Âme sensible s'abstenir +18 ans only!
Une soirée très privée
Je me levais d’un repos bien mérité agrémenté d’un rêve agréable. J’admirais mon reflet qui n’avait pas changé depuis de nombreuses années. Je tentais d’oublier l’image de
cette adolescente dans le miroir du succubus, revenue d’entre les morts, d’une époque révolue. J’avais besoin d’oublier cette humaine, faible, chétive. J’avais besoin de l’effacer
de ma mémoire pour profiter de mon éternité.
J’avais demandé à Kat il y a plusieurs nuits déjà de me concocter une soirée spéciale, sous le signe de la décadence et de l’excentricité Toréador.
J’avais réservé le The Asylum pour l’occasion. Une nuit rien qu’à nous pour oublier tout nos problèmes.
Floyd était partie, Damian également, l’Elyseum était bien triste sans le clepto et le financier.
J’allais profiter de cette nuit pour offrir à Betty une expérience qui, je l’espérais, lui ouvrirait les portes du plaisir et lui apprendrait à prendre conscience de son pouvoir de
séduction. Quand à Judith, c’était mon ultime espoir de la rendre vampire, je ne savais plus comment faire. Elle était beaucoup moins encline que Betty à apprendre nos codes
vampiriques. Quelle déception...
Tout en étant plongé dans mes réflexions je passais la robe que Marta, ma fidèle gouvernante, m’avait acheté pour l’occasion.
J’appréciais les goûts de Marta, je l’avais également chargé de trouver une robe pour Betty et Judith. Je lui avais demandé de me garder la surprise.
C’était ma soirée.
Une fois prête, j’allais remplir mes devoirs de Sénéchal et saluer les Goules de l’Elyseum.
Ensuite, j’allais contrôler la statue, comme tout les soirs. Tout était en ordre.
Rassurée, j’envoyais un sms à Betty, Judith et Kat.
« Retrouvez moi au Nox à 23h45. Betty, Marta t’aideras à te préparer, à tout à l’heure! Eléonore »
Je me dirigeais au sous-sol de l’Elyseum y retrouver Choupette, mon nouveau carrosse.
Je quittais le bâtiment en profitant du ronronnement de ma nouvelle voiture, Kemin'Tiri avait bon goût.
Pendant le trajet, j’en profitais pour retracer mon parcours au sein de cette ville qu’était Oceanside.
Mon arrivée avec Vito, sa mort, les trahisons, les rebondissements. J’avais beau être une vampire, c’était beaucoup trop pour moi. Je ne savais plus en qui je pouvais avoir confiance…
Je n’avais pas pour vocation d’être Comtesse. Cheffe de Coterie et maintenant Sénéchale, moi ?! Non vraiment pas…
Mais voilà, j’y étais et jusqu’au canine. La proposition de Mr. Brennon Thornhill me tentait vraiment beaucoup sauf que j’avais également une fierté, il me fallait mener cette mission dans cette ville à bien avant d’intégrer le Le Succubus Club. Oceanside allait devoir me supporter encore quelque temps.
J’arrivais au Nox, 23h, parfait !
J’entrais comme à mon habitude par l’entrée de service où je déposais mes affaires dans un coffre fort sécurisé. Je passais la porte des artistes pour arriver dans la salle où je découvris enfin la décoration pour cette soirée.
La salle avait été aménagée selon mes directives, lumières tamisées, différents sofas d’un style baroque rouge sang pour s’y prélasser et la scène pour le show de Kat était caché par un grand rideau rouge en velours.
Toutes mes demandes avaient été respectées, même mon siège de Comtesse/Sénéchale pour contempler cette soirée y était, ainsi que le lit à baldaquin pour Betty et moi.
C’était parfait.
J’allais voir le directeur pour le féliciter.
Eléonore: « Bravo! C’est parfait, c’est exactement ce que je voulais ! »
Le directeur *en français* : «Madameeee, vos satisfayreee etes note priority. »
Son effort de me parler en Français me fit rire. Je prenais sa tentative médiocre pour une marque de respect, je ne lui fit aucune remarque.
J’allais vérifier la sécurité de la soirée auprès des goules affectées à ce poste.
Depuis ma chasse de la nuit dernière, j’étais tendue, limite paranoïaque.
Je me déplaçais au sein du Nox Pacem telle la Sénéchalle que je devais être.
Tout était en ordre, j’étais satisfaite.
Les figurants qu’avait engagé Kat via sa société de production étaient entrain d’arriver au compte goutte.
Je me mis en retrait dans l’ombre afin de les observer et de sélectionner des potentiels proies.
Malheureusement, rien ne me donnait l’eau à la bouche.
La salle devenait de plus en plus chargée d’humain et je me sentais pour le coup de moins en moins à l’aise.
Betty et Judith firent leurs entrées, mon Coeur était magnifique, elle brillait d’une aura de séduction qui me rendait extrêmement fière d’elle
Je sortis de l’ombre et fit signe à mes camarades de prendre place à mes côtés, je m’installais ensuite sur mon siège.
Je trônais fièrement devant le bétail, tel une cheffe d’Orchestre.
J’avais à ma droite une clochette, il était temps de commencer. Je me levais et tapais dans mes mains, mon charisme fit effet, le silence était total.
Eléonore: «Mesdames, Messieurs, bienvenue à cette soirée si spéciale à mon Coeur » *Tout en regardant Betty*
« Je vous remercie d’avoir répondu présent pour partager avec nous une soirée sous le signe de la liberté. Aucune limite n’entravera notre plaisir, mais trêve de blablatage, place à la fête ! »
*le public applaudit*
Je me rasseyais et pris la clochette que je fis tintée , signe pour Kat de commencer son show.
Je la contemplais dans toute sa splendeur faire son entrée sur la scène après l’ouverture des rideaux de velours.
Il dégageait d’elle une sensualité débridée qui me plaisait énormément.
Pendant le spectacle, j’observais Betty pour capter ses émotions. Elle était subjuguée par la toréador.
De mon côté, après quelques minutes, mon esprit partit ailleurs.
Je ne pouvais m’empêcher de penser… à lui. Mon âme malmenée renaissait de ses cendres depuis quelques jours.
Son goût m’obsédait.
Depuis qu’il avait pris place dans mon corps, il y avait laissé une trace indélébile qui me faisait rêver de lui. Je me réveillais en manque, besoin constant et éternellement inassouvi.
Ses mains, son touché, son aura sauvage et torturée.
Je n’arrivais pas à définir ce que je ressentais réellement pour cet homme mais je pouvais seulement dire que j’en avais peur.
Peur de lui faire du mal, peur de le perdre, peur de moi, peur de lui.
Depuis Vito, je ne voulais plus m’attacher à qui que ce soit. J’avais beau être morte, perdre un Être chers m’était devenu insurmontable.
Me rapprocher d’Artyom signifierait ma perte.
Ignorer ce que je ressentais sonnerait le début de ma folie.
Le show de Kat était terminé, je n’en n’avais pratiquement rien vu, retranchée dans les méandres de mes pensées.
Tout le monde applaudissait, j’en fit de même.
Le bétail ce mit à boire, à s’embrasser, se toucher.
Je regardais Betty et Judith
« C’est votre moment les filles »
Betty me regardait avec les yeux de la luxure, Judith était pétrifiée.
Je fis signe à Kat de me rejoindre.
Eléonore: « je peux te laisser Judith pour qu’elle se décoince, je m’occupe de Betty. »
Kat: « ok! Allez viens Judith on va s’amuser ! »
Je me levais en prenant la main de Betty.
Eléonore: « quelqu’un t’intéresse ? »
Betty: « tout m’intéresse ! » *avec un grand sourire et des yeux gourmands*
Eléonore: « très bien alors, goûtons à tout! »
Je me dirigeais vers le lit à Baldaquin pour y installer Betty.
Eléonore: « es tu prête à jouer avec moi belle Ananassi? » *avec des yeux charmeurs*
Betty: « appelle moi Betty! » *avec une moue boudeuse*
Eléonore: « Betty, veux tu jouer avec moi, j’ai faim et j’ai besoin d’oublier » *reprenant sur un ton mi amusé mi triste*
Betty me caressa la joue qui était tiède.
Betty: « tu fais tellement plus humaine que tout les vampires que j’ai rencontré! »
Eléonore: « c’est parce que mon coeur refuse de mourrir. Il vit ailleurs, en mon âme pécheresse »
Betty: « tu veux dire que ton âme pêche ? »
Eléonore: « Non! Quoi qu’elle aimerait bien pêcher un gros poisson sexy et ténébreux mais dans ce cas, c’est un autre sens, pêcheur c’est pour les croyants en un Dieu inexistant, mais je t’expliquerais plus tard! Passons aux choses sérieuses veux tu? »
Betty: « ok! Mais j’aimerais bien savoir à quoi ressemble un poisson sexy et ténébreux ?! »
Je la regardais attendri et commençais tout doucement à me déshabiller en pensant à ce gros poissons. Je retirais ma robe sous le regard de Betty, envoûtée par ma sensualité.
Eléonore: « Le pouvoir des vêtements, tu comprends maintenant ? L’habit attire, le retirer achève! »
Je ne pensais qu’à lui en quittant mes vêtements un à un, chaque caresse de mes doigts sur mon corps me donnait des frissons. Je tournais la tête pour capturer le regard d’un humain au corps sculpté dans la roche qui passait à côté de moi.
Eléonore: « suit moi »
Et il le fit.
Il s’approcha doucement de moi comme envoûté par mon regard.
Je lui pris la main et le guidais à côté de Betty.
Eléonore: « est il à ton goût ? » Tout en caressant l’humain, celui-ci subjugué par mon touché
Betty: « oui, il me plaît ! »
Eléonore: « N’oublies pas mon coeur, tu ne tueras point, plaisir et partage. Je m’occupe de sa souffrance et te guide pour le reste » *« mon coeur » en français dans le texte*
Betty: « J’ai faim, je ferais attention, promis! »
Après une petite caresse à Betty, je commençais à lui ôter ses vêtements, tout en douceur pour ne pas l’effrayer, je regardais l’humain.
Eléonore: « aide moi, traite la comme une reine, aime la comme le dernier jour de ta vie, procure lui du plaisir comme je vais t’en donner »
L’humain s’approcha doucement de Betty, je me plaçais derrière elle pour la soutenir et veiller à son confort.
Eléonore: « au premier moment d’inconfort, j’arrêterai tout, je reste derrière toi »
Betty: « je n’ai pas peur, tu es avec moi »
Eléonore pris la main de Betty et la guida pour toucher l’homme et en apprécier les formes.
Betty grimpa sur l’homme impatiente d’en avoir plus.
Betty: « j’ai déjà testé cette partie, je veux le reste »
Eléonore: « qu’il en soit ainsi ma chérie, commençons par ta tenue, déshabille toi pour nous comme je l’ai fait pour toi! »
Betty n’hésita pas 5 secondes, descendit du lit et commença à se déshabiller bien trop vite à mon goût.
Eléonore: « Stop mon coeur, doucement, achève nous! Caresse toi, ressens le plaisir de te mettre à nue. »
Je me levais et me positionnais derrière elle pour lui donner le tempo, je fis glisser mes mains avec les siennes, je sentais son excitation au plus profond de mon âme. Son bien être me nourrissait.
Une fois le leçon comprise, je me positionnais derrière notre repas pour le préparer pour la suite.
Je lui chuchotais à l’oreille
Eléonore : « penses tu être de taille pour nous petit humain?»
Je lui léchais la carotide.
Eléonore: «Mon coeur aimerait te manger tout cru, qu’en penses-tu ? Supplie la de t’accueillir en elle, supplie la de ce nourrir sur toi. »
Je lui pris la tête entre mes mains et l’embrassais. Je lui mordillais la lèvre pour en faire perler quelques gouttes de son sang.
Je l'introduis en moi pour combler le manque qui ne me quittait plus depuis quelques temps, je plongeais mes canines mais là encore… malheureusement rien.
Je léchais la plaie et me retournais.
Betty était nue devant nous et me regardait avec fascination.
Eléonore: « c’est facile n’est-ce pas?!Il est tout à toi mon coeur »
Je me levais et lui pris la main en l’invitant à prendre place sur notre proie.
La maîtresse d’école que j’étais prit du recule pour en apprécier la scène.
Je lui susurrais à l’oreille
Eléonore: « Es tu bien, pouvons nous poursuivre? »
Mais sans attendre Betty s’empala sur l’homme comme je l’avais fait précédemment tout en le mordant, prise dans le feu de sa passion.
J’observais Betty avec délectation de la voir s’épanouir avec autant de facilité.
J’étais tellement fière d’elle.
L’homme était à sa merci. Il avait l’air de souffrir légèrement, je me positionnais donc derrière lui et lui mordit une deuxième fois la carotide tout en caressant Betty pour la rassurer.
J’en pris juste assez pour le faire monter au septième ciel.
Je chuchotais à l’oreille de Betty.
Eléonore: « stop mon coeur, tu vas le vider de son sang et ce n’est pas le but recherché. Ressens tu le plaisir de l’avoir en toi? Et bien, continue à te mouvoir sur lui, prends ton plaisir, je lui ai déjà donné le sien. C’est tout pour toi ma chérie. »
Je m’écartais tout doucement d’elle et la contemplais prendre son envol. Le visage déformé par le plaisir, la voir utiliser cet homme était mon plus beau chef d’oeuvre.
Il ne lui fallu pas longtemps pour atteindre la jouissance. Une fois repus, ma jolie Betty s’écroulât sur l’homme qui lui même était déjà partie dans un coin perdu du paradis.
Je poussais l’humain violemment au sol pour installer confortablement Betty sous les draps.
Elle me regardait d’un oeil endormi
Eléonore: « Tout va bien mon coeur? »
Betty: « Tout était parfait ! Je n’imaginais pas ça comme ça! J’aimerais recommencer plus souvent! »
Eléonore: « Avec plaisir, je t’accompagnerais encore une fois ou deux pour te rassurer, ensuite tu seras libre de baiser qui tu veux! »
Betty: « baiser? »
Eléonore: « Dort chaton, je t’expliquerais plus tard. Une goule veille sur toi, Kat te ramènera quand elle en aura fini avec Judith. »
Betty dormait avant que j’ai fini ma phrase.
Je lui caressais le visage et l’embrassais sur le front.
« Bonne nuit mon Ange »
Je me rhabillais et portais mon regard sur la salle.
L’orgie battait son plein mais je ne m’y sentais plus à ma place. J’avais guidé Betty avec brio mais je ne pensais plus qu’à une seule chose, le retrouver
Je pris place sur mon siège tout en réfléchissant à comment le sortir de mon âme.
Après une vingtaine de minutes, je décidais que la meilleure des solutions était de le retrouver et de lui parler, oui, seulement parler.
Je cherchais Kat du regard qui était occupée à torturer Judith plus qu’autre chose.
J’allais la prévenir de mon départ.
Eléonore: « Magnifique spectacle Kat. Betty s’est assoupi sur le lit. Ramène la une fois que tu en a fini ici. Judith n’a pas trop l’air à son aise dis moi! »
Kat: « Elle est difficile à détendre, j’utilise une autre méthode! » *tout en me faisant un clin d’oeil*
Je ris et partis voir une goule pour qu’elle s’occupe de la sécurité de Betty en mon absence.
Eléonore : « veille sur elle comme sur ma propre « vie » »
La goule: « bien Madame »
Je me détournais après un dernier regard sur Betty et quittait le Nox.






