Nous sommes le 6 septembre 1815, dans le ranch Goodnight, établi aux alentours de la ville de Richmond, Virginie, USA.
C'est ce soir là que né le petit Robert Goodnight, enfant issue d'une fratrie de 8 frères et sœurs. Son père Sullyvan Goodnight était l’héritié d'une fortune confortable ainsi que d'une propriété terrienne sur laquelle était exploitée plusieurs hectares de terres agricoles. Sullyvan Goodnight, grand fumeur de cigares devant l'éternel mourra à l'âge de 57 ans d'un mal encore mal connu à l'époque aujourd'hui appelé cancer. Robert n'avait que 11 ans lorsqu'il fut envoyé au fort militaire de Richmond en Virginie, l'ancêtre de l'école militaire qui verra le jour quelques années plus tard . L'éducation qu'il avait reçu n'avait pas permis au jeune garçon de rentrer dans les bonnes grâces de sa mère qui avait reçu la charge du Ranch Goodnight. Cette dernière se contenter de dilapider le peu d'argent qui restait à la famille dans des remèdes qui lui permettait de fuir l'horrible réalité du quotidien. Incapable de s'occuper de la propriété de feu Sullyvan, la ferme tomba rapidement en désuétude.
A l'âge de 14 ans le jeune Robert n'était pas le garçon le plus brillant de la garnison, ni même le plus courageux. Il passait le plus clair de son temps à reluquer les jeunes femmes embauchées (ou esclaves) de la garnison et à fumer les cigares qu'il piquait aux officiers supérieurs. Après des mois passées au gnouf ou à se faire fouetter la couenne par les hommes du fort en charge de son instruction, il fut envoyé plus au sud vers les frontières de l'état du Texas afin de renforcer les positions américaines prêt de la frontière avec le Mexique. C'est la bas qu'il développa une haine particulièrement prononcé pour les peuples dont la langue était l'espagnol. Robert n'était pas capable de faire la différence entre les différentes ethnies latino-américaine, mais il savait que ces « salopards de poivrons » comme ils les appelaient avait pris la femme qui devait devenir son épouse lors d'un raid sur la garnison qu'il occupait. Ayant trouvé un but à sa misérable vie de jeux, d'alcool et de déchéance, Robert se fit de plus en plus habile dans le maniement des armes. Il appréciait se bagarrer et n'était pas le dernier à sortir en ville lors des nombreuses permissions qu'il s'accordait pour courir la gueuse et boire de la bière tiède.
Après plusieurs passages devant la cour martiale du jeune gouvernement confédéré, c'est à l'âge de 26 ans que Robert se retrouve engagé dans sa première guerre, et quoi de mieux que de se retrouver en face de mexicains pour fêter son premier baptême du feu. Robert fut évidemment envoyé en premier ligne, ses supérieurs hiérarchiques directs espérait que Goodnight l'enflure prennent du plomb dans la cervelle, suffisamment pour qu'il dorme pour l'éternité. Mais Robert était sacrément robuste, blessé à plusieurs reprises, notamment par balle, il passa plusieurs mois dans les unités les plus à risque du conflit. Il n'hésitait pas à se servir de ses camarades pour éviter les coups les plus dangereux. Il lui arrivait de se cacher sous des tas de cadavres afin d'éviter les déluges de feu lors des batailles qu'il évaluait perdues d'avances. Il était particulièrement vicieux, se délectant de voir la vie quitter les hommes, mexicains ou américains, jusqu'à leurs derniers instants. Il avait une fascination morbide pour la douleur. La mort était devenue son quotidien et comme il le disait souvent de son vivant « j'aime prendre cette salope de faucheuse par la croupe pour la monter ». Teigneux, rebelle et plutot robuste, il finit par se faire remarquer par un Colonel en poste à Fort Texas, un certain Thomas D. Comstock. Comstock était un homme taciturne, qui réclamait expressément à ne jamais être dérangé en journée, sous aucun prétexte, expliquant avoir une maladie de peau suffisamment incapacitante pour ne pas pouvoir être exposé au soleil. De missions en missions plus étranges les unes que les autres, Robert finit catapulter comme aide de camp de Comstock. Il passait l'essentiel de son temps à monter la garde en journée de la tente du Colonel. Le soir venu, il était souvent amené à aller en ville afin de ramener des filles de joies dans la tente du colonel. C'est lors de ces soirées particulières qu'il eut un avant goût de la non vie, Comstock avait pour habitude de s'épanouir dans la contemplation des corps des siens et des prostituées entremêlées. Dans cet enchevêtrement charnel il venait déposer des baisés à la volée sur le cou des acteurs de ces soirées brûlantes auxquelles Robert prenait plaisir à participer.
Après la victoire des forces armées américaines sur le mexique et l'annexion du Texas, Robert suivie le Colonel Comstock jusqu'en Virginie, l'état natal de Robert. En 1863, à l'âge de 48 ans que ce vieux vicelar' connu l'étreinte de son Colonel bien-aimé. Alors qu'il gisait un soir sur le champs de bataille de Gettysbug, le Colonel vient se pencher au dessus de son cadavre pour le voir revenir. Comstock n'aimait pas la personnalité plus que prosaïque du vieux Robert mais il fallait l'avouer, ce dernier était sacrément efficace lorsqu'il s'agissait de verser dans l'art de la violence.
C'était le matin en Amérique, mais désormais il n'y aurait plus jamais d'aube.
Le Colonel Comstock utilisait Robert comme homme de main. Il avait bien compris qu'il était bien plus efficace pour flinguer des gens qu'à faire le planton devant sa tente. Dès lors ses nuits ne serait plus qu'une traque incessante des ennemis du Colonel. Celà dura des années, des décennies. Robert trouvait le plaisir là ou il le pouvait. Il ne manquait jamais l'occasion de chasser du mexicain ou de participer aux quelques chasses au sang lancées dans les états qu'il arpentait. C'est lors de cette période que Robert fut affublé du surnom qu'il haïssait tant : 'Bill le cafard'. En 1937, avait un contrat a exécuté pour le Colonel, à New York, une certaine Kemin'Tiri. Une métèque comme le disait Robert. Il prendrait grand plaisir à la faire chanter. Mais ce soir là il y eut un hic. Le gros Robert ne pensait tomber sur une adversaire aussi coriace. Cette saleté de Sethite n'était pas seul, et même si il réussit à abattre quelques goules, le regard de la vampire stoppa net le brujah. Alors qu'il était aux portes de la destruction Kemin' fit boire de son sang à Robert, ainsi que celui de ses goules. Au bout de quelques nuits le lien de sang fut établi et Robert était devenu la bête servile de Kemin'Tiri.
Robert finit par sortir du giron de son bon Colonel. Il lui arrivait de repenser à ses soirées de plaisirs passées à ses côtés. Mais Goodnight n'était pas du genre sentimental, encore moins depuis qu'il avait connu l'étreinte. La bête en lui ne faisait que grossir, et le peu d'humanité qu'il avait de son vivant ne cessé de s'amenuiser au fur et à mesure que les années passées. Le peu de plaisir qu'il éprouvait était dans la bagarre, les nuits avec les filles de joie et le sang vicié.
A la fin de l'année 99, alors que les nuits de Robert se résumait à des traques incessantes de contrats à exécutés, il fut contacter par Kemin'Tiri. Cette fois ci il ne s'agissait pas de rançonner ou de descendre un gars. Mais de représenter les intérêts de sa « chère Métèque » à Oceanside. Le vieux Robert était ennuyé à l'idée de devoir se rendre en Californie, un état de « pédés et de saloperies de bouffeur de chili ».
Traits de personnalité : Colérique, violant, raciste et apathique. Il aime à rire grassement lorsqu'il injure (ce qui ponctue souvent ses phrases).