonction particulière :
- Léana — Likazuria — la grande soeur possède les pleins pouvoirs de la Lune, elle commande aux forces mystiques du monde tel que le Temps, la Matière, le Destin ou le Chaos. Elle a pour tâche de châtier, de contrôler et de faire respecter l'ordre cosmique. Elle intervient peu dans les affaires d'Eswaryan, selon la tradition, mais si elle tend à le faire, alors les répercussions seront catalysmiques. Dans le culte des Soeurs, Likazuria mène une guerre farouche contre les forces de l'Ailleurs qui ne sont jamais clairement définies.
- Tiréa — Tsukiyora — la petite soeur est considérée moins puissante que son aînée mais est douée d'une immense humanité. C'est à elle que les concepts pratiques du monde doivent leur existence : les marées, les éléments physiques et alchimiques, les émotions, la morale, ou encore l'amour. Contrairement à sa soeur, Tsukiyora passe son temps à infuser de son essence dans Eswaryan afin de guider les mortels. Elle est constamment préoccupée par le sort des siens et cherche à les aider de son mieux. Hélas, sa grande soeur lui interdit d'agir trop directement sur le monde, et elle doit le faire par un moyen détourné.
Les manuscrits apocryphes mentionnent également l'existence d'un troisième dieu, Seiryōka, dédié au soleil. Néanmoins, la tradition veut qu'il ait été renié du culte suite à sa tentative d'épouser Tsukiyora alors qu'il se voulait promis à Likazuria. Les grands prêtres et le premier Empereur l'auraient banni du panthéon après avoir reçu une vision au sein de laquelle la Grande Lune assassinait son ancien amant pour ne plus laisser que son corps sans vie pour illuminer le monde.