13/12/99 18h25
Gianluca Giovanni attends Robert Goodnight dans le hall de l’Elyséum. Il semble particulièrement de bonne humeur, probablement la perspective de se dégourdir les jambes et les poings. Il est accompagné d’une magnifique jeune femme élancée donc l’apparente fragilité contraste avec la puissance et l’assurance qu’elle dégage.
Robert, lui, finit de se préparer dans le ranch que vient de lui acheter Kathleen White au nord de Vista. L’endroit est dans son jus mais le vampire cow-boy a promis à la diplomate de la Cour d’Oceanside de remettre la masure d’aplomb en guise de remerciement.
Robert se fait une beauté, un coup de pento et d’after-shave plus tard, il visse son stetson sur sa tignasse et part pour seller sa jument goule, Yvonne. Ce soir Robert est content. Gianluca, ou plutôt le macaroni, lui a promis de casser du chicanos. Le brujah arrive à l’elyseum d’Oceanside et tombe sur Gianluca et sa « compagne ».

GG : « Bonsoir Robert, Je te présente Lorna, mon bras droit. Tu peux te fier à elle, mais ne t’avise jamais de lui manquer de respect, tu me manquerais de respect à moi et tu vois, ça, ça me ferait de la peine. »
RG : « Salu l’rital. Bonsoir m’dam. Vou zete ravissente, cete soiré se presente sou lé meilleur ospice. »´
L’épais cow-boy se rapproche de la jeune femme pour lui prendre la main et l’embrasser mais la jeune femme, se mettant fermement sur ses appuis, stoppe net l’avancée du Cowboy avec un coup rapide et précis de la paume de sa main sur le torse du malotru, le forçant même à reculer d’un pas, sous le regarde amusé de Gianluca.
LC : « Bas les pates le vieux ! Me confond pas avec la vieille carne qui accepte que tu la monte ! »
RG : « Hoho ! Mais dit’donc ! Cé kéla du répondant la poulette ! »
GG : « Apprends à garder tes distances avec elle l’ancêtre, il serait fâcheux que tu arrives à la fête amoché. »
RG : « Aaaahhahahahaa. Oé ya mieu à faire, une prochéne foi pour la valse italiéne. »
GG : « Bon, allons-y ! Tu vas laisser ton canasson ici pour cette opération, on va prendre la diligence à moteur .... Je conduis. »
[20:05]
Gianluca prend le volant d’une Maserati dans laquelle s’installe confortablement Lorna et Robert. Le Brujah prend soin de s’installer derrière la jeune femme afin de glaner, d’une façon assez grossière, les effluves de son parfum. La voiture démarre en trombe du parking de l’elyseum, les enceintes des portières crachant du « Shivaree ».
RG : « Ta pa un peu de countri ? Ou du Joni Cash?? »
GG : « Tu pourra choisir la programmation musicale quand tu conduiras ta propre caisse. En plus cette chanson s’appelle « Goodnight Moon », je me suis dit que c’était tout indiqué pour cette petite virée !»
RG : « Barf. C naz. É on é mieu sur un cheval ou la croupe d’une bél jumen… »
[20:05]
Après un court trajet d’une trentaine de minutes vers la ville de Vista, le véhicule s’arrête à proximité d’une grande avenue passante de la ville, la Santa Fe Avenue. Le Giovanni choisis le parking à proximité d’un concessionnaire automobile. Le quartier qui ressemble à une zone commerciale en friche semble assez mal famé, quelques SDF promènent des cadis pleins à craquer alors que des chiens errants se battent pour le maigre butin que pourra leur donner cette poubelle crevée.
[20:06]
RG : « Sa me plé bien ici. J’viendré volontié en viléjiature… »
GG : « Lorna je te laisse gérer les caméras du quartier, fait en sorte qu’on soit dans le noir. Robert tu vas sortir et aller au Liquor shop La Vista. Le gang, les Vatos Locos, ont une planque dans l’arrière boutique. En attendant je vais faire venir les nettoyeurs. »

[20:06]
Le bruit du barillet laissa place au silence dans l’habitacle de la voiture de luxe du Giovanni, Robert claque la porte et se dirige d’un pas décidé vers le revendeur d’alcool et tombe sur un groupe d’une douzaine de latinos, uniquement des hommes, habillées à la mode gang des années 90. Pantalon jeans baggy, chemises à carreaux boutonnées au cou, bandanas et tatouage à la commissure du pouce et de l’index indiquant « VL ». Le petit gang de jeunes gens fait face à un mur peint d’un immense graphe stylisé représentant un personnage en cape rouge, les bras tendus, entouré d’un cercle d’énergie orange. Un des jeunes mexicains fulmine devant le graphe.

« Si je trouve le cabron qui ait venu chier sur notre mur je le réduit à néant ! »
« Ouais Grana bien dit ! Surtout que ça fait déjà deux nuits que cette saloperie est là..
« Qué ?!!!? Et tu pensais me le dire quand coño ?! »
« Désolé Jefe mais je trouvais ça joli! »
« Joli ? Je vais pisser sur ta couette et me torcher avec ton oreiller on verra si tu trouves ça joli hijo de puta ! »
[20:06]
Robert s’approche alors en jouant avec un de ses colts, s’amusant à mettre et enlever le cran de sécurité de l’arme. Le leader du gang remarque l’arrivée du personnage plutôt atypique et l’interpelle.
« T’es qui toi l’fossile ? T’es dans notre Bárrio ici chavalo ! Dégage de là avant qu’on te fasse la peau ! »
Robert rit.
« Hey regardez hermanos ! Le vieux est habillé comme un vrai cow-boy. Il a même un jouet pour faire pan-pan. Haha ! On est les Vatos Locos, t’es sur notre territoire ici, alos fous le camp pendejo on a assez ri. »
Robert arrête de rire et regarde la douzaine de jeunes hommes lui faisant face, l’air étrangement paisible.
RG : « C ki le chef de votr bande de conars de tacos ? »
Le même homme qui s’adresse à Robert reprend alors.
« Moi coma mierda. »
[20:07]
Le jeune chef sort alors de son pantalon un pistolet qu’il tient à l’horizontal vers le vampire. Une détonation d’arme à feu se fait alors entendre. Grana, le jefe, tombe immédiatement à terre criant à plein poumon se tenant l’entrejambe dans les mains.
« AAAAAAAAAAAHHHHHHHH!!!!! Que malo!!!! Hermanos matalo !! » (Aïe j’ai mal, tuez moi ce connard**).
Quelques uns des gangsters regardent leur chef se rouler par terre alors que d’autres commencent à sortir des armes, les mains tremblantes et les pointent vers Robert.
RG : « 11 bale, il reste 11 tacos. Va faloir ke je sois bon! »
Robert crie.
RG : « Alor lé bourse mole! Jsavé bien ki yavé ke dé pd du koté sud de la frontière ! »
De nouveaux deux coups de feu retentissent. Une balle finit dans le cadi d’un clochard qui passe par là et une autre fait tomber un Vatos Locos. Les gangers enhardis par les ordres du chef Grana, beuglant à la mort, se mettent alors tirer sur le vampire de l’ouest. D’une vélocité phénoménale, le brujah se précipite derrière une benne à ordure. Il attend patiemment que les chargeurs se vident pour de nouveau sortir ses colts et abattre d’un tir à la gorge deux autres Vatos.
[20:07]
RG : « P’tin! Sa fé du bien de descendre ces enfoirés de chicachiasse. »
Prenant le temps de se planquer de nouveau derrière la benne, en attendant si les coups de feu cesse, Robert patiente. Lorsqu’il ressort de son abri le vampire ventripotent se fait plaquer au sol par trois Vatos, se faisant rosser de coups de couteau dans l’abdomen. Un autre Vatos rejoint ses comparses pour sauter dans la mêlée, ne laissant plus apparaître que le chapeau de Robert dans le clair obscur de la nuit. A quelques mètres de la Gianluca discute paisiblement avec Lorna.
LC : « Tu ne penses pas qu’on devrait aider cette vieille merde ravagée ?
GG : « Non. Je veux savoir ce que vaut « Bill le cafard ». »
LC : « Drôle de surnom. »
GG : « Oui. Voyons s’il le mérite. »
Un cri tonitruant vint interrompre la petite discussion des deux compères.
RG : « Bwaaaaah. »
Les 4 Vatos engloutissant le corps de Robert se retrouvent projeté à plusieurs mètres en arrière. Prenant le temps d’épousseter son cache poussière, Robert dégaine son couteau pour castrer le Vatos le plus proche de lui. Le vampire, en tournant la lame de son couteau dans l’appareil génital du malheureux, rit de façon sordide.
[20:08]
GG : « Bon... ça suffira. Bien je vais l’aider à finir. Pas besoin de te salir Bella lagarza. »
Le Giovanni dégaine un de ses flingues et décide de se ruer dans la baston. Son style moins vicieux que celui de son compère est tout aussi efficace. Il attrape par derrière avec force et rapidité l’un des Chicanos par la gorge et l’utilise comme bouclier puis lui chuchote quelque chose à l’oreille. Le gangster écarquille alors les yeux comme terrifié par une apparition, hurle de peur et se pisse dessus. Gianluca en profite pour abattre quatre des ces blaireaux pour finir par briser la nuque de celui qu’il tenait, redonnant son silence à la ruelle. Puis il se rapproche du chef agonisant. Lorsqu’il arrive à son niveau, il se baisse et lui force à boire quelques gouttes de son sang.
GG : « Tu es à moi maintenant stronzo. »
C’est alors que Robert, bête fauve, maculé du sang de ses ennemis (probablement aussi du sien) fonce à vive allure vers le dernier mexicain vivant. Il retrouve Gianluca à ses côtés, il se penche vers lui, en brandissant la lame de son couteau.
RG : « Kiss me Goodnight connar! »
GG : « Non Robert pas celui là. Je l’ai pris. »
RG : « Bon sang enkor un raton pour goule.. Il risk pa de touché ta bel Lorna! »
Robert crache.
RG : « Alé jte le laiss. Tu ma fé un bo kdo ce soir. »
GG : « Bien ! Tu vois quand tu veux ! Les nettoyeurs arrivent. Partons. »
RG : « Oé alon boir! »
GG : « T’as ce qu’il faut sous le coude déjà ici, non ? »
RG : « Sur dé burritos ?! Pluto étr détrui !!! »
Gianluca sourit d’une air goguenard
GG : « Je vois... »
[20:10]
Le petit groupe composé de l’italien, sa belle compagne et le vieux cow boy s’engouffre dans la Maserati pour se filer se mettre à l’abri. Au loin on entend déjà le bruit des sirènes de police résonner dans l’obscurité californienne.
[20:27]
De retour à son bureau, à l’Elyséum, Gianluca raconte sa petite virée au Primogène Mice O’Dren.
GG : « Mon cher ami, celui-là, il va falloir le surveiller comme le lait sur le feu ! C’est une usine à emmerdes ! »
Gianluca regarde le Nosferatu qui se décompose à vue d’œil, comme s’il avait du mal à conserver son apparence.
GG : « Allons... Ca va aller ! Passons aux bonnes nouvelles .... »
