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(S01/Ep107) Une virée chez les mous du bulbe et autres bubons mous

October 20, 2025
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Membres : Dougall Mac Kerr (Parti), Hakim Al Irfan, Mogrot (Parti), Dav'azk (Mort)

C'était la fin de l'après-midi quand, de retour d'une course, Lohner clencha la porte de la La Lune Rouge. Il fit quelques pas à l'intérieur puis se retrouva happé par le ballet des ouvriers occupés à achever certaines améliorations dans les lieux. Fin meneur d'hommes, Lohner perçut presque instantanément que ces bougres là semblaient troublés. Ils chuchotaient entre eux en lançant des œillades inquiètes vers le fond de la salle et c'est exactement à cet endroit que Franz aperçu Dav'azk. Seul à une table, le barbare semblait maugréer des malédictions dans sa barbe en fixant le sol mais, constamment sur le qui-vive, l'énergumène avait levé son œil torve et confronté le regard de Franz à l'instant où ce dernier l'avait discerné dans l'ombre.

En s'approchant de lui, le capitaine distingua que l'autre avait plus encore que d'habitude une tête à faire peur.

-Ca va ? Pas de réponse.

Et les autres, ils vont bien ? Vous devriez prendre un bon bain. Vous savez que vous êtes couvert de sang ?

-Mhmm... C'est pas le mien grogna la brute. Quitte à choisir, je préférerai manger une omelette comme celle que vous avez faîtes tout à l'heure aux deux gras du bide.

En effet, Urga gross'dent, une ogresse résidant à Ubersreik avait débarqué à l'improviste ce matin là. Elle cherchait de l'aide après avoir entendu dire qu'un certain Mogrot faisait partie de la compagnie de l'Eau Noire. D'ailleurs, Lohner se dit pour lui même que la salle principale était encore tout empuantit par des résidus du pet monumental que ce dernier avait lâché des heures auparavant. Le ''trac'' avait prétexté l'Enflure qui clairement était tombé quasi instantanément sous le charme de son alter ego ''féminin''. 

Les deux ventres ambulants avaient ensuite dévoré chacun une omelette de quatre douzaines d’œufs que Franz avait cuisiné tandis que les compagnons s'étaient débrouiller pour gérer cette pachyderme à forme vaguement humaine et tirer au clair ce qu'elle pouvait bien vouloir.

Alors tant bien que mal, Urga avait fini par faire comprendre à l'assemblée que la nuit de la Geheimnisnacht, plusieurs de ses copains ogres servant comme manutentionnaires sur les docks de la ville s'avéraient avoir été hypnotisés par un humain : vieux, chauve et avec une moustache. Dougall se demanda immédiatement s'il ne pouvait pas s'agir de Franz... Sans commentaire.

Quoi qu'il en soit, les ogres avaient disparu dans le magasin dudit humain, une échoppe sur le quai du Chien Mort dans le Teübrucke (Docks). Et sans même manger... Drôlement louche cette affaire !

Évidemment, Franz Lohner attendait un rapport de l'histoire et le plus vite possible, tant qu'à faire.

-Je vais vous préparer des œufs et vous me raconterez le détail de ce qui s'est passé dit le capitaine puis faisant volte-face pour se diriger vers la cuisine il lâcha aux ouvriers Rentrez chez vous ! Vous en avez assez fait pour aujourd'hui.


Quelques minutes plus tard, le capitaine en tablier réapparut de sa cuisine tenant une assiette et une pinte de ale.

-Allez-y maintenant. Racontez-moi ça. Qu'est-ce que vous avez trouvé ?

-L'ogresse nous a mené à l'échoppe où était ses copains, mais quand on est arrivé, ça se présentait plutôt mal... il y avait une porte pour rentrer là dedans... 

Le barbare marqua un temps d'arrêt.

-Et... fit Lohner un sourcil levé.

-Bah une porte quoi ! Vous voyez ce que je veux dire ! Dans une aventure pareille, c'est forcément un piège. Un truc à se faire désintégrer sur place rien qu'en la regardant de travers ! On savait pas trop quoi faire à vrai dire... On a pas mal parlementé.

-Vous l'avez ouverte, j'espère ? Franz louait intérieurement Sigmar que Hakim soit parti avec cette bande de mous du bulbe. Il attendait la suite du récit en plaçant désormais tous ses espoirs dans l'arabien.

-Bah moi, j'ai choppé un mendiant du nom de Rishmut qui trainait ses savates par là pour l'interroger mais le type a fini par se tirer en hurlant au secours. Même que si j'le retrouve, j'lui ferai rendre gorge ! Hin hin hin...

-Nan mais j'm'en fous de votre clodo. Dîtes-moi que vous avez ouvert cette putain de porte !

L'autre marqua un nouveau temps d'arrêt et les deux s'observèrent un moment. Le barbare reprit :

-Voyons, vous êtes un aventurier vous aussi. Vous voyez vraiment pas de quoi je parle ?!? Nan mais... une porte... Tout de même...

Dav'azk tentait maladroitement avec ses mains de mimer une porte pour faire comprendre quelque chose à Franz qui semblait ne pas comprendre justement. Voyant que cela ne menait nul part, le barbare fini par dire

-Enfin, ouais, Dougall a fini par se porter volontaire pour l'ouvrir alors on a pas eu besoin de tirer à la courte paille.

-Et... répéta Lohner insistant qui commençait franchement à s'impatienter.

-Bah elle s'est ouverte... il y eu un autre silence gêné.

Et on a réussi à entrer dans la petite échoppe. Il y avait bien un vieux moustachu et deux ogres à l'air encore plus cons que d'ordinaire. C'était un vrai foutoir là dedans, y'avait tout un tas de merdier pas comme une boutique habituelle et d'ailleurs j'ai piqué ça.

Dav'azk sorti de sa ceinture une potion et Lohner enfila ses lunettes pour lire avant de dire :

-C'est une potion de furie, Dav'azk. C'est dangereux ça. Je vous interdit de la boire ici !

-On verra... Je continue. Dougall a tapé la discute avec le vioque mais en vain tandis que Mogrot a récupéré un peu de bave qui coulait de la bouche d'un des ogres dans le coltar et puis on est tous ressorti parce que Mogrot a hurlé qu'il avait envie de chier.

-Et... Est-ce que vous avez repéré les larves dont nous avait parlé Urga ? demanda Lohner.

-Justement, j'y viens. Mogrot a bouffé la morve du gras double, quel gros porc c'lui là, j'vous jure !

Mais sa magie lui a donné une vision de ce qui n'allait pas. Il nous a expliqué que le vioque avait utiliser des larves venues d'Hyperborée et qu'il avait dû les insérer dans l'oreille des ogres. Ca les avait hypnotisés et c'est de cette manière qu'il pouvait contrôler tous ces gros lards. Mogrot a ajouté que ces larves était le fruit de la magie de l'un des quatre. Le Grand Papa apparemment.

-Attendez ! Je ne comprend rien avec tout votre charabia. Vous voulez dire que ces larves étaient chaotique et lié à Nurgle ?

-Correct, c'est le nom qu'a prononcé Mogrot mais les miens l'appellent le Grand Papa.

-Nous savons qu'un artefact de votre Grand Papa a été volé dernièrement et qu'il se balade quelque part.

Franz Lohner écoutait le récit très attentivement désormais.

-Bref, on a fait un plan. Hakim a d'abord concocté une huile prévue pour faire ressortir les larves d'elle même et qu'il fallait leur mettre dans l'oreille. Ensuite, Dougall et moi, on s'est proposé pour rentrer à nouveau dans l'échoppe et chercher des noises au marchand. On se doutait bien que ses gardes ogres allaient s'en mêler mais ça permettrait aux autres de débarquer dans leur dos et les maîtriser un par un pour leur fourrer l'huile.

-Intelligent ! C'est Hakim qui a trouvé ce plan, n'est-ce pas ?

-Nan c'est moi ! dit Dav'azk avec un grand sourire. J'suis un malin vous savez... Mais au final ça c'est pas trop déroulé comme prévu.

-Aucun plan ne survit au premier contact avec l'ennemi récita Lohner selon l'adage de l'armée impériale.

-Bof ! Moi, je fais pas souvent de plan mais c'est surtout que le vioque n'était pas seul. Quand j'ai pénétré à nouveau dans l'échoppe, j'ai tout de suite vu qu'il avait ouvert une porte au fond du magasin et qu'il discutait avec quelqu'un. Ça parlait de nous et il a vite refermé la porte en nous voyant, puis il s'est ramené à son comptoir avec son sourire de faux cul. Il complotait quelque chose. Ça m'a tout de suite énervé.

-Vous avez aperçu la personne avec qui il parlait ?

-Pas sur le moment, mais on a découvert qui c'était après. Moi et Dougall, on s'est ramené près de lui et j'ai dit que je voulais qu'il me rembourse la potion de furie parce qu'elle marchait pas.

-Vous êtes gonflé ? Vous m'avez pas dit que vous lui aviez volé cette potion ?

-Peut-être mais ça change rien. Je voulais maintenant qu'il me rembourse quand même ! Comme il faisait mine de pas comprendre, je l'ai attrapé par le colbac et j'y ai mis mon glaive sous le nez pour qu'il fasse tourner ses méninges.

-Comme prévu, les gardes se sont mis à bouger.

-Parfaitement, et le vioque a réussi à lancer un sort alors je me suis reculé. Dougall a tenu en respect les ogres et les autres sont rentrés pour commencer à les maîtriser et récupérer les larves.

-Mais quand est-ce que votre plan à déraper dans ce cas ? demanda Franz.

-Juste après. J'avais lâché la bride au vioque et il en a profiter pour s'approcher de la porte du fond alors je lui ai sauté dessus en passant par dessus le comptoir et je lui ai défoncé les dents à coups de pommeau pour qu'il arrête ses incantations. Sauf que la porte s'est ouverte d'elle-même et deux autres ogres sont apparus et ont commencé à m'attaquer.

-Ça commence à faire quatre ogres en tout. Vous êtes sûr que tout le monde va bien ? demanda Franz inquiet.

-Aucun problème. Ces gros tas sont forts mais ils sont pas très malins. Pas comme moi... Haha ! Alors comme j'étais déjà par terre à m'occuper du vieux, j'ai cavaler à quatre pattes entre les jambes des deux gras doubles et ils ont pas pigé où j'étais passé.

-Vous avez quand même pas fuit en laissant vos compagnons derrière ?

Le barbare prit un air offusqué qu'on puisse songer même un instant à cela.

-Sûrement pas ! Dav'azk ne fuit jamais. Ça serait un grand déshonneur. Nan, j'avais surtout avisé qu'il y avait des demi-portions planqués derrière les ogres qui leur gueulaient des ordres, donc après avoir esquivé les obèses, je suis aller tailler un bout de gras avec ces deux faux jetons avant qu'ils commencent à nous balancer des sorts.

-Bien joué, en effet ! s'exclama Lohner.

-C'était pas des avortons habituels. Ceux là faisaient peine à voir, tout bouffi et avec des boutons purulents plein la trogne. Ça m'a révolté naturellement, du coup, j'en ai décapité un direct. L'autre s'est mis à détaler alors, je lui ai couru sur les talons et au détour d'un virage, je l'ai poussé dans le dos et il s'est écrasé la tronche contre un mur à toute vitesse. Ah bah ça l'a bien séché d'un coup ! Hin hin hin.

Parfois, Dav'azk avait vraiment un rire gras. Le barbare ne semblait pas s'en rendre compte.

-Mais les autres pendant ce temps-là ? demanda Lohner faisant ressortir l'autre de sa rêverie.

-Je sais pas trop... Je fais confiance à Dougall, Urga et Mogrot. Z'ont dû distribuer des baffes à tout ce qui bouge. Quand je suis revenu vers l'échoppe en traînant le zigue assommé par les cheveux, je suis tombé sur eux qui maîtrisaient les derniers ogres, avec l'aide des premiers qui n'étaient plus hypnotisés et Hakim a soigné tout ce beau monde. Je crois même que mon Stygien préféré a récupéré les larves, tiens ! C'est un malin lui aussi. 

-Oui. Heureusement qu'il était là. Je peux toujours lui faire confiance.

-M'enfin, c'est pas tout à fait terminé. On a essayé de faire causer le dernier cultiste quand il est revenu à lui mais c'était comme toujours avec eux. Il en avait rien à foutre de crever pour la gloire du Grand Papa.

-Ce sont des fanatiques. Il n'y a rien à en tirer. Où est-t'il d'ailleurs ? Vous l'avez ramené à la Lune Rouge ? s'enquit Lohner.

-Euh non... Fallait ? C'est un peu tard sinon parce que toutes ces émotions avaient mis les ogres en appétit et je crois que Mogrot avait envie de conclure alors tous ensemble, ils l'ont bouffé pour fêter ça. Et son copain parti au paradis des hommes sans tête aussi. Et le vioque aussi. Enfin, j'crois...

-C'est pas plus mal. Pas de cadavre compromettant et plus de trace de corruption. Maintenant, il va falloir retrouver cet artefact disparu.

Franz Lohner se leva de table puis dit avec un sourire

-C'était du bon travail en tout cas. Une dernière chose, Dav'azk.

-Mhmm ? grogna une fois de plus l'autre.

-Vraiment. Allez-vous laver ! On ne sait jamais avec ces sales engeances. J'aimerai pas que vous nous refiliez une de leurs pestes.