1. Journals

Evasion à Borderèn

Reorder posA ceux présents et à venir, salut !


Sous le mandat de la Liberté je me présente ici : Bartok, héraut du passé, maître du plus beau des chapeaux, conteur des séries.

Narli, Gabnnitt et moi-même avons décidé de partir sauver et exfiltrer un nain prisonnier des geôles de Borderen. Plus précisément la sœur du nain qui a été libérée lors de l’attaque du convoi mené par notre cellule. Si nous ne la trouvons pas vivante, ce qui est hélas une possibilité, une preuve sera exigée.

En l’échange il nous donnera des informations précieuses sur Xirci et son antre, le puissant dragon dont nous avons déjà entendu parlé. En effet, il appartient à un ordre secret d’érudit kurgun, les nains des collines. 


Nous arrivons à Bordèren sans encombre. La cité est la porte majestueuse du Sud, port de Pellurie et carrefour commercial jadis avec les Dorne. Hélas Izrador la soumit il y a un siècle et la transforma en cité sombre et tentaculaire. De nombreux navires de guerre y croisent, plaque tournante de la machine de guerre de l’Ennemi. 

Autour moults esclaves halfings et humains travaillent aux champs. Malgré cette soumission totale Il y a des résistants en ville, d’un style plus dur que le nôtre (nous n’avons pu, toutefois, visiter leur cave à légumes). Ce mouvement est connu sous le nom de “tempête”. Morkul, un chef ork réputé dur, gère les forces d’Izrador de la région - ni plus ni moins que 120 000 légionnaires.


Nous avons rendez-vous avec Tempête à la taverne du corbeau silencieux. Nous devons y retrouver un contact nommé “Lorian”, conseillé par Jorran.


De lourds nuages de cendres survolent et englobent la ville. Une suie collante recouvre les murs, le sol est dur et craquelé. Nous trouvons la taverne, une place tamisée où nous sommes accueillis par des regards prudents.


Gabbnit observe la salle et comprend que le tavernier surveille les nouveaux. J’entame alors une chanson à boire, apprise avec quelques camarades érudits et alcooliques de la section marine, subjuguant l’assistance grâce à mon timbre et mon magnifique chapeau. Je cherche ainsi à faire diversion pour mes camarades, le temps qu’il découvre la salle et son public.

Gabbnit trouve Lorian, après avoir négocié avec le tavernier. Il se met à parler à sa chope, ou plutôt à Gabbnit, assis à côté de lui. Après quelques questions tests il accepte le rendez-vous. Nous le rejoignons discrètement dans l’arrière boutique, où nous empruntons une trappe discrète et rejoignons la cave. Là deux hommes nous menacent d’une arbalète, en plus de Lorian, et se mettent à nous fouiller. Ils relèvent la présence de nos objets magiques avec intérêt et étonnement.


Nous devons montrer patte blanche et échangeons dans un climat tendu avant que les membres de Tempête ne décident de nous écouter. Nous expliquons alors les raisons de notre venue, et recevons un accueil dubitatif. Notre captive est retenue dans la prison d'obsidienne, qui est dirigée par un sombre personnage. il s’agit d’un maitre tortionnaire qui rend compte directement à un des notarques, un des bras droits directs d’Izrador. Narli convainc la résistance que nous pouvons débaucher un allié puissant grâce à cette opération. On nous propose alors deux solutions : passer par un tunnel d’aération piégé ou profiter d’une attaque de la prison. Selon Tempête il n’y aurait que 6 ou 7 cellules, la citadelle est petite et réservée à des prisonniers “spéciaux” qu’on fait parler avant de jeter leurs corps au bûcher.

Nous espérons entrer par le tunnel et, une fois à l’intérieur, Narli se fera passer pour un légat. nous lâcherons alors un pigeon par le puits de ventilation, ce qui donnera le signal de l’attaque à nos alliés à l’extérieur. Nous comptons sur cette diversion pour ressortir avec la prisonnière.


Narli se déguise et Gabbnit, le plus adroit d’entre nous, se prépare à l’infiltration. Une fois arrivée devant le puits de ventilation il se laisse glisser le long d’une corde. L’étroit tunnel est toutefois vicieusement piégé par des lames, puis par un faux mécanisme de désamorçage que notre habile gnome désactive en une longue et délicate séquence.

C’est grâce à lui que toute l’équipe finit par rejoindre une salle obscure et commence l’exploration de la prison. Nous tombons vite après sur une salle de torture aux images pénibles, avant de tomber une porte plus loin face à deux orcs de garde.


Narli se fait passer pour un légat en train de faire une inspection de sécurité - c’est d’autant plus adapté que nous arrivons par un endroit clos, où ne se trouve aucune porte…

Avec aplomb et emphase il embrouille le neurone solitaire du premier garde, Bordrak, qui accepte de leur faire visiter l’établissement. Tout ne se passe pas aussi bien ensuite, car l’orc, qui veut nous faire consulter les registres, tape à la porte de son maître. C’est ainsi que le maître tortionnaire lui-même apparait, beaucoup moins enclin à croire que trois malheureux gnomes peuvent être légat. Narli change tout de suite son arbalète d’épaule en prétendant être un sous-légat modeste, sans changer fondamentalement notre alibi. La situation semble désespérée et nous déployons de manière à pouvoir poignarder de toute part nos ennemis. Toutefois Narli fait une nouvelle démonstration de son pouvoir de conviction, et le tortionnaire retourne dans son bureau, nous considérant comme une nuisance temporaire.

Nous soupirons de soulagement brièvement : notre visite continue et nous croisons toujours plus d’orcs dans les salles suivantes. Heureusement nous avons maintenant l’assentiment du maître et surtout nous trouvons enfin les cellules.


Elles sont gérées par un orc vétéran couturé et un peu trop malin à notre goût. Renvoyant Bordrak, nous engageons la discussion avec lui. Il ne semble guère croire à notre histoire - ou tout juste du bout des crocs. Même Narli se met à transpirer dans les échanges avec lui, alors Gabbnit et moi-même nous demandons par un regard comment survivre à un combat alors que trois orcs sont dans la même pièce et deux autre juste après, sans compter le sadique de service.

Contre toute attente Ukogar, le geôlier, nous propose un pot de vin. Qu’il nous donnera ce qu’on veut mais en l’échange on ne visite pas ses cellules et on rendra un rapport positif. Nous acceptons, et demandons à interroger la prisonnière naine dans la pièce du fond, pour nos propres affaires. Il accepte mais nous demande d’attendre dans la dite pièce. Après un moment de flottement, nous décidons de lui faire confiance - il ne nous reste plus beaucoup d’autres solutions…


Non sans un certain stress nous attendons dans la dernière pièce, jusqu’à ce que la porte s’ouvre. Ukogar est bien là avec la prisonnière, qu’il libère pour que nous la prenions en charge, avant de sortir et de fermer la porte à clé. Nous ne comprenons pas très bien ce qui se passe, avant d’entendre la naine râler… c’est une forcenée !


Un bref combat s’en suit, jusqu’à ce que j’abatte ma trancheuse sur cette pauvre chose. Il n’y aura, hélas, pas de retrouvailles pour notre ami nain. 

Fidèle à notre parole, nous prenons quelques preuves sur elle : ses tresses, son collier. Narli insiste pour prélever une oreille, au cas où.

Nous ne nous attardons pas, et alors que nous avons barricadé la porte nous nous enfuyons par le puits d’aération. Quoique épuisé, nous arrivons enfin à l’extérieur, le pigeon toujours avec nous. 


Nos prouesses ne manquèrent pas d’impressionner Tempête, avec qui maintenant nous avons un contact solide. Quant au nain il est, malgré tout, soulagé d’apprendre que sa sœur ne se relèvera pas à nouveau comme mort-vivante. Au moins a-t-elle trouvé une forme de repos.



Cela fut vu et entendu, et cela est maintenant écrit.

Bartok.

Kanka is built by just the two of us. Support our quest and enjoy an ad-free experience for less than the cost of a fancy coffee. Become a member.

Récit