1. Journals

Les chroniques d'Eléonore - 09 - Mon Amour

Je m’installais dans ma voiture et réfléchissais par où commencer ma traque.

« La bibliothèque ! »

Je démarrais Choupette et filais vers la bibliothèque du pacte.

Après une dizaine de minutes, j’arrivais en faisant crisser mes pneus sur le parking.

Je descendis et filais aussi vite que possible dans l’entrée de la bibliothèque.

Je déposais mes 2 armes comme à mon habitude et me mis à la recherche d’Azraël.

Lui seul pouvait m’aider à le retrouver

« Azraël! J’ai besoin de toi! C’est très urgent! »

Un miaouu me fit regarder dans la direction de son panier, il semblerait que celui-ci était en plein milieu d’une sieste !

« Désolée, je te réveille, quelle méchante vampire je suis, excuse-moi » *d’une voix contrite tout en lui caressant le minois*

«Mais c’est une affaire de la plus haute importance qui me fait te réveiller. J’ai besoin de retrouver Artyom, je dois lui parler. J’ai besoin de lui car… à toi je peux tout te dire n’est-ce pas? »

Azraël me regardait la tête penchée sur le côté attendant la suite.

« Par où commencer?! » *tout en mettant les mains dans ses cheveux et tournant en rond dans la pièce*

« Vois tu, il m’appelle… là! » *tout en frappant son coeur*

« Je ne sais pas comment te l’expliquer mais notre nuit passée ensemble au Succubus club nous a rapprochée, j’ai vu en lui comme lui a vu en moi… » *tout en s’accroupissant devant Azraël*

« Je n’ai aucune idée de quel mal je suis atteinte… » *Commence à s’allonger tout en lui parlant*

« Je ne rêve que de lui, ne pense qu’à lui… » *tout en jouant avec ses cheveux*

«Mais vois tu c’est impossible!! » *en relevant la tête brusquement vers le chat*

« Je suis une vampire, il est un Lycan. Et de plus il est déjà engagé avec une MAGE!!! » *parle de plus en plus fort*

« Et puis imagine il se blesse et je me décide à le dévorer tout cru? Mon Dieu quel horreur, je pourrais le tuer, m’entends tu, le tuer » * dit en se rasseyant, en hurlant et en se tirant les cheveux*

«On m’a parlé de son histoire, c’est horrible. Il ne mérite pas une vampire comme moi. Une monstre assoiffée de sang et de sexe avec un Lycan terriblement sexy et ténébreux… AH! Je m’égare encore une fois… » *tout en se prenant la tête entre les mains.*

Azraël attendais calmement que ma crise de nerf passe semble t’il.

C’était la première fois qu’il me voyait ainsi. Je le pris dans mes bras et frottais mon nez tiède contre son museau. Cela m’apaisât.

« Au faite! Betty a connu le loup cette nuit ! » *dit elle en gloussant*

« Elle s’est débrouillée comme une cheffe, tu l’aurais vu, elle était magnifique. L’expression de son visage pendant la jouissance restera à jamais gravé dans ma mémoire ! » *Azraël me fit les yeux rond*

«Mais là n’est pas le sujet, aurais tu un moyen de le contacter pour moi. De lui dire de ne plus me voir, enfin de venir une fois ou deux… ou juste une fois mais une bonne fois. Ô!Azraël… je suis perdue. Comment l’oublier alors que je le sens au plus profond de ma chair. Il y a laissé une trace au plus profond de moi. Sa souffrance est la mienne. Mais si je m’attache ? Si je le perds ?… »

Je m’allongeais au sol comme l’Eléonore du temps jadis.

« Parfois, j’aimerais mourir, en finir. La vengeance me tue. Puis je ferme les yeux et mes souvenirs ressurgissent, je me rappelle alors pourquoi j’ai choisi cette non vie… » *Azraël me regardait d’un œil compatissant.*

« Si Artyom entrait à l’instant, je lui hurlerais dessus pour m’avoir réanimé le cœur, je le pousserais contre ce mur pour m’avoir forcé à penser à lui nuit et jour, je lui sauterais dessus pour m’avoir fait ressentir le manque, je l’embrasserais parce qu’il a tellement bon goût , je lui ôterai son tee shirt parce que j’ai envie de le toucher, je me déshabillerais pour qu’il me touche en retour… »

Je sentis la patte d’Azraël sur ma bouche.

« Quoi? Je m’égare ? »

Azraël avait ce pouvoir de parler avec les yeux.

« Bien évidemment que je n’aurais pas fait tout ça devant toi… allons!»

 

Un bruit me fit sursauter, j’étais tellement focalisée par ma conversation avec Azraël que je n’étais plus attentive à mon environnement.

 

C’était lui, ma tentation, celui qui chamboulait mon monde, qui faisait renaître mon coeur et hurler mon âme.

Je n’hésitais pas 5 secondes et lui bondis dessus de rage, de passion, d’amour. Je voulais qu’il disparaisse, non… Qu’il me prenne, tout entière, qu’il me sert, fort…

Je voulais sentir sa peau, ses lèvres, ses mains.

Sa chaleur sous mes doigts me transcendait.

Je voulais lui faire peur pour qu’il me fuie et que je le chasse, j’avais faim de lui.

 

Je le tenais à ma merci, mes canines menaçantes, sans réellement vouloir le mordre. Lui faire du mal m’était inconcevable.

Il me sourit

Artyom : " Bonsoir Eléonore, je suppose que je mérite cet accueil au vue de la dernière fois… ou bien ai je dis quelque chose qu'il ne fallait pas ?!

Non, ça y est,  je sais !  Vous êtes venu là pour m'aider à faire des recherches et cela vous agace terriblement. On peut faire autre chose, vous savez, je ne suis pas obtus à ce point."

 

Son sourire et sa voix m’apaisèrent instantanément. Je m’écartais légèrement de lui en caressant doucement son torse pour en profiter un peu.  

Eléonore : "je ne t'attendais pas … enfin si un peu peut être, je dois te parler." *tout en détournant le visage pour qu’il ne voit pas le mensonge dans mes yeux*

 

Artyom : "Parler de quoi au juste, tu as l'air bien sérieuse, tout d'un coup . Mais ça à l'air important alors je t'écoute."

 

Je réfléchissais à la réponse que je pouvais lui donner tout en le matant dans son intégralité. Putain qu’il était sexy… J’avais tellement envie de lui arracher son tee-shirt… mais pas devant Azraël ! Je me détournais pour reprendre mes esprits et tentais de le sortir de ma tête. Ne pas penser à ses mains… Ne pas penser à sa bouche… Ne pas penser à son sang…

 

Eléonore : « Oh, je ne sais plus ce que je voulais te dire, tu m'agaces et arrête de me regarder comme ça !»

J’aurais pu ajouter que si il continuait, il ne verrait plus jamais la bibliothèque du pacte de la même manière… Mais Artyom se rapprocha de moi. Merde, je ne vais pas tenir !

Artyom : « Que je te regarde comme quoi, comme ça ?! »

Il se rapprochait de moi tout en me caressant le visage, je retins un gémissement.

 

Artyom : « Est ce que tu aimes ce que tu vois ? Moi, je t'avoue que la vision de rêve que j'ai en face de moi me plaît de plus en plus »

 

Je plongeais mon regard dans ses yeux, je mordis mes lèvres pour reprendre contenance tout en forçant mes mains à ne pas plonger dans sa chevelure et le rapprocher de mon visage jusqu’à ma délivrance.

 

Eléonore : « "J'aime bien oui, mais ne te fais pas d'illusions » *Tout en agrippant son tee-shirt au niveau de son cœur.*

 

Je n’avais plus envie de le lâcher, son âme entrait en résonance avec la mienne, s’en était fini de moi…

 

Artyom : « Alors pourquoi t’agrippes-tu à moi comme ça ? » *rapprochant ces lèvres des miennes*

 

Artyom : « Si tu veux que je m'en aille, il faut me lâcher ! »

 

Jamais de la vie… n’en pouvais plus, je l’attirais à moi comme j’en avais envie depuis plusieurs nuits, depuis ces minutes d’échanges interminable… j’abdiquais et l’embrassais comme si ma non vie en dépendais, comme si je pouvais respirer, le goûter sans chavirer. Puis je pensais à nos différences… je pouvais lui faire du mal, non c’était mal

 

Eléonore : « Je crois qu'on s'égare Artyom, je suis Sénéchale désormais et toi tu es… » *je le regarde de haut en bas*

Eléonore : « hum.... qui tu es, on ne peut pas… on ne peut pas faire ce genre de choses, et puis il y a l'Act et puis ... »

 

Je n’arrivais pas à me convaincre moi-même.

Artyom prit la main et m’embrassa de toute sa puissance, c’était tellement bon, comment résister ? Ses lèvres étaient si douces. Je tentais de reprendre la parole.

Eléonore : « Et puis… »

Je l’embrassais par intermittence.

Eléonore : « Il y a… »

Je ne sais même plus ce que je voulais dire… j’étais perdue dans notre baiser.

Eléonore : « Je… tu… »

 

Artyom s’arrêta doucement pour que nous atterrissions tout doucement de notre échange passionnée. Il souriait l’air amusé par mon trouble.

 

Artyom : « Ecoute, je vois bien que tu es un peu confuse, alors voilà ce que je te propose. Tu m'aides vite fait pour mes recherches puis on sort comme la dernière fois, j'ai envie de tester quelque chose et après ...ben, on verra bien, te mets pas la pression, pas de prise de tête, il y a toi, moi et nos envies, l'instant présent. »

 

Faire des recherches… comment me concentrer avec mon besoin de luxure à assouvir…

 

Eléonore : « ça me va, mais ne t'imagines pas des choses. »

Alors que je m’en imaginais tellement de mon côté… il fallait que l’un de nous garde la tête sur les épaules. J’étais définitivement perdue !

 

Artyom : « Les ombres du Ver, tu connais ? »

Eléonore : « Non, pas vraiment.....ça avance au fait ton enquête ? J'ai vu qu’Akbar t'aidait du mieux qu'il pouvait. »

Artyom : « On avance, mais pas assez vite à mon goût, mais merci de demander et merci à Akbar pour tout ce qu'il fait, il  est plutôt efficace dans son genre ! »

 

Je tentais de me lancer dans ses recherches sans réelles convictions. Je le sentais encore sur mes lèvres, ses grandes mains tenant mon visage comme si sa vie en dépendait. Je lui lançais des regards de temps en temps et il en faisait de même. Parfois je me laissais emporter par son regard et le contemplais pendant plusieurs minutes imaginant comment je pouvais le déshabiller, le caresser, le lécher. Puis Azraël me donnait un coup de tête pour me ramener dans la réalité. 

Ses yeux me disais « travail! »

Il alternait entre Artyom et moi pour tenter de nous faire travailler efficacement. C’était peine perdue de mon côté. Mais je fis un effort pour Artyom et pour Azraël. 

Une fois notre tâche terminée, je regardais mon Amour ranger nos livres et mettre nos recherches dans un dossier. 

Artyom: « On bouge? »

Eléonore: « pourquoi pas! J’ai grand besoin de mon dégourdir les jambes! »

Je fis une caresse à Azraël et lui promis de passer dans les prochains jours. 

Eléonore: « Merci mon ami pour ton écoute. » 

Azraël me caressa le visage avec sa patte. 

 

Je regardais Artyom. 

Eléonore : « Allons y! »

Et nous sortîmes de la bibliothèque pour rejoindre ma voiture. 

 

Une fois installé, j’allumais le moteur et le regardais droit dans les yeux, je ne pouvais plus cacher ma faim de lui. 

Artyom me sourit 

Artyom: « je te guide, prend à gauche »

Pendant que je suivais ces instructions il s’amusait à tenter de me déconcentrer de ma conduite. 

Une petite caresse en allumant l’auto radio, sa bouche qui approchait dangereusement de mon cou quand il se penchait pour me montrer le passage. J’étais plus que mûre pour le recevoir. 

Nous arrivâmes devant un club, « The Alley »

Artyom vint m’ouvrir la portière et me pris la main tel un chevalier servant. 

Eléonore: « tu sais que je n’ai pas besoin d’un homme pour survivre, la galanterie c’est pas ma tasse de thé. »

Je m’approchai tout doucement de lui.

Eléonore: « tu m’as plus que chauffé, j’ai besoin d’action. »

Artyom ris encore une fois. Le salaud, il se délectait de ma fébrilité. 

Artyom: « Patience ma guerrière, viens allons danser! »

 

Je marmonnais dans ma barbe tout le long du chemin: « danser danser… punaise si tu savais… » *en français*

Artyom: « Eléonore, je ne comprends pas le français, mais ça n’avait pas l’air très gentil! »

Eléonore: « Je parlais de la pluie et du beau temps… »

Artyom: « oui oui! »

 

Il me guida à l’intérieur du bâtiment. De la musique techno m’agressa les oreilles mais une fois quelques minutes passées, je m’habituais. Je suivais mon Amour au milieu de la piste 

 

Il me tira brusquement contre lui et se mis à danser langoureusement contre moi. Je passais mes bras autour de son cou et léchais sa carotide puis remontais doucement  jusqu’à son menton puis ses lèvres. Je me reculais doucement pour l’admirer et me retournais pour me frotter contre lui. Je sentais son excitation ce qui augmenta la mienne. 

Il me chuchota à l’oreille: « je reviens, danse pour moi Eléonore »

Ce que je fis.  Je parcourais mon corps de mes mains tout en me déhanchant, le bétails m’admiraient mais je n’y faisais plus attention. Seul mon désir pour Artyom comptait. 

Il revint à moi avec des crèmes fluorescentes. Il retira son tee shirt et je commençais à parcourir son corps de mes mains peinturlurées en me mordillant les lèvres. Je laissais parler mon imagination. Artyom en fit de même. Avoir ses mains sur mon corps tiède me transcendais. Mon décolleté prenait des teintes psychédéliques. Je brillais de son amour. 

Puis il mit un cachet entre ses lèvres et me fit signe de venir le chercher. Je savais que cela n’allait rien me faire mais je jouais le jeu, j’approchais mes lèvres des siennes et en plongeant mon regard dans le sein ingérais l’ecsta. C’était lui ma drogue. 

Il me souleva doucement contre lui, je passais mes jambes autour de sa taille tout en lui mordillant l’oreille. 

Eléonore: « je n’en peux plus, fais de moi ce que tu veux mais fais le maintenant. »

Tout en l’embrassant langoureusement il se dirigea dans un endroit qui m’importais peu. Les humains insignifiants à mes yeux se poussaient sur notre passage. 

Mes mains dans ses cheveux je les lui tirais tout en dévorant ses lèvres.

Je sentis ses mains sur mon décolleté puis partout sur mon corps. Il me déshabillait avec férocité mais cela m’importait peu, je le voulais tout de suite et maintenant. 

Eléonore: « Artyom s’il te plaît »

 

Il me regarda et prit possession de mon corps avec vigueur. 

L’intensité de ce moment me fit fermer les yeux. Jamais de ma vie ou de ma vie de vampire je n’avais ressenti des sensations comme celle-ci. Mon monde s’ouvrait à un univers inédit peuplé de couleur et de chaleur. 

Artyom: « Regarde moi, je veux te voir »

Je me forçais à ouvrir les yeux. 

Eléonore: « Mon dieu Artyom, si les vampires savaient le plaisir que j’ai à t’avoir en moi, je pense que nos guerres interfactions s’arrêteraient à l’instant ! »

Tout en gémissant de plaisir et en l’embrassant je repris:

Eléonore: « Moi, Sénéchale d’Oceanside… je vous… propose des… baises vampire/garou »

Il me cloua le bec en accélérant la cadence. Je tentais de finir ma phrase

Eléonore: « voilà… la… guerre est … finie ! Putainnn c’est bon! »

Il rit puis plongea dans mon cou pour me mordiller tout en me faisant vivre la meilleure nuit de ma longue vie. 

Nous n’arrêtâmes seulement à cause du soleil qui allait se lever. Nous avions mis sans dessus dessous la pièce dans laquelle il m’avait emmené. 

En nous rhabillant nous faisions l’état des lieux, Artyom tenta de remettre en place le lavabo mais il tomba lourdement au sol. 

J’explosais de rire.

Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas sentie aussi bien. 

 

Ma robe était dans un état pitoyable mais je m’en fichais. Il me prit la main et me raccompagna à ma voiture. 

Artyom: « belle nuit à toi Eléonore. »

Eléonore: « pareille pour toi Artyom »

 

Je l’embrassais une dernière fois et grimpais dans ma voiture, un ultime regard et je pris la route dans un état second. 

Je conduisais jusqu’à l’Elyseum avec un sourire au lèvre. Je ne me sentais plus seule, je ne pensais pas à l’après. J’étais dans l’ici et maintenant. 

 

J’arrivais à l’Elyseum, Marta me salua sans me faire aucun commentaire sur ma tenue, je filais dans la chambre de Betty pour vérifier qu’elle dormait. 

Elle allait bien.

Je pris le chemin de ma chambre et me préparais à passer une bonne « nuit » de sommeil accompagné de mon loup ténébreux. 

 

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