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Journal de bord de Freya Lockhart - 13 - Le lion et le moucheron

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Le 02 janvier 2000, 14h48.

J’étais dans mon bureau. Je tournais en rond, la furie noire n’avait plus l’air de rien du tout…

Il fallait que je me décide, affronter la réalité ou continuer à croire que tout ceci n’était que mon imagination.

 

Message mentale aux membres de ma meute,

« Depuis quelques jours, je me sens épiée. Ça s’intensifie chaque jour un peu plus.

J’aurais besoin de votre aide pour comprendre. Je ne suis pas suivi directement mais Sekhmet pense qu’il y a d’autres moyens de le faire, si je suis suivie, c’est qu’il doit y avoir une raison.

J’ai besoin de vous. »

 

Mon Alpha me répondit immédiatement,

« Bien sûr ma sœur, comment pouvons-nous t’aider?

Nous pourrions déjà vérifier que tu n’es pas suivie par un esprit.

Si ce n’est pas le cas, nous pourrions réfléchir à invoquer un esprit qui pourrait t’aider à identifier ce qui te hante… tu pourrais m’en dire plus sur cette sensation préoccupante? »

 

Sans plus attendre je lui répondis,

« C’est comme si quelqu’un était là, pas loin, à me regarder faire ma vie.

Plus les jours passent, plus la sensation s’intensifie. Je sens une présence, mais elle n’est pas physique car j’aurais senti ou vu la personne qui me suit… C’est plus comme un sentiment.

Vous pensez que je pourrais être victime d’un sort? »

 

La panique me gagnait, Taynara, ma Bêta, prit la parole,

« Peut-être un sort ou peut-être bien que les événements récents te. Perturbe tout simplement.

On devrait t’emmener voir Diana pour qu’elle t’observe. »

 

J’étais peut-être complètement folle mais sincèrement… j’en doutais.

« Au début, je pensais comme toi Taynara, mais plus les jours passent et plus je ressens au fond de moi que ça ne vient pas de mon côté parano et qu’il y a un problème…

Si j’ai quelque chose sur moi qui mène nos ennemis directement à notre Tanière ou au Blue

Cottage… Je m’en voudrais énormément.

Donc si vous pouviez faire toutes les vérifications possibles.

J’en dors très mal la nuit alors qu’avant je n’avais pas de problème de sommeil… »

 

Ludwig de sa voix apaisante reprit la parole,

« Ok, faisons déjà une vérification pour voir si un esprit n’est pas entrain de te persécuter. Sinon je suis d’accord avec Tay, tu devrais passer voir Diana pour vérifier ta psyché… les derniers évènements ton peut-être marqués plus que tu ne le penses et il ne faut ni avoir peur de ses sensations ni les minimiser.

Seulement, parfois, il nous manque les clefs de compréhension de notre propre esprit.

Tu as bien fais de nous en parler, c’est très sage de ta part. »

 

« Merci d’être là pour moi,

Magnus, peux tu rester avec moi? Après ta vérification Ludwig, nous irons chez Diana. »

J’entendis Magnus dans ma tête,

« Oui, pas de souci Freya, je reste à tes côtés. »

 

***

Le 02 janvier, 15h29.

 

J’étais dans mon bureau, je regardais par la fenêtre les yeux dans le vide. J’attendais mon Alpha.

Je ne savais pas ce qui allait m’arriver, ce que j’allais découvrir non plus.

Depuis cette nuit au sein de mon Île, tout avait changé pour moi. Je m’étais perdue.

 

Ludwig arriva dans mon bureau, la voix posée et pleine de compassion, il me demande de lui suivre dans son cabinet.

 

Sans plus attendre, je le suivis.

 

Nous nous installèrent face à face, assis en tailleur sur le tapis persan.

 

Mon alpha alla ensuite préparer un thé au jasmin qui laissait planer une odeur florale agréable.

Nous commençâmes par une méditation pour tenter de me détendre.

Je n’avais plus vraiment conscience du temps qui passait.

J’étais dans ma bulle, dans ma lande.

Je sentis une chaleur se dégager du haut de mon crâne.

Je compris en entendant la voix de mon Alpha que c’était lui qui avait placé sa main au dessus de mon crâne.

« Tout va bien se passer Freya, tu ne dois pas avoir peur de tes sentiments. Je vais te poser une série de questions, tu ne peux répondre que par oui ou non.

Tu as compris? »

 

Ça voix n’était plus qu’un murmure, j’étais de plus en plus sereine, des frissons de bien être me parcouraient le corps, je répondais à ses questions sans réfléchir.

 

Après une dizaine de question, Ludwig retira sa main.

« Freya… Je ressens ton tourment et ta rage de ne pas arriver à saisir l’ennemi qui te persécute.

Ta situation me fait penser à une vieille fable « Le lion et le moucheron ». »

 

Il se leva et se dirigea vers sa bibliothèque. Il attrapa un vieux et épais livre qu’il me tendit.

Je pouvais lire sur la couverture « Les Fables de la Fontaine ».

« Prend Freya, je t’en fais cadeau. Puisse-t-il te guider vers la sagesse tout comme il fut inspirant pour la mienne. »

 

Ludwig repris place face à moi,

« Voilà, écoute… Je ne pense pas que tu sois persécuté par un esprit. Cela va au-delà de ma compétence mais si tu m’y autorise, j’aimerais tenter autre chose… »

 

J’avais confiance en lui, j’acquiesçais sans dire un mot.

Mon alpha ferma les yeux,

« Freya, n’oublie pas qu’ici et maintenant, tu ne risques absolument rien.

Reste calme et immobile. »

 

Plus facile à dire qu’à faire… je respirais un grand coup et laissait faire Ludwig.

Il récitait quelques mots en ancien Uratha et l’odeur de Jasmin qui planait dans la pièce fut immédiatement balayée par des embruns iodés.

 

Soudain, Pharamaja, une grande araignée de mer apparu en forme spectrale sur le plafond.

Ludwig tendit sa main et l’esprit de la tisseuse lui effleura la main avec l’une de ses pattes.

Un œil apparu sur sa carapace, il me regardait avec insistance.

 

Sans m’en rendre compte j’avais fait tomber mes défenses et je me retrouvais en posture de faiblesse, mise à nue par cet esprit de la tisseuse. Je me sentais humiliée, tel une proie faible et sans défense.

 

Je sentais la rage me gagner, c’est alors que Pharamaja disparu et l’odeur du thé au Jasmin me ramena à la réalité.

 

Ludwig s’approcha doucement de moi,

« Désolé ma sœur mais cela était nécessaire… Tu es bien liée à quelque chose ou à quelqu’un,

Pharamaja a vu un fil relié à toi… Es-tu victime d’un sort Magyque ? D’une discipline vampirique ?

… difficile à dire mais ce dont je suis certain maintenant c’est qu’il ne s’agit ni d’un esprit, ni d’un don Uratha… Prend Magnus avec toi et va voir Diana, son expertise te sera indispensable pour identifier ce sortilège »

 

J’étais submergée par mes émotions, que dire…

« Merci mon frère. »

 

Ludwig me souriait avec compassion,

« Je t’en prie, nul besoin de me remercier, c’est tout naturel… Va ma sœur et n’oublie pas que tu dois ignorer les attaques du moucheron, il finira par se jeter dans une toile d’araignée. »

 

Je regardais mon Alpha, pris le livre qu’il m’avait offert et le serrait fort contre mon cœur.

Sans un mot, je partis chercher mon frère pour nous rendre chez Diana.

 

***

Le 02 janvier, 16h53,

Je lisais le livre pendant que Magnus nous conduisait chez Diana,

« Va-t-en, chétif Insecte, excrément de la terre.

C’est en ces mots que le Lion

Parlait un jour au Moucheron. »

 

Je pensais,

« Je me sens plus comme un moucheron que comme un Lion fasse aux nombreux dangers sur

Oceanside. Je ne sers à rien et me voilà maintenant complètement folle… »

 

J’envoyais un message à Matthew,

*Le 02/01/00 à 16h54 de Pimousse*

Coucou,

Je suis désolée, je n’ai pas eu le temps de t’appeler ce matin.

J’arrive chez Diana, je t’appelle après.

@toute

Freya

 

*Le 02/01/00 à 16h54 de Mat*

Coucou toi,

Merci pour hier soir,

Rien de grave?

J’attends ton coup de téléphone.

Mat

 

***

16h55,

 

Mon frère se gara dans la petite cour de gravier devant la grande maison rénovée de la Meute des

Griffes de Jade.

 

Ayant nos habitudes, nous fîmes le tour de la maison pour arriver au petit portillon de côté qui donnait sur le jardin.

 

Nous arrivâmes tranquillement dans le jardin appréciant les douces odeurs qui en émanaient.

C’est alors que nous entendîmes un bruit inhabituel.

 

Une voix inconnue semblait menacer Diana,

« Ne bouge pas sinon tu vas te faire transpercer de toute part!!! »

 

Sans hésiter, nous nous précipitâmes en forme Glabro dans le jardin, prêt au combat.

Sauf que… rien de bien sanglant…

 

Seulement Diana, debout sur un tabouret pendant que Maï-Ling essayait de fixer sur elle une nouvelle étoffe dans le but de réaliser un patron pour un nouveau Kimono cérémonial.

 

La Naga s’avança vers nous avec, sorti de nul part son sabre chinois,

« Vous en avez trop vu maintenant, je dois vous supprimer! »

 

Sans réfléchir, je me mis en protection devant Magnus, prête à accueillir Maï-Ling comme il se doit.

« Non, arrête Maï-Ling! Ce n’est pas grave. C’était une surprise pour le retour de Carolina mais il devait en être ainsi je pense… »

 

Maï-Ling se stoppa net puis nous fit un léger salut de la tête avant de partir de son côté.

 

Diana descendit de son tabouret, retira les étoffes et nous invita à la rejoindre.

« Alors, que puis-je pour vous? »

 

Je saluais Diana tout en me décalant pour laisse Magnus y voir quelque chose, il ne craignait plus rien.

« Chère Diana, j’ai besoin de ton expertise pour m’analyser. Il semblerait que quelque chose se soit lié à moi. Je me sens observée et suivie depuis quelques jours.

Peux-tu m’aider? »

 

Magnus ajouta

« Oui, nous sommes inquiets, les sens de ma sœur sont en alertes… si vous pouviez nous aider ou si je peux vous aider à quoi que ce soit, dites le moi. »

 

Diana nous écoutait attentivement puis nous fit signe de la suivre vers le milieu du jardin, là où se trouvait son arbre et le kiosque en bois.

Mon endroit préféré.

 

La teinte du bois me rappelait quelque chose mais je n’arrivais pas à me souvenir quoi…

 

Je regardais mon frère qui me fis signe de me concentrer sur Diana.

« Bien, j’ai besoin que vous m’en disiez plus… Que ce passe t’il exactement? Comment cela se manifeste t’il? Depuis combien de temps? »

 

Je répétée à Diana ce que j’avais déjà expliqué à ma meute.

Elle m’écouta sans m’interrompre,

« Depuis quelques jours mais je ne peux pas te dire combien… Je pense depuis le retour de

Jodilynn, je me sens observée, suivie. Je dors très mal, je fais des cauchemars. Les sensations s’intensifient un peu plus chaque jour.

Ludwig vient de m’analyser, je serais liée à quelque chose ou à quelqu’un… Pharamaja a vu un fil relié à moi. »

 

Diana hocha la tête,

" Il semblerait donc que ton instinct t'indique quelque chose et que ces "fils" soit là pour une raison ... cela pourrait bien être en effet un mauvais sort, ou l'utilisation d'une Discipline

Vampirique ... Allons, rejoins moi, assied toi juste à côté que je regarde ce qui se passe avec toi ...

Il est clair que si ton instinct sent une présence en permanence autour de toi, alors il ne faut pas ignorer ce signe ... installe toi que je regarde ! »

 

Je regardais Magnus un instant puis m’installais devant Diana.

Je me rongeais les ongles de stress, mon frère mit posa une main rassurante sur moi.

Cela m’apaisa immédiatement.

 

Diana se plaça juste à coté de moi et commença à réciter un Mantra que je ne comprenais pas mais cela eu l’air de déclencher quelque chose.

 

Je pouvais observer Diana plisser des yeux de temps en temps.

 

Quand elle passa sa main au niveau de mon cœur, la théurge eu l’air de ressentir vraiment quelque chose.

 

Mon dieu, mon cœur était fichu… Jodilynn l’avait contaminée… ou peut-être ce vampire Akbar…

 

Mes craintes s’évanouir quand j’aperçu l’air détendu de Diana, elle affichait une confiante sérénité.

" Ma fille, j'ai fini mes recherches, et en effet, il semble bien que tu sois victime d'un sortilège… la bonne nouvelle, c'est que j'ai réussi à l'identifier, je le connais que trop bien, il s'agit ici en effet d'un sort qui peut être dévastateur s'il n'est pas traité correctement et sérieusement…

Ce sortilège affecte régulièrement les nôtres et ne dois jamais être pris à la légère, car les fils qui te sont attachés se prolongent directement jusqu'à ton cœur et, dans certains cas, celui-ci peut se briser "

 

Diana fit une pause, je regardais mon frère puis Diana, passant de l’un à l’autre ne comprenant pas de quel sortilège elle parlait…

" Ma fille, ton mal a bien des noms, mais celui qu'on lui donne le plus couramment est : l'AMOUR !!!

Tu voues un amour sincère à un membre de notre parentèle et un "lien" s'est tissé entre vous, comme cela arrive souvent, pour symboliser l'union parfaite entre deux créatures de Gaïa qui résonne sur la même fréquence synergique...

Cet amour ne dois pas être pris à la légère, car il est celui, véritable, qui connecte deux êtres pour n'en faire plus qu'un, à tel point que si l'un des deux souffre, l'autre ressent cette souffrance et la

partage … Et c'est ce qui t'arrive ma fille, ton amour sincère pour le fils Braddock, cet amour "surprise" que tu as laissé grandir en toi, au point de devenir une part de toi, est maintenant un

lien qui vous unis par delà les sens des communs des mortels ... Ton âme sœur souffre de la situation de son père et tu ressens cette souffrance toi aussi, elle est là, présente, tapis dans l'ombre ... comme un poison qui te ronge de l'intérieur ... Et c'est là que toi, tu dois être cette moitié qui soigne, qui écoute, qui comprends et qui soutien dans cette épreuve ... Votre amour se transcendante par delà les sens et les distances ... et c'est dans ton cœur que Matthew pourra puiser la force de surmonter sa peine.

Aujourd'hui, sa colère et sa frustration impacte ta personne, mais tu peux inverser la tendance, il te suffit simplement d'être là, pour lui, avec lui et de lui donner cet amour, celui-ci agira comme un baume et vous aidera à guérir, tout les deux ! »

 

Par Mère Lune… je respirais de nouveau et retrouvais le sourire, tout comme mon frère que j’entendais souffler à mes côtés.

 

Je regardais Diana,

« Tes mots font sens et résonne dans mon cœur. Merci à toi Diana de m’avoir aidé. Je m’imaginais perdue à jamais, même si l’amour, parfois… peut amener à se perdre sois même. »

 

Magnus s’approcha de moi,

« Tu m’as fait peur! Ben, je préfère ça! Je croyais que Jodilynn avait encore frappé! »

 

Il éclata de rire.

Ca faisait du bien de le voir rire.

 

Je le regardais,

« Plus de peur que de mal » *tout en lui faisant un clin d’œil*

 

Je me retournais de nouveau vers Diana,

« Nous n’allons pas te prendre plus de ton temps.

Merci à toi Diana. »

 

Mon frère la remercia également et nous partîmes le cœur serein.

 

***

 

Je rentrais du terrain de Vicktor, sans perdre de temps je partis courir sur le territoire de notre meute.

 

Je n’avais pas encore eu la possibilité d’analyser tout ce qu’il m’arrivait et surtout ce lien entre

Matthew et moi.

 

J’étais loin de mon mood d’avant, quand j’étais rentrée dans son bureau avec cette histoire de mission sacré en tête…

 

Moi, la furie noire, j’étais tombée amoureuse.

Ma mère allait en faire une syncope.

 

Je n’allais sûrement pas lui en parler tout de suite.

Toute ma vie, on m’avait rabâché que les hommes ne nous apportaient rien… hors, ce n’était pas ce que je ressentais, c’était tout le contraire…

 

Mon cœur battait à l’unisson avec le sien.

Il me voyait vraiment tel que j’étais et non pas comme la personne que je tentais d’être.

 

Après une soirée avec ma meute, je repartis en toute discrétion chez Matthew.

Mon nouveau fétiche était vraiment très utile!

 

Je m’introduis chez les Braddock comme à mon habitude et rejoignis sa chambre sans grande difficulté.

 

Je toquais doucement, celui-ci ouvra rapidement la porte, un sourire sur ses lèvres en me voyant apparaître.

« J’attendais ton coup de fil, mais c’est encore mieux! »

Il me prit par la main, me serra fort dans ses bras et sans tarder nous nous retrouvâmes sur son lit à nous regarder sans rien dire.

 

Je ressentais toutes ses émotions. Tristesse, peur, colère, amour.

 

Je lui caressais la joue,

« J’ai dû aller chez Diana pour me faire analyser, j’avais des sensations qu’il fallait vérifier »

 

Celui-ci, inquiet, se rapprocha de moi,

« Tout va bien? »

 

Je me blottis dans ses bras et poursuivis,

« Oui tout va bien, il semblerait que je sois attente d’un mal pas trop grave…. »

 

Je ne pus finir ma phrase, il me renversa, commença à inspecter mon corps ce qui me chatouillait.

« Arrête Mat… tout… va… bien! »

 

Je ressentais sa panique, il ne m’entendait plus. Une sorte de frénésie humaine, la peur de me perdre. J’étais envahie par sa crainte, pour moi.

 

J’essayais de maitriser ma force pour le retourner sans lui faire du mal à mon tour et lui bloquer les bras de mes mains. Je plongeais mon regard dans le sien,

« Tout va bien Matthew, c’est juste que je t’aime. »

 

Il se calma direct, je pus poursuivre en lui lâchant les bras,

« Je ressens ce que tu ressens…nous sommes connecté toi et moi.

Tu souffres, je souffre. »

 

Je sentais son cœur ralentir, son souffle s’apaiser, sa peur de me perdre disparaitre mais pas complètement,

« Tu m’as fait peur Freya. »

 

En l’embrassant doucement,

« Moi aussi j’ai eu peur. Magnus aussi… »

 

Le sentant plus calme, je me recouchais à ses côtés et calais ma tête sous son menton, à ma place.

« Mat… »

 

Me caressant les cheveux,

« Oui? »

 

Soulevant ma tête pour le regarder,

« Je suis là pour toi, ok? »

 

Il me sourit,

« Moi aussi je suis là pour toi, ok?! »

 

Je posais ensuite ma tête sur son torse pour écouter les battements de son cœur,

« Je t’aime. »

 

« Moi aussi Pussycat. »

 

***

 

Le 03 janvier 2000, 2h31.

Je me réveillais dans les bras de Matthew, il était carrément l’heure que je retourne à la tanière, nous partions avec Taynara sur une mission aux alentours des 3h du matin.

 

Sans le réveiller, je me glissais hors du lit et m’habillais en silence. Je n’avais pas franchement envie de le quitter maintenant mais le devoir m’appelait.

 

Tout doucement, je l’embrassais une dernière fois et lui chuchotais à l’oreille,

« Hey ma marmotte, je file. »

 

Il me murmura d’une voix ensommeillée,

« Fait attention à toi mon cœur. »

 

En l’embrassant vraiment une dernière fois cette fois ci,

« Promis et toi aussi! Pas de bêtise, on discute par message et si tu pouvais bosser de chez toi sur le gérant du bar à dealeur chelou, ça m’aiderait beaucoup. »

 

« Ok! »

 

« Rendors-toi! »

 

« Aucun problème! »

 

« Et ne fume pas! »

 

« J’ai arrêté »

 

« Si t’as le moindre problème, tu m’appelles! »

 

En me tirant vers lui,

« Promis! »

 

Nous nous embrassâmes encore quelques minutes puis je le laissais se rendormir et filais à travers les ombres des rues d’Oceanside.

 

***

 

Le 03 janvier, 2h49.

 

J’étais installée dans le jardin de la tanière, méditant en attendant le départ.

J’observais mon environnement, sereine, plus en phase avec moi-même.

J’avais repris du poil de la bête!

 

Je fermais les yeux, inspirais une grande bouffer d’air frais puis expirais longuement pour plonger dans un état prompt à la méditation.

 

La paix, enfin…