Situé sur la partie sud de la rue des Amiraux, juste avant son croisement avec la rue de l’Ossuaire, le Bazar du Busard attire immédiatement l’œil. Sa devanture en bois sombre, rehaussée de moulures dorées, porte l’enseigne d’un rapace gravé dans le cuivre — un busard, ailes déployées, semblant fondre sur une proie. L’image, finement ouvragée, se patine lentement sous l’humidité et la fumée de Samarande.
L’intérieur – la boutique d’antiquités
Derrière la double porte vitrée aux carreaux piqués de poussière, le visiteur pénètre dans un univers foisonnant où règne un désordre savamment organisé :
- Étagères hautes croulant sous les bibelots, statuettes, fioles colorées, cartes anciennes, fragments de vitraux, horloges cassées.
- Vitrines verrouillées contenant bijoux ternis, bagues aux pierres piquées, reliques religieuses douteuses, sceaux anciens, monnaies disparues.
- Mobilier encombrant : coffres fermés, fauteuils élimés d’époques variées, tapis usés par endroits.
- Parfum ambiant : un mélange de cire, de cuir, de poussière et d’épices douces, rappelant à la fois la bibliothèque d’un érudit et la soute d’un navire marchand.
Le lieu inspire autant la curiosité que la méfiance : l’acheteur ne sait jamais si l’objet proposé est une pièce rare, une imitation, ou un simple rebut vendu à prix d’or. L’Antiquaire, maître du commerce, s’arrange pour que chaque client reparte avec l’impression d’avoir flairé une affaire.
Elle dissimile aussi le QG de la bande Les Antiquaires, contrebandiers et receleurs, dirigée par un elfe du même nom : L'Antiquaire.
Un rideau tout au fond de l'étroit magasin dissimule une porte suivie d'un escalier large en bois menant à une cave. En face du passage, un faux mur derrière une enfilade de coffres ouvre sur un couloir étroit menant à une salle plus vaste : le QG de la bande.