Nous sommes en 2215. La révolte des Bandeaux Noirs vient d'avoir lieu. Le pouvoir royal a vaincu et, après avoir accordé aux Cités une certaine indépendance un siècle plus tôt, il décide de faire machine arrière en réaffirmant son autorité. Pour ce faire, il rend les pleins pouvoirs au gouverneur de la province de Samarande. Reste encore à nommer à ce poste un homme de toute confaince. Ne voulnat pas se fier à la noblesse locale, le roi nomme l'un de ses fidèles, militaire de surcroît: Usvar Varovih. Il lui donne même l'ordre de s'établir à Askelane avec sa famille afin d'y faire souche. C'est ainsi que les Varovih firent leur entrée sur la scène politique des Cités dès cette année-là.
Pendant près de 40 ans, Usvar Varovih répondit à toutes les espérances du roi d'Umélor ; il parvint à maintenir l'ordre dans les Cités, souvent par la terreur. Parallèlement, il devint un as du népotisme en nommant ses fils, frères, neveux et favoris à tous les échelons du pouvoir. Usvar Varovih mourut en 2254 et son fils lui succéda sans changer un iota à la politique paternelle. Mais en 2258, une nouvelle insurrection enflamme Samarande avant de faire tâche d'huile ; comme on le sait, elle aboutira à l'indépendance des Cités et à la naissance de la Principauté. Naturellement, les Varovih furent l'une des cibles des insurgés ; la noblesse locale, surtout, vit là l'occasion de se venger. Le gouverneur en place fut exécuté, ses proches furent démis de leurs fonctions, l'essentiel des biens du clan fut confisqué et redistribué.
Aujourd'hui, le clan n'est plus que l'ombre de lui-même. Pendant longtemps, il fut en butte à l'hostilité de la noblesse qui, avec succès, fit son possible pour limiter son influence. Maintenant, et malgré quelques succès, les Varovih se rêvent à reprendre le pouvoir. Ils pourraient même comploter activement en ce sens sous la houlette de leur chef, Unknown. On ne sait ce qu'il adviendrait s'ils y parvenaient tant le clan Varovih est haï par la population des Cités : à ce jour, les Varovih sont encore le symbole d'une oppression détestée.