Nb de siège : 3 / 200 Dont 1 d'office
Description :
La guerre engendre des dévotions étranges. Là où les hommes ont trop perdu, naissent des cultes qui transforment la souffrance en dogme. La Vierge de Sang est l’une de ces figures : une sainte populaire façonnée des larmes et des blessures des survivants.
Ses adeptes sont pour la plupart des corps brisés — victimes des tortures du baron, anciens bourreaux rattrapés par leur conscience, ex-forçats cherchant expiation. Ensemble, ils forment un cortège de pénitents : hommes et femmes aux vêtements lacérés, qui marchent, jeûnent et se pénètrent de rituels violents pour prouver leur foi. Immolations rituelles, scarifications et flagellations scandent leurs offices ; leurs chants, autant supplications que menaces, glacent les rues où ils passent.
Même les soldats endurcis détournent le regard à leur approche : il y a dans leur ferveur quelque chose de contagieux et d’effrayant — une promesse de purification terrible. Derrière la chef, que l’on nomme la « Mère des Cendres » ou la « Vierge », la secte mêle misère, foi et soif de sens. Pour certains, elle est salutaire ; pour beaucoup, seulement une plaie qui ne guérit pas.
Objectifs et buts :
Leur dessein se lit rarement en mots clairs : il est fait de supplication, d’atonement et d’un appel à la purification par la douleur. Seuls ceux qui entendent les cris comme paroles sacrées prétendent en saisir le sens. Pour les autres, les Enfants restent un mystère — et un avertissement vivant des prix payés par les âmes du Rocher.