1. Journals

Garou - 36 - Atrocité (Part1/2)

September 25, 1999

Une Ombre au Tableau (part 1/2)

- Une araignée au plafond -

Le 25/09/99 – 7h30

Alors que l’aube commence à éclairer le beau ciel bleu d’Océanside, Taynara, Artyom, Vicktor et Ludwig sont au garage de la Dusk Tower et sont afférés à charger le van de la meute. Chacun a pris un petit sac à dos avec quelques vivres et quelques affaires personnelles et se prépare visiblement à partir pour une randonnée pédestre. Toutefois, le sac de Vicktor semble bien plus lourd et volumineux que les autres.

 

 

Taynara : « Wouah, mais qu’est-ce que tu as foutu dans ton sac Vicktor ; des briques ? Ludwig a dit qu’on devait voyager léger… nous risquions de marcher longtemps »

 Vicktor : « le strict nécessaire, quelques affaires ; quelques vivres ; 5 litres d’eau ; du matériel médical, une petite bouteille d’oxygène ; un nécessaire de survie ; des jumelles ; 10 mètres de corde et 2 ou 3 bouquins… »

Taynara regarde Vicktor d’un air désapprobateur.

Vicktor : « Ben quoi ? »

Taynara désabusée : « Tu sais qu’on part dans un royaume de l’Umbra et pas en mission humanitaire ! ...Bo, hé, après tout, c’est toi qui va le porter ! »

Pendant ce temps Artyom et Ludwig était en train de finaliser l’organisation de la mission quand Ratiches arrive au garage.

Ratiches : « Salut tout le monde, désolé Ludwig de ne pas avoir pu venir hier mais… »

Ludwig l’interrompt : « Aucune importance Ratiches ! L’important c’est que tu sois là ce matin …Bon je ne vais pas y aller par quatre chemin ; je t’ai fait venir parce que j’ai besoin de toi pour tes précieuses compétences d’éclaireur ; mais comme je te l’ai dit nous partons pour une mission particulièrement risquée »

Ratiches : « Oui j’ai compris, c’est mon devoir de vous aider donc je suis des vôtres bien sur »

Ludwig : « Nous partons pour Atrocité ! »

Ratiches : « c’est quoi ça, Atrocité ? »

Ludwig : « c’est un royaume de l’Umbra, et comme son nom l’indique tu comprendras que ce n’est pas vraiment la meilleure des destinations pour déguster un Malibu ananas au bord d’une piscine… ce royaume reflète la souillure du Ver comme peu d’autres ; les résidus psychiques des actes de cruautés commis sur terre lui en donne sa substance. Ce royaume est comme le reflet des pires actes abominables commis dans notre monde ; un cauchemar tangible que nous allons pourtant devoir traverser. Pire encore, ses émanations nourrissent des Flaïels qui se reproduisent par millions dans des fosses immondes ; il faudra être discret car toute intervention de notre part serait aussi futile que suicidaire. »

Ratiches : « heu Ok joli programme… comme je l’ai dit à Waban, je suis prêt à vous suivre au péril de ma vie… j’ai l’impression que tu essais de me décourager ? »

Ludwig : « Non, loin de là, j’ai besoin de toi, mais tu dois être conscient de la ou tu mets les pieds… et puis ce n’est pas tout… si tu acceptes de venir avec nous je vais devoir te mettre au courant d’un secret dangereux… et avant cela tu dois me promettre de ne parler à absolument personne de tout cela ; ni aux vampires ; ni aux mages ; ni même au membres du Sept. Personne! »

Ratiches : « Bon je sens bien que c’est hyper confidentiel mais on va faire quoi à Atrocité alors ? »

Artyom : « Ludwig ne pourra te le dire que quand tu auras juré que tu resteras muet sur les sujets qu’il va aborder et que tu acceptes la mission. »

Ratiches : « ok, très bien, j’accepte la mission et j’accepte de garder le secret. »

Ludwig : « Parfait ! Ne perdons pas de temps alors, je vais te raconter tout ça sur la route ; nous devons rallier la cité des Anges au plus vite. »

Artyom : « le plan ce n’était pas de prendre un train à L.A ? »

Ludwig : « oui c’est bien ça ; pourquoi cette question? …haa ok, non Artyom la cité des Anges c’est le surnom de LA en fait… un surnom post colonial… mais pas le temps de raconter cette histoire, allez tout le monde en voiture, Taynara tu as l’adresse ? »

Taynara : « Ouaip, en route ! »

Taynara se met au volant et le groupe de Garou s’engage sur l’autoroute 5 pour rejoindre le quartier de Skid Row à L.A. Durant le voyage, à l’arrière du véhicule, Ludwig et Artyom informe Ratiches de tous leurs petits secrets et des raisons de la mission qui les conduits a Atrocité alors que les deux philodoxes, à l’avant, discutent de la situation diplomatique difficile dans lequel le Sept est englué.

Ratiches se gratte la tête : « Ha ouai, quand même ! Bon par contre, je ne suis pas certain d’avoir suivi tout le truc avec les esprits de la mythologie Aztèque la … »

Ludwig : « Ne t’en fait pas ce n’est pas l’objet de la mission de toutes façons, on en reparlera … »

Artyom : « Quand je pense qu’on a accepté de les aider alors qu’ils commettaient un sacrifice… »

Vicktor serre les dents à l’avant.

Taynara : « on entre dans Skid Row ; restez vigilant le quartier craint un peu »

 

 

En effet, le quartier est loin d’une carte postale de la Californie. De nombreux sans abris sont réfugiés dans des camps de fortune sous les ponts de échangeurs autoroutiers et ils côtoient principalement des camés, des dealers et des prostitués. La misère et le malaise social y sont prégnants comme en témoigne les graffitis anti-flic disséminer sur les murs et les piles des ponts.

Taynara fini par se garer aux abords d’une petite place bordant une église, un dispensaire et une supérette communautaire. Devant la supérette ; un homme de la cinquantaine, plutôt petit et massif, est en train de fumer un petit cigare qu’il écrase dans un cendrier disposé sur l’appui de fenêtre quand il aperçoit le véhicule. L’homme est habillé assez simplement avec des baskets, un Jean usé, une surchemise à carreaux, un bonnet et des mitaines en laine qui le protège visiblement de la fraicheur matinale. L’homme s’approche du véhicule tout sourire alors que les Garous sont en train de descendre et de récupérer leurs sacs dans le coffre.

L’homme levant la main en guise de salut: « Salut ! Doit y avoir une certaine Tablocha parmi vous non ? »

Le groupe se regarde les uns les autres ne sachant pas trop quoi répondre.

Artyom : « heuu… Taynara ? »

L’homme en serrant la main d’Artyom : « Haaa ouai, c’est ça, excuse ! moi c’est Mains de Gaïa, je vous attendais. »

Artyom : « Salut, moi c’est Artyon ! »

Taynara se racle la gorge en regardant Artyom avec insistance : « Ça va ? ça t’emmerderai pas trop de te présenter correctement ?! »

Mains de Gaïa : « Ho ouai, merde, excuse, dans le quartier tu sais c’est détendu tout le monde se connais, je perds un peu l’habitude du protocole… »

Taynara confuse: « Ha non, non, je ne disais pas ça pour toi, je ne me serai pas permisse, je disais ça pour mon frère ! »

Mains de Gaïa : « hahaha… c’est carré carré chez vous hein ? Allez je recommence alors, partons sur de bonnes bases. Moi c’est Mains de Gaïa ; Homidé Théurge des Rongeurs d’Os, Bêta de la meute de l’Oiseau-Médecine. »

Les Garous prennent quelques minutes pour se présenter avec le protocole exigé par la Philodoxe puis discute de quelques banalités pour faire plus ample connaissance. Mains de Gaïa a déjà entendu parlé de l’Oceancross et semble honoré de pouvoir discuter un moment avec le Docteur Kovac. Il lui apprend que lui aussi est père de la Tanière pour son Sept et que sa l’intéresserai qu’ils restent en contact pour échanger sur de nombreux sujets et problématiques qu’ils partagent dans leurs activités respectives. Main de Gaïa leur fait remarquer qu’il ne serait pas très prudent de laisser un beau véhicule comme le leur garé dans le quartier et Taynara décide de lui confier les clefs de manière à ce qu’il puisse l’entreposer en lieu sûr. Main de Gaïa ouvre la marche et les conduits, non loin de là, devant une bouche de métro de tout évidence condamnée. Devant l’entré Mains de Gaïa disparait laissant le groupe de Garous sans voix. Le groupe de Garou observe les alentours pour vérifier que personne n’a remarqué la scène quand Mains de Gaïa réapparait.

Mains de Gaïa : « Ben vous venez pas ? Vous n’avez quand même pas besoin que je vous tienne la main pour décaler…vous en faites donc pas pour le voile ici, il n’y a jamais personne ici, les gens pensent que la station est hantée ; j’ai un amis Wraith qui m’aide à entretenir la légende urbaine. »

Le groupe décale en Penumbra le temps de franchir la barricade et se retrouve dans cette station de métro vétuste tout juste éclairée par les lampes des issus de secours. Main de Gaïa regarde sa montre au poignet, puis inspecte sa montre gousset en la tapotant légèrement dans le creux de sa main, puis fini par sortir un petit réveil à oreilles de la poche intérieure de sa surchemise.

 

 

Mains de Gaïa : « il ne devrait plus trop tarder je pense ; vous devriez vous tenir éloigné de la bordure du quai… Tenez ; voici vos billets… se sont des aller-retour n’ayez crainte… Ha si ! Toyrina ! Diana m’a dit que tu étais intéressée par la loco du Midnight Express ? le chauffeur est un ami à moi, je l’ai prévenu et il est d’accord pour te montrer son engin ; présente-toi à la porte de la loco durant le voyage et il t’ouvrira. »

Ludwig a un petit sourire en coin et se retient de rire.

Taynara : « non moi c’est… ho, puis laisse tomber ; Ok ; merci beaucoup Mains de Gaïa ! »

Le réveil que Main de Gaïa tient dans la main sonne et l’instant suivant un immense flash de couleur violet accompagné d’un son strident et métallique viennent éblouir et assourdir les voyageurs un instant. Les rails sont en feu et un train vétuste composé d’une locomotive et de trois voitures s’arrête à leur niveau.

 

 

Après quelques rapides échanges de civilité avec Mains de Gaïa, les voyageurs pénètrent dans la voiture du milieu qui se trouve être le Wagon Bar. A l’intérieur le wagon parait plus grand qu’à l’extérieur et est surtout indéniablement plus luxueux. Bien que la décoration et l’architecture intérieure du Wagon soit désuète elle n’en reste pas moins très cosy et les voyageurs s’y sentent tout de suite comme chez eux. Le train démarre lentement et le cliquetis régulier de la machine sur les rails polis viennent rajouter un son ambient qui renforce l’atmosphère apaisante de l’endroit.

 

 

Le Barman : « Approchez, je vous en prie ! Votre première consommation est gratuite sur présentation de votre Billet ! »

Ludwig : « Hoo ! salut l’ami ! Et bien on dirait bien que nous sommes en classe affaire dite-moi ! »

Le Barman : « Nous nous devons de respecter le standing de la maison c’est une évidence… premier voyage à bord du Midnight Express ? »

Ludwig : « tout à fait et jusqu’ici, je dois dire que sa réputation est tout à fait fondée, on en a pour notre argent. »

Le Barman : « Vous m’en voyez ravi !... Alors, que puis-je servir à ces nobles voyageurs ? »

Artyom : « Si vous avez, moi je voudrais un verre de l’alcool avec le scorpion dans la bouteille ! »

Le Barman : « Hou ; monsieur a besoin d’un remontant on dirait ! Quelle est votre destination ? »

Ratiches : « Atrocité ! … se sera la même chose pour moi ! »

Ludwig : « Pour moi aussi ! »

Le Barman : « Je comprends, en effet, vous allez en avoir besoin d’un peu de courage en bouteille … et pour Monsieur ? »

Vicktor : « Je prendrais plutôt une Vodka Martini s’il vous plait »

Le Barman : « Ho ! un gentlemen… au Shaker, pas à la cuillère j’imagine ? Olive ? Citron ? »

Vicktor : « Surprenez-moi… »

Ludwig : « Et toi Tay tu prends… Ben elle est passé où Tay? »

Vicktor : « Elle est partie voir la Loco. »

Ludwig : « …ha ben forcément, quelle question »

Le Barman : « Voilà messieurs ! »

Artyom en levant son verre : « Mes frères ! A la Légion du Crépuscule ! »

La meute partage et profite de ce moment de convivialité tout en continuant à discuter avec le Barman qui répond à leurs questions sur cet étrange train spectral. Après environ 1h30 de voyage, le train ralentie pour traverser Cicatrice.

 

 

Les membres de la meute découvrent derrière la vitre de la voiture cet immonde royaume proche a tous les aspects d’une ville sale et surpeuplée. Cette ville a l’architecture victorienne rappelle les descriptions que font les livres d’histoire de la ville de Londres lors de son industrialisation. Des complexes usiniers recouverts de suie vomissent leurs fumées nauséabondes dans l’atmosphère et déversent leurs détritus saumâtres dans des cours d’eau déjà bien pollués. Le ciel, quasi fluorescent, est si encombré d’émanations verdâtres que le jour et la nuit ne doit plus avoir aucune signification pour les habitants.

A la vue de ce sinistre spectacle la mâchoire de Ludwig se crispe et ses yeux se fronces comme s’il avait envie d’en découdre en libérant toutes sa rage. Il est rare de voir cet air si sévère sur le visage du Théurge et Artyom voyant sa réaction s’approche de son frère pour le calmer.

Artyom qui met sa main sur l’épaule de Ludwig : « C’est ici que tu as rencontré Misuky hien ? …c’est la preuve que de belles choses peuvent surgir même des endroits les sombres. »

Ludwig apaisé par la présence de son frère se reprend et commence à plaisanter : « Je te rappelle que tu es déjà fiancé Arty ! …je plaisante ; allez buvons un autre verre va ! …Barman ! une autre tournée je vous prie ! »

Le Barman : « Chers voyageurs, je vous informe que les consommations sont à 50$ pièce. »

Ludwig en posant 200$ sur le comptoir: « Et bien soit ! On ne vit qu’une fois après tout ! »

Ratiches : « ha… ben merci Ludwig. »

Ludwig en faisant un clin d’œil : « Ya pas de quoi je t’assure ; c’est Waban qui règlera la note de frais ! »

Le train fait un rapide arrêt à la sortie de la ville et deux voyageurs habillés de guenilles et attachés entre eux par des fers d’esclaves montent dans le Wagon de queue. Les deux individus sont totalement paniqués et se dirige vers le Wagon Bar probablement en quête de nourriture. Mais un esprit pieuvre, dont même Ludwig n’avait pas perçu la présence, les attrapes simultanément en matérialisant deux tentacules et, sans sommation, les jettes hors du train avant qu’il ne redémarre.

Par la fenêtre, Ludwig regarde avec empathie les deux prisonniers se relever alors que le train commence à s’éloigner.

Le Barman : « Pas de billet, pas de voyage ! …notre contrôleur est assez intransigeant et un petit peux caractériel comme vous pouvez le constater. Le Midnight Express est une institution respectable et par le passé nous avons eu quelques désagréments avec des passagers clandestins ; comprenez que notre politique de tolérance 0 en la matière est surtout destinée à préserver votre sécurité chers voyageurs.»

Vicktor : « c’est tout à fait naturel, quand un règlement est établi il est de bon ton de le respecter. »

Artyom : « Hum ! Réponse typique de Philodoxe … toutes les règles ne sont pas bonnes pour autant.»

Ratiches : « De par vos auspices il est tout naturel que vous ayez une divergence d’opinion ; mais je comprends tout à fait la politique du Midnight Express. »

Taynara rejoint ses frères dans le Wagon bar et semble que moyennement satisfaite de sa rencontre avec le conducteur de la Loco. Elle leur raconte qu’elle est ravie d’avoir pu voir en fonctionnement de cette machine incroyable, et même, d’avoir eu l’honneur de la piloter un peu ; mais qu’elle est un peu déçue de ne pas avoir rencontré son concepteur.

Les Garous continus à discuter un moment et environ une heure après le train pénètre dans le royaume d’Atrocité. La meute regarde par la fenêtre et contemple avec brin de stupeur et d’anxiété ce paysage de désolation. Tout n’est que terre brulé et pourritures à perte de vue ; seul cinq immenses tours semblent se dresser pour régner sur ce royaume. Le train passe à proximité de l’une de ces fosses a Flaïels dont leur a parlé Diana mais en les voyants ils commencent à en réaliser toutes l’horreur et l’immensité de la chose. Cette fosse est aussi grande qu’un terrain de football et grouille d’asticots de toutes tailles, ces vers arborent des faces humaines et des homoncules formés à partir d’instruments de violence ou de torture. Des Scrags surveillent la fosse et semble protéger les larves probablement jusqu’à ce que les plus robustes arrivent à quitter la fosse en forçant le Goulet.

 

 

A midi pile ; le Midnight Express ouvre ses portes sur la gare d’Atrocité.

Le Barman en servant 6 shooters sur le comptoir : « Madame, Messieurs, nous voici en gare d’Atrocité ! Laissez-moi vous offrir un petit remontant, vous en aurez besoin ! »

La meute et le Barman trinquent une dernière fois avec un Alcool mentholé très fort mais surtout rafraichissant qui arrive à masquer un peu l’odeur pestilentielle qui se dégage de la porte qui vient de s’ouvrir. Les Garous descendent en gare et sont, malgré l’aide du Barman, tout de suite déstabilisés par cette odeur atroce qui mélange des odeurs de souffre et de chairs en décomposition. L’odorat des changes formes est fortement perturbé ; l’odeur est tout juste supportable pour certains d’entre eux. Vicktor essais de verser quelques gouttes d’huiles essentielle sous ses narines mais rien ne semble pouvoir atténuer l’odeur ; les garous essaient même de maquer le moindre bout de leur peau qui dépasse de leurs vêtements car ils ont l’impression que cette atmosphère polluée essaie de s’insinuer par les pores de leurs peaux.

 

 

Ludwig briefe une dernière fois ses compagnons sur ce qu’ils vont devoir à la fois supporter et ignorer durant le trajet puis ils se mettent en route sur le seul sentier disponible à la sortie de la gare. Le sol du sentier est fait de cendre et de morceau d’os broyés mais quand ils commencent à arpenter celui-ci, ils se rendent compte qu’il est comme spongieux et qu’ils laissent derrière eux des traces de pas ensanglantées. Le sentier est par endroit bordé de murets relativement bas et de quelques rares bâtiments en ruines. Quand les randonneurs y regardent de plus près ils découvrent que ces constructions sont en réalité bâties à partir des dépouilles humaines des carcasses momifiées de victimes mutilées, disposées pour former des structures assemblées à l’aide d’un mortier probablement obtenu avec des cendres de crémations.

Cette odeur ignoble, cette épaisse brume saumâtre, ce sol meuble et cette vision d’horreur rendent la progression des Garous très difficile et surtout très éprouvante. Mais comme cela ne suffisait pas, l’ouie, le dernier de leur sens qui n’avait pas encore été sollicité par ce royaume abject, est soudain mis en éveil par les supplications, des cris de douleurs et des pleurs d’une femme. La brume épaisse se lève légèrement du sentier comme pour leurs permettent de voir la scène, une femme est enchainée par les bras, le dos nue elle supplie son bourreau de cesser les tortures. Le bourreau, un homme encapuchonné habillé entièrement de noir semble se délecter des souffrances de cette femme qu’il est en train de fouetter. Comme un peintre prendrai un léger recul pour admirer son œuvre ; il fait quelques pas en arrière, s’assoie sur une chaise et étant ses jambes dans un rire sadique.

 

 

Ludwig : « ne regardez pas ! continuez d’avancer ! Rappelez-vous que nous ne pouvons rien pour les habitants de ce royaume… »

Vicktor essais de rationaliser et de se persuader que tout ceci n’est pas réel mais il est à deux doigt de vomir. Il attrape du coton dans sa trousse médicale et se l’enfonce profondément dans les oreilles pour échapper aux cris de douleurs et aux appel à l’aide de la victime. Mais le coton est totalement inefficace, bien plus encore les plaintes et les gémissements de la femme lui semblent encore plus prononcés voir même lui être personnellement destinées.

Le groupe continu à avancer péniblement chacun faisant appel à sa force de volonté pour faire abstraction de la scène. Alors que la brume commence à s’intensifier, Taynara est happé une dernière fois par cette vision d’horreur. Le bourreau s’est rapprocher de sa victime, il l’attrape violemment par les cheveux pour la relever, et, avec un sourire sadique, entoure son fouet autour de sa gorge et commence à l’étrangler. La victime regarde Taynara pour essayer de faire appel à son empathie jusqu’à que ses yeux s’injectent de sang et qu’elle finisse par mourir. Taynara est figé au milieu du sentier, comme subjuguée par cette transe horrifique. Elle finit par reprendre ses esprits un peu bousculés par son frère Artyom qui la force à avancer.

¼ h plus tard, ils arrivent devant une autre scène horrifique ; une foule est en train de jeter de la boue et des pierres à plusieurs hommes perchés sur un échafaud jusqu’au moment où le bourreau les jette dans le vide. A la façon d’une une rock star, le bourreau est acclamé par la foule. Ici encore cet épais brouillard c’est levé comme un rideau de théâtre pour permettre aux voyageurs de voir cette scène.

 

 

Les Garous continu à avancer avec détermination mais des larmes perles sur le visage de Ludwig ; malgré la force de volonté dont ils font preuve le chemin qu’ils arpentent reste traumatisant.

Peu de temps après ils arrivent à proximité d’une autre scène et voie un panneau sur lequel est inscrit « Oradour-sur-Glane ». Des soldats nazis sont en train de bousculer des femmes et des enfants pour les faire rentrer dans une église puis les enfermes et barricade la porte massive de cette église en bois. Quatre soldats avec des masques à gaz sur le visage descendent de l’arrière d’un camion ; ils sont équipés de lances flammes. Ils se placent aux quatre points cardinaux de l’église et font cracher leurs engins de mort sans discontinuer, ne laissant aucune chance de survie aux centaines de personnes prisonnières de l’église.

Même Ratiches, qui, en tant que rat, ne devrait pas être choqué par une régulation de population trouve cette scène abjecte tellement la souffrance et les cris d’enfants en trains de bruler sont atroces. Vicktor sort un bouquin de son sac pour essayer de se changer les idées mais alors qu’il pense lire son livre de chevet du moment « L’Utopie » de Thomas More, il se rend compte qu’il est en train de lire « 1944, aux portes des chambres à gaz nazies ». Il comprend à ce moment-là que le royaume d’Atrocité ne lui accordera aucun répit.

La meute continue à avancer et enchaine ces scènes toute plus horribles les unes que les autres jusqu’au moment où une scène va arriver à atteindre Vicktor et Ratiches ; un homme se tient au beau milieu d’une cour d’école maternelle et il a fait assoir tous les enfants et les maitresses autour de lui. L’homme est équipé d’une ceinture d’Explosif et tiens dans sa main le détonateur qui est armé. Il regarde Vicktor, lui fait un sourire carnassier et relâche le bouton. L’explosion est si intense que des membres d’enfants et une pluie de sang sont projetés sur le sentier. Vicktor et Ratiches sont en état de choc. Ratiches quitte le sentier et recherche des survivants alors que Vicktor commence à ramasser des membres pour essayer de reconstituer un corps.

Ludwig : « Vicktor ! Vicktor ! …tu ne peux rien faire pour eux ; tout ça s’est produit mais ce n’est pas réel, tu vois bien qu’ils sont tous morts tu ne peux absolument rien faire ; tu dois me faire confiance et continuer à avancer avec moi ! Allez viens, suis-moi… ce calvaire est bientôt terminer nous devons rallier la bibliothèque, tout ira beaucoup mieux là-bas.»

Vicktor fini par reprendre ses esprits alors qu’Artyom vient de ceinturer Ratiches pour le ramener sur le sentier.

Artyom : « Ratiches ! arrête de te débattre! Ludwig t’a donné un ordre ! tu ne dois pas quitter le sentier ! »

Ludwig demande a Artyom de remplacer Ratiches en tête de cortège, et ils reprennent leurs routes plus affaiblie que jamais.

Peu de temps après, une lueur d’espoir vient remotiver un peu la meute, Atyom leur montre une pancarte directionnelle qui se trouve à un embranchement du sentier. A droite « Bibliothèque d’Atrocité » à gauche « Musée des horreurs ». La meute prend à droite et essais de forcer le pas pour arriver plus vite à destination mais plus ils accélèrent, plus leurs pas s’enfoncent dans le sol et leur progression devient plus pénible.

A partir de cette embranchements la topographie du terrain change légèrement et après avoir gravi une pente relativement abrupte sur quelques mètres ils quittent enfin cette brume nauséabonde mais se retrouve nez-à-nez avec deux immenses fosses à Flaïels. Le sentier continue et surplombe ces fosses, et, au loin, ils aperçoivent un pont en bois.  

 

 

La meute s’avance discrètement pour ne pas attirer l’attention des Scargs qui surveilles les larves et arrivent enfin à proximité de se pont qui est partiellement détruit.

 

 

Artyom : « Merde ; le pont est cassé ! … on saute ou on fait le tour ? »

Taynara : « dois y avoir que 3m a vu de nez mais on est fatigué, le saut me parait quand même risqué… »

Ludwig : « Je sais que tout le monde est affecté par ce royaume ; mais il va falloir sauter. Contourner les fosses rallongerait trop notre périple et serait encore plus dangereux je pense. »

Ratiches : « ok, bon, laisser moi passer en premier, je vais vérifier que le pont est suffisamment stable »

Alors que Ratiches allait s’élancer, un homme sortie de nulle part s’approche du pont, regarde les garous avec des yeux remplie de désespoir et saute dans le vide. Le corps de l’homme chute silencieusement et vient s’empaler sur les arrêtes saillantes du fond du gouffre dans un bruit sourd d’os brisés.

Cette nouvelle scène, vient rajouter de l’anxiété chez les Garous mais Ratiches, déterminé, active un don et s’élance, comme si cette scène n’avait eu comme effet sur lui que de le mettre au défi. Le saut de Ratiches est parfait, et bien que ce pont vermoulu tremble un peu à la réception, il semble tenir. Les Urathas puisent dans leurs rages et se change en Lupus pour se préparer au saut mais leur forme de Loup est altéré dans ce royaume. L’éclat des poils de Taynara est terne, limite sale ; Victor a quelques plaques de peau sans poil ; Ludwig à un pelage marron foncé comme collé par de la boue et une corne de licorne en en plein milieu du front ; Artyom, lui, s’est transformé en Crinos, un Crisnos horrible avec des pustules et cicatrices décharnées et à qui il manque un bras.

Artyom ; puis Vicktor sautent et arrivent sans encombre de l’autre côté du pont. Taynara fait de même mais à la réception une partie du pont cède sous ses pattes arrière. Ludwig prend quelques mètres d’élan supplémentaires puis s’élance. Mais le saut du Théurge est un peu faible et seules ses pattes avant viennent griffer le bord du pont avant qu’il ne chute dans le précipice. Heureusement, Ludwig semble n’être pas trop mal tombé, toutefois, il est inconscient au fond du précipice. Artyom pousse un hurlement de lamentation de mauvais augure en voyant des larves de Flaïel qui s’approche de son frère inconscient. Vicktor se retransforme en humain et sort de son sac une corde qu’il donne à Artyom et qu’il lance au fond du gouffre. Les Larves de Flaiel se rapproche dangereusement de Ludwig; Ratiches active un don et tel une araignée dévale les parois du précipice pour aller attacher la corde autour de Ludwig. Artyom ; Taynara et Vicktor tirent de toutes leur forces et arrivent, non sans effort, à hisser Ludwig jusqu’à eux.

Ludwig s’éveille et en quelques secondes ses hématomes se résorbent.  

Artyom : « Comme tu m’as fait peur Ludwig !»

Ludwig : « Désolé mon frère ; je crois que je passe un peu trop de temps à étudier ces derniers temps, je me ramollie un peu… ne perdons pas plus de temps, continuons ! »

 

 

Peu de temps après, la meute arrive enfin en vue de la bibliothèque ; un énorme édifice roman bordé d’immenses colonnes en pierres. Avant d’accéder à l’édifice les Garous traversent un petit lac peu profond. L’eau y est pure et cristalline, les garous s’y baignent avec le plus grand des plaisirs et en profite pour se laver de la souillure accumulée sur leurs peaux. Après avoir gravies une trentaine de marches ils arrivent devant une double porte massive en bois sculpté qui dispose d’un gros heurtoir peu engagent.

 


 

Ludwig saisie le heurtoir et frappe trois fois. Les portes s’entrouvrent toutes seules et les garous pénètrent dans un immense couloir avant que les portes ne se referment derrière eux dans un grincement lugubre. Les voyageurs relâchent un peu leur attention car ils se sentent immédiatement en sécurité ici, malgré les peintures et bas-relief gothique, voire horrifique, qui borde ce couloir. Les lieux sont éclairés par des torches et braséros qui dégagent des flammes bleues, une couleur froide qui contribue à l’atmosphère macabre de l’environnement. Les voyageurs, sur leurs gardes, s’engouffre dans le couloir et leurs pas sur le dallage de marbre poli résonnent dans ce lieu ou règne un silence inquiétant. Après avoir traversé ce vaste couloir ils arrivent enfin dans le hall de la Bibliothèque.

Ce hall est spacieux mais également très haut de plafond ; environ cinq étages ; et se termine par une coupole impressionnante et ouvragée a l’instar de la célèbre basilique Sainte-Sophie. A l’entrée, sur la gauche, sont disposés quelques guichets ou se tiennent d’étranges créatures et en son centre, quelques marches en contre bas, de grand bureaux d’étude sont mis à disposition de quelques érudits présents ; des mages ; des vampires et des changes formes. L’un des mages qui ramenait paisiblement un livre en rayonnage est soudain transpercé par l’épée d’un vampire qui apparait dans son dos, sans que cela ne choque personne dans l’assemblé qui continu à étudier comme si rien n’était. Le mage décédé se transforme immédiatement en créature dont l’apparence est similaire à celle des créatures que les garous ont observées derrière les guichets. Alors que le vampire essuie sa lame dans la doublure de sa cape, la créature incline la tête respectueusement et guide le vampire vers un rayonnage bien précis.

 

 

Vicktor : « C’est quoi ce délire ?! »

Taynara : « t’a rien écouté toi ! …c’est une façon d’obtenir des informations ici. Tu commets une atrocité et quelqu’un t’aide dans tes recherches. »

Ludwig : « C’est ça ; c’est l’une des façons mais ce n’est pas celle que nous utiliserons. C’est aussi la raison pour laquelle on ne fera pas plusieurs groupes, on reste ensemble en permanence, c’est bien compris ?! Si l’un d’entre nous est tué ici, il se transformera en l’une de ces créatures : un bibliothécaire. »

Vicktor : « Heuu ouai, bien sûr, ça ne donne pas envie de se promener tout seul en effet. Et du coup ? c’est quoi les autres façons ? »

Artyom : « A nous de le découvrir… »

Ratiches : « Et les guichets c’est pour quoi au juste ? »

Ludwig : « Aucune idée… ils sont là pour nous accueillir j’imagine ? ou pour le retour d’ouvrages peut être? …c’est comme ça que ça marche dans une bibliothèque humaine toujours. »

Vicktor : « Allons-nous renseigner, ils doivent bien avoir un règlement intérieur de toutes façons »

Les garous se dirigent près d’un guichet et sont reçu par un bibliothécaire qui somnole sur sa chaise.

 

 

Ludwig se gratte la gorge: « …Bonjour monsieur ; c’est notre première visite dans votre prestigieux établissement, peut être pourriez-vous nous renseigner ? »

Le Bibliothécaire se réveille en sursaut, scrute rapidement les voyageurs, tout en s’arrêtant un moment sur Ratiches en fronçant les sourcils : « Bonjour chers Urathas ! …un rat ?! …humm ! je me dois de vous dire que nous n’apprécions pas trop la présence de nuisibles tel que les rongeurs ici ! Toutefois, que puis-je pour vous ? »

Vikctor : « Ah bon ? mais quelle sont les règles ici alors ? »

Le Bibliothécaire lève un doigt vers une pancarte qui trône au-dessus des Guichets. Cette pancarte décrit les règles suivantes :

·         La Bibliothèque d’atrocité se dégage de toute responsabilité quant aux dommages corporels ou matériels pouvant subvenir dans les lieux ;

·         Tout service apporté par un Bibliothécaire sera payé d’avance, la maison ne fait pas crédit ;

·         L’usage de flamme, d’étincelle ou autre dégagement de chaleur supérieur ou égal à 451°Fahrenheit est totalement proscrit ;

·         Toute dégradation de livre sera sanctionnée ;

·         Le silence est de rigueur ;

·         La Bibliothèque n’est accessible qu’aux adhérents.

Vicktor : « Je vois… et comment pouvons-nous devenir membre ? »

Le Bibliothécaire : « Aucun problème ; si le rat promet de bien se tenir je vais vous faire vos cartes de membre… »

Le Bibliothécaire attrape une plume, un encrier rempli de sang et attrape cinq morceaux de peau humaine séchés au format carte.

Le Bibliothécaire : « Donc nous avons Ludwig Stephan Dorn ; Artyom Carpenter ; Vicktor Covac ; Taynara Fitzgerald … et s’il ne les utilise pas pour ronger les livres… un certains Ratiches. C’est bien ça ? »

Ludwig : « Oui, tout à fait, vous êtes bien renseigné on dirait. »

Le Bibliothécaire : « Bien entendu, c’est la raison d’être d’un bibliothécaire ; et puis certains d’entre vous ont déjà leur livre ici ! …Dès qu’une atrocité est commise, le bourreau vois son ouvrage apparaitre dans nos rayonnages »

Ludwig : « Ha ! vous ne devez pas avoir le mien alors ! »

Le Bibliothécaire : « Humm, êtes-vous sûr de cela Mr Dorn ? … si vous souhaitez le vérifier il vous suffit de me donner 30 grammes de votre belle chevelure dorée »

Taynara d’un air sévère: « Non ! Ludwig ! Nous ne sommes pas là pour ça ! »

Ludwig : « Non mais c’est bon, calme toi, je ne fais que discuter avec le monsieur … pourquoi tu montes sur tes grands chevaux, tout d’un coup ?! calme toi… »

Taynara : « oui, laisse tomber, excuse, c’est juste qu’il faut qu’on avance… »

Le Bibliothécaire : « Je vois, si vous ne cherchez pas à apprendre des choses sur vous mais sur une tierce personne alors rien de plus simple… il vous suffit de tuer le rat ici présent ; …le torturer un peu avant pourrait aider aussi… Faites cela pour moi et je serais ravi de vous aider à trouver l’ouvrage de votre choix. »

Artyom agacé : « ok, c’est bon ! on va se débrouiller tout seul … »

Le Bibliothécaire tout sourire : « Très bien, si vous changez d’avis, vous savez où nous trouver … Chers nouveaux membres ; bienvenue à la bibliothèque d’Atrocité et bonnes lectures »

Les garous se dirigent vers un rayonnage et commence à en consulter un au Hazard. A part leurs épaisseurs, tous les livres ont le même aspect et le même format ; leurs couvertures sont rigides, en cuir bouillie, et les pages sont faites de peau humaine. Ils sont tous rédigés dans des propos factuels et détaillées ; toutes les atrocités commises par le bourreau dont il est question y sont recensées. Aucun nom n’est cité, le tourmenteur est désigné sous le nom de « sujet » et sa victime « d’objet ». Les passants innocents sont simplement décrits comme des « témoins ».

 

 

Ludwig : « Attendez ; y a un truc que je ne comprends pas ; tous ces bouquins ont l’air d’être fait avec du cuir, de la peau et du sang… mais vous sentez cette odeur de vieux papier vous aussi ? »

Taynara : « Oui c’est vrai, j’ai senti l’odeur du papier en rentrant dans la bibliothèque mais ça m’a paru naturel pour une bibliothèque … peut-être que les étages sont différents ? »

Ratiches : « Allons voir du coup ! »

Cette bibliothèque est immense, le rez-de-chaussée n’est que la partie émergée de l’iceberg ; à l’étage, les bibliothèques sont innombrables.

Ludwig : « Wouah ; ça représente combien de livres ça ! »

Taynara : « Beaucoup trop ! »

Vicktor calcule à haute voix: « si on considère que chaque étage est identique, qu’on prend une moyenne de livre de 5cm d’épaisseur, on doit avoisiner les 800 livres par mètre linéaire de bibliothèque ; ramené à la surface des lieux sur 5 étages + le hall … voyons voir… a minima faut tabler sur 1 milliard 600 millions ouvrages. »

Ratiches : « ho bordel… »

Artyom : « Mais les bouquins sont les mêmes ; toujours pas de papier… ça doit être magique de toute façon notre flair est totalement altéré ; moi je sens le ver partout, même sur nous… »

Taynara : « Je crois qu’on n’a pas le choix ; va falloir parler avec les autres clients de la bibliothèque. »

Ludwig : « Tu as raison, mais essayons de ne pas trahir nos intentions ; le bouquin que nous cherchons est probablement convoité par d’autres… »

Ratiches : « J’ai repéré deux changes forme au rez-de-chaussée… c’est peut-être mieux que d’aborder le premier vampire qui passe non ? »

Ludwig : « très bien allons les voir … on chuchote et on reste sur nos gardes. »

Après être descendu au rez-de-chaussée, les garous font la connaissance d’une Uratha, une arpenteuse silencieuse nommée Onisha et d’un Basteth nommé Bob. Tous deux sont dans un premier temps sur la défensive mais à force de discussion ils avouent être dans la bibliothèque depuis plusieurs années et avoir un peu perdu l’habitude de discuter avec leurs congénères.

Artyom : « … mais vous ne bougeait jamais du rez-de chaussée ? En trois ans vous n’avez pas réussi à faire le tour de ce niveau ? »

Onisha : « c’est très rare en effet, nous avons tout ce qu’il faut ici … hum… ça se voit que c’est votre première visite… les bouquins bougent dans les rayonnages vous savez, inutile de vous déplacer dans les étages ; vous prendriez des risques inutiles.»

Artyom : « De quels risques parlez-vous ? »

Onisha : « Il est évident que certaines personnes finissent par perdre patience et font appel aux bibliothécaires ; une mauvaise rencontre est si vite arrivée… »

Taynara : « Et vous ? vous avez déjà fait appel aux bibliothécaires ? »

Bob regarde Taynara d’un air menaçant: « Qu’est-ce qu’elle veut la philodoxe ! tu veux nous faire un procès, c’est ça hein ?! »

Onisha : « Reste calme Bob ; inutile d’attirer l’attention sur nous …tout ce que je peux vous dire, c’est que la majorité des meutes que j’ai pu croiser arrive avec honneur et en recherche de gloire ou de justice… mais comme le dit le dicton : l’enfer est pavé de bonnes intentions … dans ces lieux ce proverbe prend tout son sens croyez-moi.»

Taynara : « vous voulez dire que ce lieu perverti nos cœurs et nous pousse à commettre des Atrocités ? »

Bob hausse le ton: « gnagnagna, moi je m’appelle Taynara j’suis une crocs d’argent et jamais je ne transgresserai la Litanie …tu parles d’une belle connerie ! »

Un bibliothécaire se retourne vers le groupe les regarde avec insistance puis, en silence, pointe le doigt vers une pancarte qui rappelle la bonne conduite à tenir.

Onisha chuchote: « Ecoutez, mon ami perd patience, nous devrions ajourner cette entrevu …repassez nous voir demain si vous voulez … bonne continuation à vous.»

Onisha fait signe a Artyom de s’approcher et lui glisse discrètement un mot dans le creux de la main. Sur ce mot est inscrit un simple prénom ; Joddilynn. Les garous discutent un moment de la stratégie à adopter mais peu d’option s’offre à eux. Taynara soulève un point important, si cette Joddilynn peut les aider alors il faudra bien qu’ils prennent le risque de dévoiler un minimum la nature du livre qu’ils recherches. Ce point fait débat quelques minutes mais Ludwig, après quelques minutes de réflexion, fini par trancher en disant que c’est un risque qu’ils vont devoir prendre.

Artyom grâce à son don « Pouls de la Proie » fini par retrouver la piste de Joddilynn et conduit ses compagnons dans une pièce qui étonnamment diffère de l’architecture et de l’ambiance de la bibliothèque. Il s’agit d’un salon victorien installé dans une pièce à l’architecture gothique ; des canapés et des fauteuils en cuir sont disposés autour d’une belle table basse en bois sculpté et un feu crépite dans la cheminé.

 

 

Vicktor : « on est ou la ? … les feux ne sont pas censés être interdit dans la bibliothèque ? »

Artyom : « Aucune idée, mais la trace de Joddilynn s’arrête ici … »

Ludwig élève la voie : « Joddilynn ?! Joddilynn ?! »

Ratiches qui se frotte les mains près du feu : « On peut peut-être prendre un moment et attendre qu’elle revienne non ? »

Taynara : « …de toutes façons c’est la seule piste que nous ayons. »

Ludwig s’installe dans un fauteuil : « reposez-vous un moment vous l’avez bien mérité ! …je prends le premier tour de garde »

Taynara ; Ratiches ; Artyom et Vicktor s’installent dans les canapés et ils s’endorment instantanément. Ludwig reste vigilant et observe la pièce depuis son fauteuil mais même pas 15 minutes plus tard il est happé par la douce chaleur du feu et par le spectacle hypnotique des flammes qui dansent dans le foyer.

Ludwig se réveille en sursaut et constate qu’il n’est plus seul. Dans le fauteuil en face de lui est installé une jeune femme blonde, le visage assez fermé, les cheveux tirés en queue de cheval et habillé avec un tailleur pantalon anthracite assez strict et de très bonne facture. Elle croise les jambes et pause les paumes de ses mains sur son genou en attendant que Ludwig soit totalement réveillé.

 

 

Ludwig : « Joddilynn ? »

Joddilynn : « c’est bien moi … et à qui ai-je l’honneur ? »

Ludwig : « Ludwig Stephan Dorn ; Théurge des Enfants de Gaïa … c’est également un honneur de vous rencontrer »

Joddilynn : « Je suis étonné que vous ayez trouvé cet endroit, mais vu que vous êtes ici… soyez mes invités, je vous en prie… Je vais allez chercher du thé… profitez-en pour réveiller vos compagnons que nous puissions discuter. »

Ludwig secoue ses congénères un part un et leurs indiques que Joddilynn vient d’arriver. Joddilynn apporte le thé et se présente comme Joddilynn Blake juste après que les garous se soient présentés sous l’oreille attentive de Taynara.

Vicktor : « c’est endroit est étrange… il fait partie de la bibliothèque ? »

Joddilynn : « vous n’appréciez pas les salons Victoriens Docteur Covak ? … je peux remédier à cela si vous le souhaitez. »

Vicktor : « Non non, c’est parfait pour moi mais disons que le style de la pièce n’entre pas vraiment en résonnance avec le reste de l’édifice. »

Joddilynn : « Perspicace … »

Vicktor : « …Observateur »

Joddilynn : « Alors cela nous fait un point en commun cher Docteur, je ne peux que constater que vos guenilles ne font pas honneur à votre adorable petit cul. »

Vicktor : « ha, vous avez remarqué… »

Joddilynn : « même les avocates ont de l’imagination Docteur Covak … mais oui, pour répondre à votre question, il s’agit …comment vous expliquer… d’une sorte de salon sur demande si vous voulez …Un lieu qui est mien et qui me permet de me reposer»

Taynara : « très pratique pour un royaume comme celui-ci … vous êtes ici depuis longtemps ? »

Joddilynn : « quelques semaines je dirais, mais je n’en suis pas pour autant à ma première visite. »

Artyom : « Que faites-vous ici, vous cherchez un livre ? »

Joddilynn : « La destination n’est pas vraiment idéale pour des vacances mon cher… Tout le monde cherche un livre ici… et croyez en mon expérience, personne ne souhaite s’exprimer sur les raisons de leur visite.»

Artyom : « Nous avons croisé Onisha ; c’est elle qui nous a conseillé de nous rapprocher de vous »

Joddilynn : « hum… je vois, si elle vous a envoyé vers moi c’est donc que vos recherches ne sont pas… disons, conventionnelle ? »

Taynara : « C’est cela, le livre que nous cherchons n’appartient pas à ce royaume ; enfin pas que je sache toujours »

Joddilynn : « il va m’être difficile de vous aider si vous ne m’en dite pas plus… »

Ludwig : « Disons que nous en savons très peu sur vous et qu’il n’est pas dans mes habitudes de donner une bague de fiançailles à la première nana levé dans un bar vous voyez ?… »

Artyom dévisage Ludwig d’un air perplexe.

Ludwig : « …disons à une exception prêt »

Joddilynn : « je vois, je vois … vous me semblez sages et raisonnables, permettez-moi donc de vous aider, ainsi j’espère que vous pourrez me rendre l’appareil un de ces jours. Premièrement, le temps de vos recherches vous êtes ici, dans mon domaine, comme chez vous ; venez-vous reposer, vous mettre en sécurité, vous restaurer, comme il vous plaira… et Deuxièmement, je vais vous donner un tuyau, celle que vous devez vraiment rencontrer est Qhek'te, une Ananasi; elle est née dans cette bibliothèque et si quelqu’un a déposé un livre, il est possible qu’elle soit au courant. »

Taynara : « Qhek'te ? »

Joddilynn : « oui ! Qhek'te ! »

Taynara : « Et pourquoi pourrait-elle nous aider plus que vous ? »

Joddilynn regarde Taynara d’un air sévère et les Oreilles de Taynara quadruple de volume en un instant.

Joddilynn : « Parce qu’elle est née ici ! …c’est mieux, vous avez entendu ! »

Ludwig : « Ok ; merci Joddilynn. Nous avons suffisamment abusé de votre temps et de votre patience, nous allons continuer nos recherches. Encore merci pour votre hospitalité toujours, cette pause fut salvatrice … »

Joddilynn : « Mais c’est un plaisir Mr Dorn ; surtout n’hésitez pas à revenir vers moi en cas de besoin … »

Ludwig chuchote à Joddilynn : « …pour les oreilles de mon amie, on est sur quelle temporalité de sort ? »

Joddilynn : « hou mais je vois que vous avez quelques notions sur le fonctionnement de la magie … »

Ludwig : « non non, très peu, disons qu’il nous arrive parfois de travailler avec quelques éveillés, et qu’en tant que Théurge je m’intéresse à ces choses-là… »

Joddilynn : « Ma foi, des Urathas travaillant avec des Eveillés, étonnant ! Il vous arrive de travailler avec des caïnites également ? »

Ludwig : « houla non ; ce sont des créatures du ver, nous les évitons autant que faire ce peux… »

Joddilynn : « Je vois… ne vous en faites pas pour votre amie au sang pur, elle retrouvera sa beauté naturelle d’ici quelques heures… A bientôt. »

Les garous quittent le domaine de Joddilynn et se mette à la recherche de Qhek'te. Artyom active son don mais n’arrive pas à la localiser, il se concentre sur le nom mais cela ne fonctionne pas, l’information est trop vague s’agit-il de Khekté ? Quet-té ? Cuek-té ? Qhek'te ? …aucune piste ne pénètre l’esprit du Ragabash.

Après quelques heures de recherche à scruter la moindre toile d’araignée, ils finissement par faire la rencontre d’une jeune femme. Elle est habillée de haillons, le crâne rasé et regarde un peu craintive les garous avec ses grands yeux bleus.

 

 

Ludwig s’avance vers elle calmement et essai de calmer son anxiété.

Ludwig : « C’est toi Qhek'te ? … nous te cherchions mais ne t’en fais pas nous ne te voulons aucun mal. Au contraire, nous pourrions peut-être t’aider ? »

Qhek'te : « Vous voulez aider Qhek'te ? Personne ne m’avait encore demandé ça… »

Ludwig : « Je suis Ludwig, Théurge des Enfants de Gaïa et toi Qhek'te qui es-tu? »

Taynara s’avance et Qhek'te fait deux pas de recul.

Ludwig : « N’ai pas peur, elle est avec moi c’est une amie… »

Taynara : « Je suis Taynara Fitzgerald ; Philodoxe des Crocs d’Argent …enchanté de te rencontrer. »

Qhek'te : « vous avez des drôles de nom… »

Taynara : « Personne ne t’as appris à te présenter ? »

Qhek'te : « Ha si ! c’est vrai elle m’a dit de dire quoi déjà… ha oui ! Qhek'te ; Ananasi de la toile d’araignée ; ha non Ananasi faut pas le dire je crois … enfin Qhek'te de la toile d’araignée ou Qhek'te araignée de la toile …ou juste Qhek'te. »

Taynara : « c’n’est pas grave ne t’en fais pas Qhek'te, araignée de la toile, c’est parfait. »

Qhek'te : « ha ouai, t’a raison Qhek'te, araignée de la toile ça claque bien ! »

Taynara : « tu as dit que quelqu’un t’avait appris à te présenter ? c’est tes parents ? un autre client de la bibliothèque ? un mentor peut être ? »

Qhek'te : « un menteur ! non ! moi je ne parle pas avec les menteurs ! vous êtes de menteurs vous ? …elle m’a dit qui ne faut pas parler aux menteurs ! »

Ludwig : « Calme toi Qhek’té, nous ne sommes pas des menteurs… Un mentOr c’est un peu comme un papa ou une maman qui t’apprend des choses … »

Qhek'te : « ha ben non, ça je sais que ce n’est pas possible ! Istya c’est une veille chouette, elle ne peut pas être ma maman, ça c’est sûr ! »

Ludwig : « oui tu as raison, mais un mentor c’est justement pour remplacer un papa ou une maman, tu vois ? »

Qhek'te : « ha, d’accord, comme ma maman n’est plus là, c’est Istya ma menteur ! »

Taynara : « non… mentor. Mais oui c’est ça… »

Qhek'te : « Et vous aussi vous avez des men..tors ?! »

Taynara : « ça peut arriver, mais nous sommes des loups, nous vivons en meute comme des frères et sœurs »

Qhek'te en désignant Ratiches: « oui mais lui là, c’n’est pas un loup. »

Ratiches: « tu as raison, moi je suis un Rat. »

Qhek'te : « Beurk ! »

Ludwig : « On vient d’un endroit où tous les Urathas et Féraes vivent en harmonie ; les loups ; les rats ; les requins ; les coyotes ; les félins ; les renards ; etc… et même les araignées comme Qhek'te sont les bienvenues. »

Qhek'te surexité : « ha ouai ?!! Je peux venir avec vous ? y aura d’autres araignées comme moi ? c’est loin ? »

Ludwig : « Attend, calme toi, ce n’est pas si simple… Avant il faudrait qu’on te demande un service … »

Qhek'te : « ha ! ça m’aurai étonné ! …vous êtes des menteurs en fait ! »

Ludwig : « Non, non ne t’en fait pas si tu as envie de venir avec nous tu pourras … mais avant nous devons trouver le livre que nous cherchons, il est un peu spécial il a été écrit ailleurs, puis quelqu’un l’a caché dans la bibliothèque. …et puis tu ne dois pas demander à Istya si tu peux venir avec nous avant de partir ? »

Qhek'te : « ha ! Oui ; c’est le livre magique que vous cherchez hien ? …Il est avec Isthya… mais on ne peut pas y aller…»

Artyom : « Pourquoi on ne peut pas y aller ? »

Qhek'te : « hé ben ! c’est au cinquième étage ; et au cinquième étage il y a le serpent fleur ! »

Taynara : « C’est quoi un serpent fleur ? …il est grand comment ? »

Qhek'te : « Ben il est grand, de toi… »

Qhek'te fais cinq ou six pas de recul.

Qhek'te : « à de moi ! »

Qhek'te en montrant l’espace entre deux rayonnages : « et quand il ouvre la bouche, il va de là à de là ! …il est gros hien ? et il fait peur en plus !»

Vicktor : « un Flaïel ? un esprit du ver matérialisé ?… »

Qhek'te : « en tout cas, ce n’est pas un menteur… il ne parle pas. »

Ratiches : « et il y a des gens qui y vont au cinquième étage ? »

Qhek'te : « pfff… il n’écoute rien le Rat ! J’ai dit qu’il faisait peur ! … ha si, il y en a un comme vous, un loup, qui y a été, mais il s’est fait dévoré tout cru ! »

Les garous passent un moment à établir un plan pour affronter la créature et à calmer Qhek'te qui les décourage d’y aller. Le plan des garous est simple, une embuscade. Ratiche et Artyom monte sur les bibliothèques et lui saute dessus dès que Ludwig l’aura immobilisé avec son fétiche. Vicktor, lui, tiendra la frontline alors que Taynara et Qhek’te surveillerons les arrières du groupe. Une fois le plan mis en place et compris de tous, les garous montent au quatrième étage et prennent leurs formes de combat avant de rejoindre le cinquième.

 

 

Ils aperçoivent ce serpent colossal qui, par moment, en ouvre sa gueule en forme de fleur. Cette gueule qui doit faire presque un quart de sa taille et est pleine de dents. Le serpent ne les a pas encore vues et les Garous prennent position. Taynara se transforme en humaine pour chuchoter quelque chose à l’oreille de Ludwig et le temps qu’il acquiesce d’un signe de la tête que Vicktor est déjà partie pour charger la créature. Pris de stupeur, Ludwig lance son sort et donne le signal de l’assaut ; mais Vicktor est déjà au contact de la créature à qui il a asséné un puissant coup de griffe. Dans le champ de vision de Ludwig, Vicktor est pris dans les effets de son fétiche et la créature en profite pour contre-attaquer et lui dévore entièrement le bras gauche avant qu’il tombe inconscient au sol. Artyom se précipite vers Vicktor pour le protéger pendant que Ratiche saute sur la créature toutes griffes dehors. Ratiches dans une rage folle lacère la créature plusieurs fois avant que celle-ci ne s’écroule et commence à brûler de l’intérieur. Ludwig repasse en homidé et utilise un don pour soigner Vicktor toujours inconscient.

Taynara : « Putain ! mais qu’est ce qu’il lui a pris ! »

Ludwig : « je n’en sais rien, peu importe, on règlera ça plu tard ; la présence de feu va alerter les bibliothécaires, nous devons agir très vite maintenant. Ratiches ! porte Vicktor ! Qhek'te ! montre-nous le chemin ! Artyom ! tu la couvre ! Taynara et moi nous fermons la marche ! hâtons-nous ! »

Les garous quittent les lieux et emprunte un escalier en colimaçon qui les mêmes dans la galerie technique de la coupole. Qhek'te les mènent jusqu’à Istya un esprit Totem du savoir et de la connaissance qui est enfermé dans une cage.

 

 

Istya : « Qhek'te, mon enfant, je suis heureuse de te voir… qui sont ces esprits qui t’accompagnent ? »

Ludwig : « Ludwig, théurge des enfants de Gaïa …vous excuserez mes manières indélicates mais nous sommes extrêmement pressés. Voilà, nous souhaitons repartir avec Qhek'te pour l’emmener dans un lieu de vie plus adapté pour elle, mais avant cela nous devons récupérer le tome des secrets »

Istya : « Comme vous le constater jeune théurge, tant que je suis dans cette cage, je ne peux guère vous aider. »

Artyom s’approche de la cage, en effleure la serrure, et la porte s’ouvre dans un grincement métallique.

Istya montre la direction d’une petite porte à Artyom, puis ouvre grand ses bras: « Qhek'te, mon enfant, vient dans mes bras … c’est ce que tu veux ? découvrir le monde ? »

Qhek'te : « Oui Istya ; ils sont gentils surtout le chef… le rat il fait un peu peur mais c’est lui qui a tué le serpent fleur tu sais ?! »

Pendant qu’ils continuent à discuter, Vicktor reprend connaissance et Artyom se rapproche de la porte indiquée par Isthya. Il pénètre dans la pièce avec le linge sacré de Diana pour récupérer le Tome des Secrets mais dans la minute suivante, Artyom est projeté à l’extérieur de la pièce et retombe a plats dos comme s’il venait de subir une décharge électrique. Ludwig se précipite vers son frère, qui reprend connaissance.

 

 

Ludwig : « Qu’est ce qui s’est passé ? »

Artyom : « Je ne sais pas le livre est sur un piédestal et quand je me suis approché j’ai été comme repousser par un pouvoir magique »

Vicktor : « Il y a une sorte de pentagramme autour du piédestal ! »

Taynara : « J’ai déjà vu ça …il ne s’agit pas d’un symbole magique … c’est le sigle du clan Tremere … »

Ratiches : « t’en ai sure ?! »

Taynara : « assez oui… »

Du bruit, et des hurlements stridents se font entendre.

Istya : « Fuyez ! …vous n’avez plus le temps ; ils arrivent ! …par ici ! »

Artyom se transforme en Crinos pour couvrir la fuite de ses frères et sœur : « Serpents ! » « 3 ! »

Istya et Qhek'té ouvre la marche et dirige la meute vers un escalier de secours. Ils empruntent d’abord la corniche de la coupole avant d’arriver à cet escalier de service qu’ils dévalent rapidement. Artyom qui couvrait leurs arrières est touché par l’un des serpents et chute de toute la hauteur de la bibliothèque pour atterrir sur l’un des bureaux du hall qu’il explose en mille morceau.

Istya : « Courrez ! je m’occupe de lui ! »

Istya relève Artyom et l’aide à rejoindre le groupe alors que les garous, encore poursuivi par ces serpents démoniaques, puisent dans leurs dernières ressources pour enfin finir par les distancer.

Taynara : « Mais quel pays de merde ! on a eu chaud ! …merci Istya ! »

Istya : « C’est tout naturel… je vous confie Qhek’té et je compte sur vous pour veiller sur elle. »

Ludwig : « Bien sûr, tu peux compter sur nous ; elle est entre de bonnes mains »

Qhek’té un sanglot dans la voie : « tu ne viens pas avec nous ? »

Istya : « Tu sais bien que j’ai une mission ; je dois protéger le tome des secrets ; c’est plus important que ma liberté ; mais toi tu as la tienne maintenant et cela suffit à mon bonheur. …Chers Urathas, veiller accepter ma bénédiction le temps de rejoindre votre train… Qhek’té, le savoir ne réside pas que dans les livres, il faut se confronter au monde par moment. …prend soin de toi.

Istya déploie ses ailes et s’envole au-dessus de la coupole de la bibliothèque et après avoir fait quelques cercles concentriques autour elle finit par disparaitre à l’intérieur de la bibliothèque.

Les garous reprennent le sentier qui mène à la gare d’Atrocité mais cette fois-ci la brume ne se lève pas pour faire apparaitre les scènes ; probablement grâce à la bénédiction d’Istya.

Le voyage de retour se passe sans encombre et ils arrivent en gare de Skid Row vers 14h00 ; totalement exténué.

Taynara : « Je vais chercher la baniole… »

Ludwig : « ça va aller pour conduire ? »

Taynara : « oui, oui, t’inquiète pas »

Ludwig : « Ok, j’appelle Waban pour lui dire qu’on rentre. »

Waban : « Allo ! tu m’entends ? »

Ludwig : « oui je t’entends Waban ; on vient d’arriver à L.A …la mission est un échec, on a des blessés mais tout le monde est seins et sauf. On devrait être sur Océanside d’ici une heure et demi. On se rejoint chez Diana, on a beaucoup à raconter mais surtout on ramène une jeune Ananasi qui faut prendre en charge. »

Waban : « Si vous êtes tous en vie la mission n’est pas un échec ; cette mission était stupide ! …Je vais de ce pas chez Diana, j’ai deux mots a lui dire, a tout de suite mon frère ! »