Ecrit par Kenshin (Grunt) suite à la campagne Les Trésors Antiques
Dans le nord où le vent mord la peau,
Vivait un clan loin du monde et des maux,
Grunt, fils du chef, maîtrisant la pierre,
Entendit l’appel venu de la terre.
Une voix sourde, ancienne et froide,
Parlait d’un mal rampant dans l’ombre, qui rôde,
D’un danger prêt à briser leur hiver,
À faire tomber jusqu’aux murs de pierre.
Alors sans gloire, sans rêve de renom,
Il quitta les siens… pour une seule raison.
Refrain
Oh chante, barde, chante leur nom,
Quatre âmes liées contre l’horizon,
Le vent, la vie, les muscles et le bouclier,
Face au vide qui veut tout briser.
Oh chante, barde, chante leur foi,
Même quand tout tombe autour de toi,
Car tant qu’un cœur refuse la nuit,
Le monde tient… et survit.
Il trouva trois âmes sur son chemin,
Pas des héros… mais marqués par le même chemin,
Alsana, l’œil vif, avec son loup,
Noïn à ses côtés, fidèle jusqu’au bout.
Verdant le vent, calme et précis,
Nuboros, la force qui ne plie pas sous les coups,
Quatre destins, réunis dans la nuit,
Pour braver les ruines… et tenir jusqu’au bout.
Ils furent engagés sans honneur ni gloire,
Pour fouiller des ruines sous la ville d’en haut,
Des halls nains, piégés par leur histoire,
Cherchant de quoi repousser le chaos.
Mais dans la pierre dormait un mensonge,
Un prisonnier jouant un autre nom,
Izvaruune, que le vide missionne,
Qu’ils libèrent… pour quelle somme ?
Refrain
Plus profond encore, loin sous le monde,
Les précurseurs dormaient dans l’ombre,
Un artefact, lueur féconde,
Fragile espoir face à la pénombre.
Mais le vide n’oublie jamais ses proies,
Et ses créatures hurlent sans voix,
Verdant prit la relique et fuit,
Pendant que les autres affrontent le vide.
Puis Nuboros tomba sous les coups,
Même sa force ne suffisait plus,
Alors Grunt le chargea sur son dos,
Et refusa de le laisser au tombeau.
Chaque pas lourd, chaque souffle brûlant,
Le vide à leurs trousses, tout près désormais,
Mais il marcha, encore, en serrant les dents,
Car laisser un frère… Il ne pourrait jamais.
Pas des rois, pas des élus,
Juste quatre qui refusent de plier,
Et parfois ça suffit…
Pour que le monde continue d’exister.
Refrain
Alors chante, barde, chante leur nom,
Quatre vivants contre l’abandon,
Le vent, la vie, les muscles et le bouclier,
Face au néant prêt à tout avaler.
Oh chante, barde, même en cendres,
Car leur histoire ne veut pas se rendre,
Et tant qu’un souffle reste en vie…
Le vide n’a pas gagné.
Ils ont survécu… mais à quel prix ?
Car au-dessus… le monde sombre encore.