Dylan Walsh, 44 ans, est un avocat d’affaires d’exception, spécialisé dans la défense commerciale, industrielle et la propriété intellectuelle. Son nom est respecté – et redouté – dans les cercles du droit corporatif. Son expertise ne se limite pas aux salles d’audience : il est le gardien juridique, celui qui s’assure que tout ce qui doit rester caché le demeure sous le poids de la légalité.
À San Clemente, il a été l’avocat principal de la branche locale de la B.L.I, une entité aussi opaque que tentaculaire. Son rôle ne se limitait pas à défendre les intérêts de la société. Il veillait à ce que chaque décision prise, chaque projet engagé, chaque brevet déposé soit blindé légalement pour garantir la pérennité et l’impunité de l’organisation. Il s’assurait simplement que tout était conforme – ou du moins que cela en avait l’apparence. Il rédigeait des contrats qui fermaient chaque brèche, contournait les lois lorsqu’elles devenaient un obstacle, et utilisait son réseau d’influence pour neutraliser tout risque juridique ou réglementaire. Son travail garantissait que les zones grises restent dans l’ombre et que les véritables intentions de la BLI ne soient jamais exposées.
Sa réussite lui a offert un train de vie somptueux. Il vit dans une villa luxueuse donnant sur l’océan, un havre de paix où il aime siroter du whisky en contemplant les vagues. Il ne doute pas. Il ne regrette rien. Le système est un jeu, et il en connaît toutes les règles.
Mais lors d’une chaude nuit de juillet, alors qu’il profitait du silence de son jardin, il a entendu quelque chose.
Curieux, il est sorti voir.
Et cette nuit-là, sa vie a pris un autre chemin.