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(S01/Ep094) Sur le seuil

August 21, 2025
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La fin de journée pesait lentement sur la ville d’Ubersreik, quelques rayons de soleil éclairaient paresseusement les couloirs de l'hôtel de ville d’Ubersreik, l’un deux justement réchauffait le visage de Franz Lohner

Ce dernier profitait de la dernière chaleur du jour pour se reposer quelques instants sur les confortables canapés du bâtiment. 


Pieter Verstohlen lui à coté était beaucoup plus nerveux et n’arrêtait pas de toucher son arme sous son manteau. 

- Comment vous pouvez penser à fermer les yeux Franz ? La nuit tombe et nous sommes dans un bâtiment contrôlé par des vampires, ça mérite de garder l'œil ouvert peut-être non ? 

Franz ouvrit un seul œil justement en direction de Verstohlen. 

- Vous savez qu’il l’ont vu votre pétoire ? Qu’ils vous l’ont laissé exprès ? 

- Je me doute que le service de sécurité n’est pas si incompétent oui, aprés tout c’est “Doc” qui le dirige personnellement. 

- Voilà, si Audrey Klinger avait voulu nous attaquer, elle vous aurait retiré votre arme, d’autant plus que vous avez dû la charger avec des balles en argent vous connaissant. 

- Eh, si vous croyez que j’ai pas vu votre dague en argent dans la doublure de votre manteau vous me prenez pour un branque Franz


Franz sourit légèrement. 

-Pavel Romanovich répète souvent ce vieux dicton Kislevite : Faire confiance, mais vérifier.

- A propos de vérifier, des petites voix m’ont raconté que Malakai Makaisson venait d’arriver à Ubersreik et qu’il avait annoncé être venu travailler pour vous. Vous sauriez m’expliquer pourquoi avoir engagé un fou pareil ? Et dans quel but ? 

- Ah oui vous faites bien de me parler de lui, j’ai quelques services à vous demander.

- Vous allez me demander de l’argent j’imagine. Pas d’inquiétude Franz, j’ai bien compris l’importance qu’avait cette prophétie, je trouverais bien quelques milliers de couronnes à détourner du budget de L'oeil.

- Navré Pieter, ça va pas être assez. 

- Comment ça pas assez ? C’est moi qui suis navré Franz, mais les budgets impériaux ne sont pas extensibles, l’empereur lève armée sur armée pour renforcer les plages du Nordland et venir en aide au Kislev, on se fait saigner de toutes parts. 

- Je sais, mais il va falloir beaucoup plus, quelques centaines de milliers de pièces d’or. Et un gros service en plus.

- DES CENTAINES ? Franz vous avez perdu la tête ? On pourrait monter un régiment complet de la Reiksguard avec une somme pareille !  Et tout ça pour quoi, pour armer vos 25 mercenaires ?

- L’or n’est pas pour eux, pas directement. Là où on va, les meilleures lames ne nous sauveront pas, ce dont la compagnie de l’Eau Noire a besoin c’est d’une forteresse. 

- Une forteresse ? C’est pour ça que vous avez fait venir Malakai ? C’est quoi cet hist…


Une porte s’ouvrit d’un coup dans le couloir, qui en instant se vit rempli de gardes et de scribouillards, des papiers plein la main. Le conseil municipal venait de se retirer, et tous les conseillers passèrent devant Lohner et Verstohlen, d’abord Borgun Barbedemousse, Roco Mozart et Jacqueline d'Armignac qui saluèrent chaleureusement le tavernier, suivi de Lukas Siegvald, le vieux joueur d’épée du maréchal de Fer en plein discussion avec Tobias Windsträger et Inge Taschner firent tout les trois un signe de la tête à Lohner et Verstohlen, les trois connaissant la raison de leur présence.  

Klara Volgeim (Mort) n’offrit aucun regard, et Meinhard de Holstein lui salua à peine son ancien capitaine.

Seule Adola Von Brinhagen s’arrêta un instant pour discuter avec Verstohlen et lui demanda des nouvelles de son ancienne maîtresse qui l’avait un jour hébergée à Altdorf durant la guerre.

Verstohlen eut un sourire franc à son attention : 

- Wilberta se porte très bien Frau Brinhagen, elle a fini par se trouver un véritable chevalier bretonnien qui de ce que j’ai entendu la comble de présents et de bonheur.

- Aah Pieter. C’est comme si vous n’aviez jamais su faire les bons choix en matière de femme, quelle idée de laisser fuir une femme aussi raffinée, vous devez être bien seul maintenant. 

- Mais madame, on ne sent jamais seul lorsqu’on à la chance de vous parler. 

Adola ria d’un rire cristallin que seuls les enfants de la noblesse impériale apprenaient à développer comme une arme. 

- Ne comptez pas trop sur votre chance Pieter, voici notre Burgmeister qui s’approche, et elle est d’une humeur massacrante aujourd’hui. 

Adola se tourna vers Lohner : 

- On peut dire que votre compagnie a fait fort Herr Lohner. 

- Que voulez vous, il y a des jours sans, Frau Brinhagen. 

Adola s’esquiva rapidement alors qu’apparaissait justement la Burgmeister d’Ubersreik : Charlotte Von Bessemer.

Franz se leva respectueusement : 

- Burgmeister Von Bessemer veuillez accepter mes plus plates excuses au nom de la compagnie pour la mort du conseiller aux finances Von Bastian ainsi que de son fils, il est regrettable que cet incid… 

- Gardez vos excuses Franz, Klinger a envoyé Morgatha sur place, elle a pu interroger le cadavre de Emelrich Von Bastian (Mort) ainsi que son fils. En voilà une belle manière de foirer complètement le 1er contrat officiel donné à la compagnie de l’Eau Noire par la ville d’Ubersreik. 

Sachez désormais que la prochaine fois, le conseil municipal sera beaucoup plus regardant sur la nécessité ou non d’envoyer vos têtes brûlées régler des problèmes délicat. 

- La Compagnie de l’Eau Noire a bien sûr toute confiance dans le jugement du conseil municipal. Je me permettrais juste d’ajouter que l’explosion à l’étage n’est due qu'à une simple erreur de carquois et non une volonté destructrice. Nous ne sommes pas des pyromanes tout de même. 

- Cela ne fait pas pour autant de vous des pompiers Franz. Bon courage pour votre rendez vous, vous en aurez besoin. 


Le couloir commença à se dégager progressivement, et rapidement le silence se fit à nouveau. 

Verstohlen se tourna devant Lohner, l’air curieux. 

- Vous pouvez me dire ce qu’il s’est passé au manoir ? Je n’en ai entendu que la conclusion.

Franz Lohner profitait du départ des autres pour allumer sa pipe

- Je peux, mais je vous préviens même pour moi c’est assez confus. 

Son briquet alluma enfin le foyer, et Franz tira la 1ere bouffée. 

- Attention, ce que je vais vous raconter c’est ce qu’on a pu comprendre des racontars des serviteurs, de ce que la compagnie à pu observer sur place et des événements. 

Comme vous le savez, depuis le rituel raté d’Monseigneur Templier Hoffmann (Mort), beaucoup, beaucoup d’énergie avait été libérée dans les sous sols d’Ubersreik, semblerait t’il apparemment pour réveiller quelques banshees, dont une, assoiffée de vengeance : Helissa Von Bastian. Riche fille d’un armateur de Nuln, Von Bastian a rien trouvé mieux que de marier son fils à une riche héritière bourgeoise. 

Avec la dot, Siegvald le fils, a pu s’inscrire à l’école d’officier et s’acheter une belle place dans l’état major du Reikland. Helissa avant son mariage n’était qu’une jeune fille, dorloté par un papa qui offrait tout à sa fille, et surtout beaucoup de romans d’amours et d’aventures. Et en guide de prince charmant, Helissa obtint Siegvald : Un fils de la noblesse, arrogant, contrôlé par son père et coureur de bordels. 

Et c’est là que la drame est arrivé, lors de l’attaque skaven à Ubersreik, et que les gardes privées évacuait les familles, il semblerait que Von Bastian père et fils n’ait pas pris le temps d’aller chercher la pauvre Helissa qui était parti à ce moment là chez une voisine pour prendre le thé. 

La pauvre est morte des mains des skavens, pensant jusqu’au dernier moment que son prince viendrait la sauver, une sale mort en somme. 

Un des serviteurs des Von Bastian, Brûlebeurre, leur cuisinier halfeling a survécu à l’attaque, il était le seul ami de la jeune fille, et lorsque la ville fut reprise, il a fouillé les ruines, il a retrouvé l’ancien journal de la jeune fille caché sous une planche de sa chambre et a décidé en son souvenir de l’enterrer sous un arbre fruitier dans le nouveau domaine des Von Bastian. 

Bon eh bien la 1ere chose que Helissa sous forme de banshee a fait à son réveil apparemment c’est du recrutement. Il y avait une dizaine de banshee, et 10 fois plus d’âmes en peine qui la suivait pour l’aider à accompagner sa vengeance. Ils tournaient autour du manoir depuis des semaines, et quand on est arrivés en nombre un soir pour tenter de régler le problème, ça a dû l'énerver, les esprits se sont mis à attaquer tout le monde sur le domaine, un vrai petit massacre. 

Mes gars ont bien tenté de défendre les Von Bastian au début, mais Crowley dans un éclair de génie tira une balle dans la tête de Siegvald Von bastian, pensant que cela calmerait les esprits en colère. 

Que nenni bien entendu, celà n’a fait que rendre fou de rage le père, qui jura à Crowley de se venger. Du coup quand Eanur a fini par trouver et déterrer le journal sous l’arbre, Helissa est apparue, prête à en découvre, elle a attaqué Von Bastian et personne n’a levé le petit doigt pour le défendre. 


- Et vous êtes passé à côté de 2500 couronnes d’or du même coup. 

- Et oui, foutu contrat. 

- Tout n’est pas si mal tombé non plus, non ? 

- Comment ça ? 

- Après tout Von Bastian est mort, ça doit compter pour une victoire. 

Lohner ricana doucement. 

- Je suis ravie de voir que la nouvelle fait au moins rire quelques personnes. 

Lohner sursauta comme un enfant pris sur le fait. Klinger était apparu silencieusement dans le couloir, son habituel sourire complètement disparu de son visage. 

Lohner hésita, c’était une chose que de se montrer poli auprès de la Burgmeister, question de convenance et de bonnes manières, mais il ne voyait pas l'intérêt de mentir à Klinger. 

- Pardonnez moi Klinger, je sais que c’était votre comptable, et j’ai moi même un trés bon ami comptable, je n’ai rien contre ces gens là, mais Bastian se rangeait plutôt dans la catégorie des sacs à merde, personne va le regretter en ville, et en ce qui concerne l'épitaphe sur sa tombe, la seule chose que j'aimerais y voir inscrit ce serait :  « Ici repose Von Bastian : mort comme il a vécu, en laissant les autres payer la note. »

- Charmant. Voulez vous bien me suivre tous les deux ? Malgré les apparences il existe quelques pièces discrètes dans ce bâtiment où nous pourrons parler discrètement. 

Lohner, Klinger et Verstohlen passèrent dans une suite de bureaux, de couloirs et de salle de réunion pour arriver dans une antichambre, dans un couloir ils croisèrent Doc dans un autre sens qui les salua du regard. 

Enfin assis dans de confortables canapés, les trois personnages face à face entamèrent leur discussion. 

Ce n’était que la 3eme fois que ces trois personnes se retrouvaient ensemble dans la même pièce, mais ils avaient chacun passé tant de temps à se surveiller depuis des années qu’un oeil innaverti aurait pu penser observer trois amis de longues dates. 

Lohner ouvrit le bal : 

- Bon, déjà je vous remercie d’avoir accepté ce rendez vous dans le cadre de notre petite trêve, merci à vous Klinger d’avoir fourni le lieu, et merci à vous Pieter d’avoir accepté de vous déplacer dans un traquenard pareil. 

- Vous savez Franz que vous pouvez m’appeler par votre prénom, nous nous connaissons depuis longtemps désormais. 

- J’évite d’être trop familier avec ce qui pourrait me manger, question de survie Frau Klinger, ne le prenez pas personnellement.

 Maintenant, puisque à la différence de vous Verstohlen et moi n’avons pas toute la nuit je vous propose de commencer. 

Je pense que vous avez fait vos repérages comme moi, le lieu est trop étroit pour rameuter toute la garde de la ville ou n’importe quel régiment, si on est trop là dedans,on va se marcher dessus et ce sera un massacre. 

Alors comme d’hab’ ma compagnie de l’Eau Noire est taillée pour ce boulot, mais va falloir envoyer vos meilleurs combattants la dessous aussi, ce sera pas du luxe.  

Maintenant, une fois que les Strigany auront ouvert la porte avec leur rituel, on attend de voir si on respire encore, on envoie la majorité de nos forces à travers la porte, 2 groupes en escorte,  plus un groupe central chargé de protéger, directement Tobias Windstrager, le temps qu’il puisse préparer sa boussole, Malakai Makaisson va installer des charges explosives au centre, on va voir large niveau explosif, donc faudra pas trainer quand les charges seront en places. 

On laisse un groupe derrière en réserve au cas où, et qui sera chargé de protéger notre infirmerie de campagne sur place. 

- Très bien, mais vous savez que Vilhatten ne risque pas de nous laisser tranquille, les tunnels seront sûrement infestés de cultistes et de mutants qui attaqueront vos arrières. 

- C’est bien pour ça qu’on a besoin de vos renforts, j’ai pas assez de mercenaires pour me battre à pleine capacité sur deux fronts. 

-Très bien, et à quoi on peut s’attendre une fois le temple ouvert ? 

- Qui sait ? Peut être rien, peut être un portail directement ouvert sur des royaumes démoniaque. 


Verstohlen frottait ses joues mal rasé, l’air de réfléchir. 

- Pour combattre des démons, des armes d’acier classique ne servent à rien non ? Il vous faudrait un stock d’eau bénite, ou mieux des armes magiques ? 

- Meinhard de Holstein compte déjà nous en livrer, pour les armes magique on en a pas des caisses sous la main. Maintenant, puisque ma compagnie va entrer en première ligne pour défendre la ville encore une fois, il sera temps Frau Klinger que l’on parle du paiement. 

- Le paiement ? Franz, moi qui croyais que vous faisiez ça pour l’aventure et par bonté d’âme ? Et puis il semble que vous travaillez à nouveau pour l’Oeil et Verstohlen, l’empire n’a til donc plus d’or pour payer ses troupes ? 

Verstohlen marmonna 

-Il en aurait si Ubersreik payait ses taxes déjà. 

 Franz jeta un coup d’oeil rapide vers l’espion

-Non. Pas vraiment, du moins nous n’en avons pas réellement discuté. Pieter Verstohlen est mon ancien patron. 

-Pourtant vous hésitez pas à me demander du pognon quand vous en avez besoin aussi Franz. 

-Mon ancien patron donc, mais la compagnie n’est pas au service direct de l’empire, nous avons simplement une relation privilégiée, aussi bonne qu’avec vous Frau Klinger je l'espère. 

-Elle doit l’être puisque vous me demandez de l’argent. 

Klinger et Verstohlen échangèrent un regard fugace, riant tous les deux de la blague. 

Étrange se dit Franz, jusqu’ici il n’avait échangé rien de moins que des insultes et des menaces de mort. Franz resta silencieux répondant à sa prochaine phrase. 


-Je plaisante Franz, vous me connaissez, je paye bien mes mercenaires, même ceux qui veulent me voir brûler sur un bûcher. 15 000 couronnes devraient faire l’affaire j’imagine ? 

- Comprenez bien Frau Klinger que j’aurais du regret de vous voir brûler sur un bûcher. 

-Parlez pour vous, marmonna Verstohlen. 


- Simplement, vous servez les intérêts du Mont d’Argent, et ces intérêts ne s’intéressent pas exactement aux habitants d’Ubersreik. Vous êtes une bonne administratrice pour Ubersreik, vous contrôlez la pègre, les finances, le pouvoir politique, la garde, le commerce, et votre reine doit être bien contente de vous, mais vous n’êtes plus humaine depuis des siècles Klinger, vous me l’avez vous même expliquer, vous n’avez plus aucune empathie pour le genre humain, des milliers d’ouvriers se tuent à la tâche, crèvent de fin, souffrent tant de la violence politique que de celle des gangs, la moitié d’Ubersreik est un cloaque ou un mouroir, les Arbeitsmuher se battent pour des droits légitimes et vous leur envoyer la garde les massacrer. 

-Je croyais que vous alliez me demander plus d’argent, et finalement voilà que vous me demander la justice. Je comprends ce que vous me dites là, mais j’ai des responsabilités Franz, devant des personnes très puissantes, et je n’ai pas intérêt à .. 

- Au contraire, vous avez tout intérêt à trouver un accord commun. Vous êtes à deux doigts d’une guerre civile, c’est mauvais pour le commerce de la ville, la pègre n’a jamais était aussi peu rentable. Offrez l’usine aux Arbeitsmuher ouvrez des hospices de Shallya pour les pauvres, réparez ce qui peut encore l’être, offrez une place à Catalina Orteval au conseil municipal, ça vous coûtera toujours moins cher.  

-Ce n’est pas spécialement curieux, mais “Doc” m’a conseillé quasiment la même chose cet après- midi. Mais pour accueillir Catalina Orteval au conseil, il faudrait que la place de Klara Volgeim se libère n’est ce pas et donc de … ? 

-Je sais que votre but est de mettre la main sur l’oeuf et d’attaquer Wei Shenlong (Mort) et La Main du Dragon (Inactive) dans le souterrain. Vous ne pensez pas qu’il y’aurait un meilleur moment pour régler cette affaire ? 

-Une femme est capable de faire deux choses à la fois Franz. Ne vous préoccupez pas de ça, je n’interfererais pas dans votre boussole, et vous n’interviendrez pas dans mes plans. 

-Très bien, mais vous devriez rappeler à vos agents, que si un compagnon venait à attaquer un autre compagnon, la peine serait un renvoi définitif de la compagnie, et en cas de mort nos armes n'auraient aucun problème à se retourner sur le traître. 

-Bien, de votre coté vous feriez mieux de dire à Linus Crowleyqu’il n’a plus intêret à venir toquer à ma porte pour demander de l’aide, l’assassinat de Von Bastian était l’erreur de trop pour lui, c’est un chien enragé Franz, et vous devriez vous méfier de lui. 

- Je me méfie de quasiment tout le monde, c’est pour ça que je suis encore en vie. 

Verstohlen intervint 

- C’est vrai, la 1ere fois qu’il m’a vu, il m’a pris pour un bourgeois en mal d’aventure, venu observer de loin un champ de bataille. 

- Et ? l’êtes vous Pieter ? 

- Un homme peut aussi être deux choses à la fois, Audrey. 


Un silence s’installa alors que Verstohlen et Klinger se fixait mutuellement. 

Géné, Lohner fit mine de tousser. 

- Il y’a autre chose, j’aurais un service à vous demander Frau Klinger

Verstohlen ria 

- Encore ? Mais vous êtes en forme aujourd’hui Franz ! Méfiez vous madame, il vient de me demander une fortune en couronnes d’or avant que vous ne veniez me sauver.

Lohner, l’ignora. 

Rassurez vous, il n’est pas question d’argent, mais vous possédez vous même un nombre importants d’agents compétent, une fois que nous aurons la boussole, la compagnie ira chercher les champions un par un, ou qu’ils soient, mais j’aimerais que vous envoyez une équipe conjointe avec Verstohlen pour récupérer un autre champion en même temps. 

Verstohlen changea d’humeur d’un coup : 

- Vous êtes gonflé Franz, vous auriez pu m’en parler avant. 

Klinger apparut hésitante. 

-Je sais que nous avons parlé de trêve, mais je ne sais pas si nos agents seront en mesure de s’entendre, surtout sur un voyage aussi dang.. 


Lohner se redressa, et sortit sa voix de capitaine. 

-Il le faudra bien Frau Klinger. Vous n’entendez pas les rumeurs là dehors ? Vous ne lisez pas les nouvelles du nord ? L’ennemi arrive, si nous ne sommes pas capable de nous entendre, le chaos ne fera qu’une bouchée de nous. 


Klinger garda le silence quelque temps avant de reprendre la parole. 


-Vous doutez de la véracité de la prophétie Franz ? 

Franz resta interdit quelques instants, ne sachant que répondre. Mais quel intérêt de mentir devant Klinger ? 

-Je ne sais pas. 

-Eh bien moi j’y crois. Hugo Traeger était un vieux fou, mais un mage qui a passé sa vie à combattre le chaos, son dernier souffle n’est que pure vérité, je l’ai fait vérifier par ma fille, elle a des dons de prophétie, mais vous le saviez déjà n’est ce pas Pieter ? 


-La petite est impressionnante oui, on a eu l’occasion de s’en apercevoir.

-Et… ? 

- Et elle vous sera rendue comme convenu après cette histoire de porte, uniquement si je m’en sors vivant, auquel cas mes agents ont pour ordre de l’attacher à midi sur les toits de la ville. 

-Si prévoyant, comme d’habitude. En somme, tout est prêt pour ouvrir la porte ? 

-Presque, il ne nous manque que la poudre à canon pour les explosifs, mais si je me rappelle Ulla Thorgensson à un stock important à écouler, si vous pouviez lui acheter tout son stock et le faire préparer

-Et … Rappelez-moi ce que vous apportez dans cette affaire Franz ? 

-Des mages, une prêtresse naine de Vallaya, des guerriers, des éclaireurs, un maître du savoir de Hoeth, un forgeron unique, et un ogre affamé. En tout 25 mercenaires prêt à bouffer du démon et à charger à travers une porte sans savoir ce qu’il y aura derrière.

-J’ai hâte de voir votre nouvelle compagnie à l'œuvre Franz, ne serait que pour voir s’ils tiennent la comparaison avec l’ancienne.  


- L’ancienne compagnie était pleine de héros… et ils sont presque tous morts. Ceux-là savent mieux esquiver à priori.