Les devoirs et privilèges du baron sont semblables à ceux du prince, mais les vampires d’un domaine anarch toléreront moins volontiers un dictateur en herbe, dominateur et arrogant, comme on en voit sur les terres de la Camarilla. Du coup, ses pouvoirs sont plus limités que ceux du prince, car les anarchs troquent une part d’autorité et de sécurité contre leur liberté.
À l’instar du prince, le baron se veut l’interprète des traditions sur son domaine, mais contrairement à celui-ci, son autorité est plus facilement remise en question et, autant que sur la solennité de son titre, il lui faut s’appuyer sur la raison, une dose de populisme et la force de caractère pour régner. Son verbe a force de loi, une loi fondée sur un contrat social conclu avec les autres anarchs. Un baron peut rendre justice dans toute affaire impliquant
les traditions de la Mascarade et du domaine, mais sur les terres anarchs, c’est aux vampires de s’occuper des autres traditions. Un anarch peut faire appel à lui pour régler un tel problème, mais même dans ce cas, son avis relève au final du simple conseil. Un baron jouit sans doute du statut et du respect nécessaires pour que sa suggestion soit écoutée, mais cela ne change rien à l’affaire.