La sphère de Vie, terriblement intime, n’est pas faite pour les estomacs délicats ou les âmes sensibles. Cette discipline viscérale célèbre les splendeurs bordéliques de la vie organique. Sous notre peau, notre fourrure ou nos écailles, nous ne sommes qu’une masse de chair, d’os et de fluides ignobles. Le mage qui comprend la Vie accepte ses faiblesses et apprend à les soigner, à les exploiter et à les tordre en formes intéressantes. Pour y parvenir, vous ne devez pas avoir peur de vous salir les mains. De beaucoup vous salir les mains.

C’est l’Art le plus brut, le plus charnel et il demande autant de passion que de compassion. Ses maîtres sont à la fois les plus aimants et les plus impitoyables qui soient. Ils peuvent changer de forme, soigner les blessures, guérir les maladies, faire repousser des membres, transformer quelqu’un en crapaud, faire pousser des arbres d’un simple regard et transformer leurs ennemis en protoplasme frétillant. C’est la sphère de Kali, la Sombre Mère qui danse pour célébrer le sexe et le carnage, ou d’Aphrodite, dont les faveurs possèdent la beauté cruelle de la vie elle-même.

Que vous considériez les sphères avec le respect d’un mage des Tradition, l’esprit d’analyse d’un Technocrate ou un autre point de vue culturel, ces neuf principes seront votre boîte à outils métaphysique.

Associées à la conscience Éveillée, à une foi inébranlable et à une volonté dévouée, les sphères tournent les clés dans la serrure des portes de la Réalité et vous invitent à regarder le monde qui vous entoure. Pour ceux d’entre nous qui comprennent leurs voies, il n’y a pas de forme de magye plus véritable. Les sorciers inférieurs et le Peuple de la Nuit ont leurs pouvoirs, c’est vrai. Mais aucun n’est capable de faire ce que nous faisons.