Le 12 Aout 1999
Ludwig décide de prendre congés des activités de la meute et du sept le temps d’une journée afin de prendre un peu de temps pour lui. Il enfourche sa bécane et part vers le sud en empruntant de petites routes pour profiter des paysages. Vers midi, il arrive à proximité de la frontière mexicaine et décide de la franchir pour y découvrir la culture locale.
Il finit par poser sa moto non loin du centre de Tijuana et même s’il trouve les lieux oppressants de par les activités de la tisseuse et autres esprits urbain, il décide d’y rester un moment séduit par la chaleur humaine qui se dégage des rues et de la culture mexicaine. Cependant, après avoir fait un peu de tourisme, Ludwig fut rapidement refroidit par la barrière de la langue.
En fin d’après-midi, il se mit sur la route du retour quand il dut freiner de toute urgence pour éviter d’accrocher un piéton qui semblait tout aussi effrayé qu’aviné. Celui-ci avait visiblement été chassé d’un bar et fuyait une belle jeune femme armé d’un fusil à pompe et qui proférait des insultes en espagnol a son égard. La jeune femme baissa son fusil, sourit à Ludwig et lui fit un signe de la main comme pour s’excuser du dérangement occasionné.
L’odeur que dégageai cette jeune femme était à la fois complexe et raffiné, une puissante odeur de phéromone mêlé d’odeurs florales ; de sucre de canne et de citron vert. Ludwig marqua un temps d’arrêt et se laissa envahir par une bouffé d’endorphine en regardant bêtement la chute de reins de la jeune femme s’éloigner puis disparaitre à l’intérieur d’un bar nommé : 1920 Speakeasy Bar.
Ludwig réveillé de sa douce torpeur par des bruits de klaxons fini par libérer la circulation en se garant non-loin du bar. Il rentra dans ce bar à l’atmosphère assez feutré et vit la jeune femme, derrière le comptoir, occupée à couper des quartiers de citron vert. Ludwig s’approcha et demanda maladroitement une consommation avec les quatre mots d’espagnol qu’il connaissait. Tout en préparant la Margarita de Ludwig la jeune femme lui parle d’en un espagnol rapide et fluide mais comprend rapidement que Ludwig ne comprend pas un traitre mot. Elle reprend alors la discussion dans un anglais presque parfait et les deux protagonistes discutent durant des heures dans une tension sexuelle palpable. Maria, la jeune femme, raconte sa vie et ses projets à Ludwig et Ludwig, à son habitude, ne put s’empêcher de s’inventer une nouvelle vie afin de séduire la demoiselle. Ludwig, qui était prêt à utiliser ses dons pour extorqué un diner en tête à tête à la jeune femme, fut pris de cours quand celle-ci lui tendit un sous-boc avec l’inscription « je termine mon service à 22h ».
Ludwig et Maria passèrent le reste de la nuit ensemble entre diné romantique, balade en moto et danse salsa pour finir en feu d’artifice sous les draps de la jeune femme.
A l’aube, alors que Maria dormait encore, Ludwig déposa une carte de visite avec son numéro de téléphone sur la table de chevet puis repris sa route vers Oceanside.