Tout est lié, d’une manière ou d’une autre. Malgré des siècles de ce qu’on a appelé perception discrète des phénomènes, c’est-à-dire l’idée que nous sommes tous des objets et des entités séparés dont les routes se croisent parfois, la physique et la métaphysique nous rappellent que toutes les choses de ce monde sont reliées entre elles. Vos actions m’affectent, mes actions affectent le chien du voisin, un papillon bat des ailes et déclenche l’ouragan proverbial… cette idée de base. Ces liens ne sautent pas tout de suite aux yeux, évidemment. Si nous étions capables de voir tous les fils qui nous relient, nous deviendrions sans doute fous. On ne s’étonnera donc pas si les maîtres de la Correspondance (anciennement appelée Lien) ont souvent l’air assez bizarres. Ils perçoivent l’unité là où nous ne voyons que la division.
La Correspondance est l’antithèse du principe d’Ayn Rand. Lorsque vous comprenez cette sphère, vous commencez par voir les liens entre les lieux, les gens, les choses, et finissez par comprendre que ce concept mêlé de « lieux, gens et choses » n’est qu’une illusion. Un maître de cette sphère peut faire fi des distances, se rendre à un endroit et prendre un objet ailleurs, voir dans des lieux qui semblent lointains à moins de comprendre que tous ces lieux ne forment en fait qu’un seul et même endroit. Comme Papa Legba ou le roublard Hermès, un mage qui possède une profonde compréhension de la Correspondance transcende l’idée de séparation. Il voit des portes là où personne ne les remarque, apprend à les ouvrir et finit par devenir ces portes.