1. Objects

Les Lunaris

Les Lunaris forment un trio d'objets antiques dont les pouvoirs sont réputés d'une intensité telle que même les mages les plus expérimentés ne se risqueraient pas à les tenir entre leurs mains. Le Calice, le Chandelier et la Coupe sont aujourd'hui éparpillés à travers Anathem. Au coeur des ères périlleuses du monde, nombres d'êtres se mettent en quête de ces objets légendaires pour influencer le destin de la Réalité.


Origine officielle

Selon les textes antiques et les traditions rapportées de l'âge d'or elfique, ces trois artefacts auraient été créés par Valathar Noe’andas Arethil, le 1er roi des elfes, lors de ses tentatives de constitution d'une arme pour vaincre les Drakonyars et leur empire. Incapable de maîtriser leur incroyable pouvoir, il les aurait scellé pour éviter que leurs forces ne déchirent le monde. Il aurait juré ne devoir faire appel à eux qu'en cas d'extrême urgence.

Les siècles passèrent, Valathar n'usa jamais de ses créations et les Lunaris furent progressivement arrachés - par des moyens inconnus - au tombeau censé les protéger.


Le Calice

Revenu sur le devant de la scène lors des événements de La Malédiction de Lostvale, le Calice est un artefact capable d'emmagasiner de puissantes quantités de magie afin de les amplifier pour les réutiliser ensuite, en faisant le réceptacle ultime pour tout rituel digne de ce nom. Tour à tour entre les mains de fanatiques des démons, du mage Rubis III puis de l'Église de la Lumière, sa trace est perdue pendant la conclusion de La Flamme du Tissesort.

La Guilde des Aventuriers retrouve sa trace durant l'Année 118-IV au coeur des événements de L'Ombre du Chuchoteur. Ils y apprennent que le frère d'un notable de l'Église l'a subtilisé aux siens et l'aurait offert à une obscure puissance souterraine. Ne pouvant le récupérer, décision est prise de le sceller au sein d'une caverne infâme pour l'éternité.

Malheureusement, il ne fallut guère plus de quelques mois pour que le Calice refasse son apparition dans les alentours de Whitecrag, entre les griffes de créatures du Vide. Le Lunaris leur fut heureusement dérobé pour finir entre les mains de la Sylphe.


Le Chandelier

Détenu en secret par les elfes sylvains d'Una Belanore depuis des siècles, l'emplacement du Chandelier n'est théoriquement pas connu. Des rares informations qui ont filtré, cette arme serait en mesure d'amplifier les sortilèges, voir, de trancher à travers les trames de la Réalité pour ouvrir des failles vers d'autres plans.

Lors de la chute de la cité sylvaine, plusieurs factions en présence tentent alors de le dérober. Sa lutte entraîne la disparition de ce royaume sanctuaire de la Nature. Les Aventuriers présents durent concédés la victoire avant de disparaître. Son nouveau propriétaire, évoquant un Dragon aux communs des Mortels, s'est alors empressé de se bâtir un royaume sur les ruines du précédent et d'user du Chandelier afin d'étendre son influence.


La Coupe

La localisation et les pouvoirs de la Coupe sont longtemps restés inconnus.

Sa trace refit surface par l'intermédiaire d'un fantôme elfe, contemporain du roi Valathar, retenu dans le tombeau de Noirvent. Celui-ci informe les Aventuriers venus l'interroger de la présence de la Coupe dans la Tour d'Akuzhar.

Par la suite, cette Tour a été le théâtre de la tentative d'invocation de l'Archange Azriel par les Enfants de l'Aurore. Cependant, à l'issu de l'invocation, un étrange mage se révéla en possession de l'artefact, réduisant les efforts du groupe à néant. En effet, l'inconnu les avait manipulé afin de récupérer l'artefact, récupération nécessitant un grand nombre de sacrifice d'âme. La trace de la Coupe fut à nouveau perdue.

Origine des Lunaris

La culture populaire magique fait remonter l'apparition des Lunaris au temps de l'âge d'or des Dragons et de leurs enfants Drakonyar.


Leur obtention

En effet, il est admit que le futur premier roi des Anciens, cherchant des armes afin de libérer son peuple, confectionna les Lunaris. Il n'en est rien !
Ces trois artefacts connus pour leurs pouvoirs déments, bien qu'ils n'aient jamais été pleinement exploité, ont simplement été trouvé par Valathar dans une très ancienne nécropole perdue dédié à quelque chose, un culte inconnu. C'étaient les seules choses sur place qu'il pouvait exploiter.
A la suite de la guerre contre les drakonyars, ne les ayant pas utilisé et ignorant encore comment atteindre leur plein potentiel, les Anciens décidèrent de les sceller dans un temple en Daefora. Cependant, des proches du roi souhaitaient les détruire. Cette discorde mena à leur trépas.
De plus, les trois artefacts exerçaient une étrange influence sur Valathar. Le monarque semblait entendre des murmures qu'il s'empressa de retranscrire dans un grimoire, comme des instructions. Cependant, l'ouvrage a disparu avec le temps.


Leur création

Puisqu'ils n'ont pas été créé par Valathar, d'où viennent-ils alors ?

Leur origine réelle remonte à des temps immémoriaux.

Le monde d'Anathem est sans discontinuer sous les assauts du Vide, ce dernier usant de nombreux stratagème pour tenter de le corrompre.

Un des ces stratagèmes consista à envoyer des graines du vide, des péchés, des tentations sur le monde. Ces cadeaux empoisonnés furent rassemblés par les Précurseurs avant d'être condensé dans un seul et même objet avant d'être lui-même séparé en deux. La première partie fut offerte en offrande au Fossoyeur tandis que l'autre devint la Lame du Péché. Les trois Lunaris d'aujourd'hui ne sont que les restes de ce travail. Bien que conçus comme des armes, ils ne furent pas utilisés et même cachés afin d'empêcher leur usage.

Il s'agit donc d'objet du Vide, conçu pour répandre sa corruption, mais récupéré et travaillé pour le combattre.


Rapport aux Immortels

La fascination des Immortels pour les Lunaris remontent à la Scission.

Suite à la disparition de leur monde d'origine et leur chute sur Anathem, deux frères leur proposèrent d'obtenir un monde dans lequel vivre, tel que les Elysées. En échange, pour le cas des Anges, ils durent formulé une promesse. Abel leur fit promettre qu'une fois dans leur domaine, les Anges n'interviendraient plus dans les affaires des Mortels. Si ils devaient contrevenir à cela, de dangereux événements surviendraient alors. Caïn leur apprit à son tour l'existence de trois objets dont l'origine est plus lointaine que les sphères elles-même et que le jour où ils réuniraient ces trois éléments, ils auraient alors accès à tout.
Il est tout à fait vraisemblable d'imaginer que l'accord avec d'autres Immortels - les Démons par exemple - ne fut pas aussi cordial mais qu'ils eurent accès aux mêmes informations et conditions.

Le fait est que cette promesse semble constituer le point de départ de leur fascination pour ces funestes objets.

Malheureusement, les quelques Immortels ou affiliés ayant approché de ces objets découvrirent à leur dépens que ces objets étaient sévèrement protégé. Au delà de la convoitise et des complots qui les entoure, la personne de l'Homme Triste semble surgir régulièrement afin de les empêcher de réaliser leur projet.