Nous sommes le 31 octobre 1999 et c’est la dernière soirée du Succubus Club… Quelle tristesse…
Je suis invitée pour la soirée de clôture par le directeur Brennon Thornhill, afin de profiter des dernières douceurs du Succubus, j’ai prévu une robe vaporeuse pour cette ultime soirée.
Je m’y rends avec Floyd Venkman, celui-ci partira ensuite d’Oceanside définitivement.
Le directeur étant occupé avec Mr. Iscariot, nous sommes invités à patienter dans la loge des artistes, étrange tente qui parait tellement petite mais pourtant si spacieuse à l’intérieur ! J’en prends pleins les yeux en entrant, des tentures sont disposées un peu partout, des tapis persans , des coussins de toutes les couleurs, j’adore !
Artyom nous y attend, patiemment, avec son verre de vodka puis deux étrangers entrent.
Peut-être des employés ?
Ce sont Khonsotep Alwahm et Charly, deux Mages fraichement arrivés sur Oceanside ! Moi qui les avais pris pour des videurs ! Ils sont assez impressionnants dans leur genre !
J’observe Charly de près, il a beaucoup de cicatrice, je lui demande si ça fait encore mal, il m’explique que non.
N’ayant pas de sang frais à dispo, je me décide à partager une vodka avec Artyom. Celui-ci en fouillant les lieux a même trouvé tout un tas de paquets de chips.
Nous faisons connaissance avec les Mages, Charly est français, ça me fait plaisir !
Nous trinquons tous ensemble dans une bonne ambiance à leur arrivée et au départ de Floyd.
22h47, une heure est déjà passé et toujours personne.
Agacée, je décide de partir à la recherche du directeur, Floyd m’emboite le pas. J’ouvre la tenture mais un brouillard opaque me bloque le passage.
Je vois maximum à 3 mètres devant moi. Et merde…
Je me retourne vers Floyd, les Mages et le Garou,
« Hey les gars on a un problème ! »
Nous sortons de la tente avec Artyom et nous n’y voyons rien du tout. Le Garou est sur la défensive et enfile sa cape. Je tente d’augmenter mes sens, mais je ne capte rien du tout.
« Je ne veux pas vous effrayer mais il y a un gros souci » nous dit le Garou.
Il reprend,
« Je ne sens plus les odeurs environnante… »
Il semblerait que nous soyons dans une sorte de cloche qui bloque tout les bruits ou odeurs.
Tout à coup, un bruit de cloche retenti puis le brouillard s’écarte pour rendre visible un réverbère allumé, une lettre est déposée au sol.
Pendant que le Garou tente de décaler sans succès, je réfléchis à la stratégie.
Je décide de me mettre derrière Charly car c’est une montagne, niveau protection je ne serais pas la première à prendre.
On se met en route, Artyom a quitté son côté jovial, il est maintenant tendu comme un string.
Le Mage Khonsotep nous apprend que tout est magique, il préfère rester dans la tente pendant que nous décidons de nous mettre en quête de la lettre.
Artyom râle,
« Ca m’apprendra à répondre à des invitations… »
Une fois arrivée à destination, je n’attends pas qu’ils aient fini de discuter sur la procédure, je ramasse la lettre et l’ouvre, ne sont ils pas au courant que j’ai un caractère impatient ?
Putain, encore une énigme à la con…
« Ange ou démon, l’héritage est en fonction,
De ce que chacun fera en sa maison.
Il guette, il rôde ; il attend à l’horizon,
Une seule issue, vengeance ou soumission ! »
Je reste derrière Charly la montagne. Pendant qu’on discute on décide de se tutoyer vu dans la galère dans laquelle nous sommes.
J’entends toujours Artyom râler.
Pendant qu’on discute, le lampadaire s’éteint. On n’y voit plus rien, c’est la merde.
Tout un coup, j’entends le Mage Charly devant moi,
« J’invoque la puissance du vent !! »
Au niveau du sol je peux observer une petite tornade toute mignonne, mais qui ne fait pas grand-chose !
« Impressionnant !! Sinon le vrai truc c’est quoi ?! »
Floyd est dépité pendant qu’il tente un rituel sur la lettre. Il ne voit aucune trace du passage d’Oscar, ce n’est donc pas lui qui a déposé la lettre.
Je leur explique que ce n’est pas forcément Oscar, nous avons énormément d’ennemi autour du nous, je leur fais une liste en comptant sur mes doigts.
Floyd aimerait qu’on bouge, Artyom aimerait qu’on s’attache les uns les autres pour ne pas se perdre, Khonsotep nous attend patiemment.
Je m’attache au tee-shirt de Charly pendant qu’Artyom récupère des tentures pour nous encorder, j’admire la finesse du Garou.
Charly ouvre la marche, Artyom en second, moi en troisième et Floyd derrière moi. Nous arrivons à la tente sans problème aidé par Charly qui est guidé par son collègue Mage. Surement de la magye.
Nous offrons une drôle d’image à Khonsotep en entrant dans la tente !
Nous apparaissons devant lui chacun notre tour mais derrière Floyd apparait une cinquième personne que nous ne connaissons pas.
« Oh oh, trop sympa ! »
Artyom le chope et tente de le soulever, il pèse lourd !
« T’es qui ??? »
Merde je le reconnais, c’est l’un des mecs qui fait la sécurité du Succubus ! C’est « bidule » !!
« Stop stop, je le connais, reposes le ! »
Artyom le repose doucement et lui remet ses habits correctement,
« Excuse-moi ! »
Je demande à notre invité surprise,
« Excuse nous on est un peu perturbé à cause de tout ce brouillard, tu sais ce qu’il se passe ? »
Il me répond,
« Du brouillard, où ça ? » avec sa voix de benêt.
Je lui explique la situation.
Il sort pour aller voir… et ne revient pas.
Artyom souffle,
« Mais qu’il est con… »
Charly et Khonsotep se concentre et arrive à estomper le brouillard, nous pouvons y voir à 10 mètres maintenant.
Artyom, sachant que je passe beaucoup de temps par ici me demande de les guider dans Le Succubus Club, j’accepte avec plaisir.
Nous attachons Khonsotep pour qu’il fasse parti de la cordé et nous mettons en route.
Lorsque nous sortons de la tente, je peux observer que le Succubus n’a pas la même allure que d’habitude, les couleurs des tentes sont moins chatoyantes, usée, le cirque à l’air d’être à l’abandon depuis des années, il n’y a personne, c’est lugubre…
Cette ambiance me fait stresser, je chuchote,
« Ce n’est pas du tout comme d’habitude… »
Je les dirige vers la tente du directeur en étant le plus discrète possible, je reste à l’affût pour le coup.
Artyom reste derrière moi en protection. Qu’il est mignon !
Nous entrons dans le bureau, la roulote du directeur n’est pas comme d’habitude, elle est carrément dégueulasse, les goules de sécurités ne sont pas devant…
Je chuchote à Artyom,
« Si tu as le numéro d’Iscariot, tu ne veux pas essayer de l’appeler pour voir ? »
Il regarde son téléphone,
« Je n’ai pas de réseau… »
Nous restons quelques minutes devant l’entrée à observer et voir ce que nous décidons de faire.
Artyom se met à sentir la terre, il pense que nous sommes dans le monde des morts ou un monde voisin.
Floyd pense à la Chimérie, l’art de l’illusion. Le Garou n’y croit pas.
La porte du directeur s’ouvre avec un gros grincement digne d’un mauvais film d’horreur.
Il y a une lueur orangé dans le bureau, Artyom s’avance, je le suis.
Charly est obligé de suivre car nous sommes toujours attachés les uns les autres.
Je prends mon arme à la main juste au cas où…
A l’intérieur du bureau, il n’y a pas Brennon Thornhill mais une jeune femme que je ne connais pas.
Je rengaine mon arme,
Artyom demande,
« Vous êtes du Manoir Spencer c’est bien ça ? »
La jeune femme, les pieds sur le bureau de directeur nous regarde,
« Salut à vous, bienvenue, moi c’est Nancy, Nancy Trouille ! »
Je me mets à rire doucement,
« Pardon ?! »
Elle me regarde et se répète,
« Nancy, Nancy Trouille ! »
Je lui explique que nous devions voir le directeur à la base…
« Non non non! Ce soir vous êtes tous à moi ! Ce soir c’est ma soirée et j’ai le droit de faire tout ce qu’il me plait ! Vous êtes les invités et c’est avec vous que je vais jouer ! C’est plutôt cool ! »
Nous restons tous interloqué devant cette nana excentrique. Avant d’accepter nous lui demandons, tout d’abord, les règles du jeu.
« Les règles du jeu ? Ca… je n’y avais pas réfléchis ! Si vous survivez jusqu’au petit matin vous aurez un petit butin !! C’est trop cool ! » Tout en tapant dans ses mains.
Artyom lui demande ce qu’il se passe si on ne veut pas jouer ?
« Toi tu me plait pas ! »
Artyom lui demande de nous laisser sortir.
Elle lui dit de sortir dehors s’il le veut !! Très drôle.
Je suis étonnée car je ne l’avais jamais croisé, puis je comprends que c’est une Wraith… Bien évidemment… Halloween.
Donc si je résume, nous sommes coincés avec une folle dingue qui veut nous faire jouer à son jeu à la con.
Artyom lui redemande pour le manoir Spencer, c’est effectivement bien elle. Mais ce soir, ça sera encore plus drôle.
Je lui explique comme si c’était une enfant de 5 ans que c’est tout de même plus drôle quand il y a du monde au Succubus. Elle m’explique qu’ils sont tous morts.
Pardon ?!
Je m’inquiète pour mes Goules, elle me sort que j’allais devoir en trouver d’autres… La connasse.
Le directeur serait partit en balade et pour Iscariot elle l’aurait laissé partir… Comment ça ?
« Ah non Nancy, je ne suis pas d’accord, tu tues mes goules mais tu aurais pu t’occuper de lui !! »
Puis je regarde les autres…
« Euh, pardon… »
Artyom me regarde en me faisant les yeux noirs. Oups…
Nancy chope une feuille et une plume,
« Tuer Karltonnn Iscariott... » En sortant sa langue pour se concentrer.
Je lui explique que si elle veut jouer avec moi, il faut qu’elle me ramène mes Goules. Elle accepte.
Floyd lui demande si Oscar joue aussi, elle lui répond qu’elle ne sait pas qui c’est.
Je m’énerve un peu parce qu’elle n’est pas très clair dans son discours… Je n’aime pas l’à peu près.
N’ayant pas vraiment le choix, nous acceptons de jouer avec elle…
Elle nous explique vaguement le type de jeu, survivre.
Quand Charly lui demande
« Survivre à quoi ? »
Elle nous explique avoir plein de surprises pour nous,
« Des lames, des rasoirs, des lance-flammes, des créatures, des monstres… »
Comment ça des lances flemmes ?
« Si on pouvait éviter les lance-flammes Nancy, ça serait mieux… »
Artyom ajoute,
« Oui, et puis c’est surfait tout ça… »
Elle répond,
« Ouai ta raison ! Je peux mettre plus gros encore ! »
Du coup j’y pense,
« T’aurais pas des trucs en argent ? »
Nancy adore l’idée, pas Artyom… Puis elle m’explique,
« Si pas de lance-flamme, pas d’argent ! »
Pas drôle !
Je réfléchis et leur explique qu’au final ça nous servira d’entraînement pour apprendre à combattre ensemble.
Artyom souffle de mécontentement, je le regarde en souriant,
« Allez Artyom ! On va s’amuser, moi qui voulais faire le chanteau hanté ! »
Je me demande d’où vient la robe de Nancy, elle est stylée ! C’est elle qui l’aurait faite avec les restes des anciens concurrents.
Je me demande la raison de sa présence et lui explique qu’elle m’a niqué ma soirée, personne, pas de concert, on ne peut même pas boire un coup…
« Ok, on a qu’à dire… »
Tout en prenant une feuille où il y a écrit « Scénario », elle écrit,
« On va dire que le Bar s’ouvre dans la brume et que les gens peuvent aller boire un coup, par contre… les boissons sont mortels et leur procure d’atroce souffrance ! »
Elle n’est pas drôle cette fantôme… Artyom lui demande si elle n’a pas envie de changer, faire quelques choses d’amusant.
Elle lui dit que c’est lui qui n’est pas drôle, puis elle attrape son stylo à plume et écrit,
« Artyom était venu vêtu de vêtement chatouillant de toutes les couleurs tel un arlequin des temps modernes. »
Pendant qu’elle écrit, les vêtements d’Artyom change sous nos yeux, hallucinant. Il est habillé comme un Arlequin…
Je lui demande une tenue plus confort pour moi, genre quelques choses en cuir, pour le combat
Elle reprend son stylo,
« La Comtesse arriva habillée dans une tenue sado maso de cuire, seules quelques lanière cachaient ses attributs. »
Mes vêtements tombent en morceaux pour laisser place à une tenue SM…
Elle s’impatiente et nous dit que notre surprise nous attend dehors.
Je regarde Artyom habillé en Arlequin, nous faisons la paire tout les deux, je lui dis,
« Ca reste entre nous ! »
Il me répond en riant,
« Ce qui ce passe au Succubus reste au Succubus ! »
Je propose à Charly de passer devant pour compenser le manque de discrétion d’Artyom dans cette tenue…
Le garou tente de jeter son chapeau mais celui-ci réapparait encore plus petit. C’est drôle tout de même.
Nous sortons du bureau de la « directrice », on y voit toujours à 10 mètres. On entend de la musique qui vient de l’auberge de la Cage Doré, on décide d’y aller.
En approchant, nous commençons à regarder les lumières venant de l’Auberge, elles sont plus pâles, nous entendons la Corax qui chante, un air plus triste et plus français. Edith Piaf !
Je suis transportée par la musique !
Les portes de la Cage Dorée s’ouvre, nous entrons. Quelques personnes qui travaillent au Succubus sont habillés dans des tenues à la Française d’avant Guerre, la mine triste.
Je m’approche d’une femme, humaine, avec la même corpulence que moi, je lui donne l’ordre de me donner sa robe.
Elle me regarde, se lève se déshabille et me la donne.
J’en fais de même et passe la robe devant mes comparses. Je lui prends ses pinces pour me faire une coiffure.
« Ah ! On se sent chez soi ! Personne ne veut danser avec moi ? »
Du coup, je pars danser seule sur la scène.
Je m’incline devant les spectateurs pour les remercier de leur applaudissement à la fin de la chanson alors que ça ne m’était pas destiné.
Il faut savoir profiter de l’instant présent, au vu de la situation, je m’amuse comme je peux.
Je propose à Artyom, avant de poursuivre notre aventure, de changer de vêtement, Khonsotep essaye de le rendre plus présentable. Il arrivera à l’habiller d’une salopette en jean et d’un tee-shirt.
C’est déjà plus discret.
On se demande où aller pour le coup, on préfère sortir de l’auberge. Je propose la maison hanté mais ils ne sont pas chauds. Nous ne voyons plus qu’à 7 mètres devant nous environs.
Nous décidons de nous rendre chez Mme Gao quand un bruit de quelqu’un qui marche avec une canne nous interpelle, puis nous observons deux petites loupiottes orange qui se balade.
Un personnage étrange apparait. Costard, cravate, une rose symbole des Toréador pour me rendre hommage, une canne qui est un parapluie, Rolex à 30000 $ et une tête de citrouille. C’est un Wraith pas pareil que Nancy.
Je lui demande s’il est là pour nous tuer ?
Il s’incline et se présente, il s’appelle Jack et a été désigné pour nous accompagner.
Il se renseigne sur ce que nous avons déjà visité, puis fait le tour des membres de notre joyeuse troupe pour vérifier si nous sommes au complet.
Comme c’est un peu notre soirée, c’est à nous de choisir nos attractions.
Il nous propose une pêche aux canards.
Après discussion, nous sommes d’accord et le suivons.
Il marche tranquillement avec sa petite tête qui flamboie, les tentes laissent places aux hautes herbes.
Je lui demande où il nous emmène, il m’explique que pour une pêche aux canards, il nous faut des canards. Logique…
Nous arrivons au bord d’un lac avec un ponton tout pourris. Jack monte dessus et nous demande de le suivre.
Je préfèrerais que ça soit plus stable pour ne pas bousiller ma robe, Jack passe même à travers… J’interpelle les Mages pour qu’ils fassent quelques choses… Khonsotep tente un truc mais ce n’est pas l’éclate.
On y monte tous et on s’éloigne du bord. Nous nous retrouvons au milieu du lac. Plein de canards avec leurs petits bébés trop mignons nous entourent. Jack prend dans une caisse une grenade, la jette dans l’eau.
S’en suit une explosion avec une tête de canard qui tombe sur le ponton.
« Et de un ! »
Je suis écœurée alors que les gars ont envi de jouer. Je ne suis pas à l’aise avec l’histoire des grenades.
Il y en a plein dans la caisse de toutes les couleurs, même une de couleur arlequin.
Artyom prend celle-ci et la balance dans l’eau avec force.
« C’est parti ! » s’écrit il !
Les canards autour de nous sont en paniques.
Une grosse explosion se fait entendre suivi encore une fois d’une tonne de flotte…On s’en prend plein la tronche avec des plûmes de canards en sus !
J’entends Artyom crier « Yes !!! »
Une patte de canards avec un reste de cuisse tombe sur le ponton.
Je me décide à prendre une grenade mais n’ayant jamais utilisé cette engin, je la balance dans l’eau… Ca ne fait rien… Charly m’explique qu’il faut la dégoupiller avant.
« Ah !! »
Le Mage se lance en suivant et un poussin s’éclate à côté de nous peu après.
Artyom demande si les poussins ça compte, Floyd ajoute que ça devrait compter double.
Jack est d’accord…
Tout le monde y va de sa grenade… le ponton vibre beaucoup trop et on se met à couler. On court pour sortir du ponton, tout disparait dans la flotte. On arrive sur la berge.
Jack nous propose du coup de passer à autre chose.
Nous discutons de ce que nous aimerions faire comma attraction, Artyom propose un train fantôme avec tire à la carabine.
Jack a l’air enjoué de cette idée. Une casquette de conducteur de train tombe sur sa tête.
Nous marchons un certain temps et arrivons sur un quai de métro.
Nous entendons du bruit, puis une rame composée de trois wagons arrive à notre hauteur.
Artyom et Floyd reconnaissent le Midnight Express.
Jack se positionne à coté de la porte de la voiture du milieu et à notre passage nous tend un ticket plus un fusil à pompe.
Nous sommes dans un wagon bar, je regarde mon arme pour vérifier qu’elle est bien chargée et récupère celle de Khonsotep qu’il ne peut pas utiliser.
Artyom va voir le barman, il le connait bien, il s’appel Poe.
Celui-ci nous accueil et nous offre un verre. Chacun commande sa consommation, je lui demande le meilleur sang qu’il a.
Il est 1h du matin et nous ne savons pas ce qui nous attend. Artyom demande à Poe comment utiliser le fusil à pompe, celui-ci lui explique la marche à suivre.
Il fait un test en visant un mur, mais si prend mal et ne gère pas le recul de l’arme, Artyom vient de refaire la déco du train…
Poe trouve une solution en plaçant un cadre devant les trous que le Garou vient de faire.
Tout le monde boit tranquillement son verre quand nous nous apercevons que le train roule dans une sorte de Londres Victorien, crade avec des usines, le ciel n’est qu’un nuage de fumé.
Des flocons de neige noirâtre tombe ce qui donne de la boue au sol.
Il y a de tout, des ouvriers qui portent des grosses chaines, des Bobby qui portent des gourdins et les frappes et des personnes plus riches qui se promènent en calèche.
Artyom nous explique que nous sommes à Cicatrice.
Nous discutions avec Poe sur le trajet du Midnight Express quand quelque chose vient taper la vitre qui me fait sursauter.
Je m’en écarte rapidement, ce sont des chauves souris beaucoup plus grosses que la normal, noir et rouge et elles commencent à taper l’extérieur du wagon avec force à tel point qu’une fissure se fait dans la vitre, heureusement, nous sommes seuls dans le wagon.
Poe qui nettoyait un verre s’arrête et dit,
« Mais ! C’est intolérable ! »
Nous le voyons poser son verre et mettre la main sous le comptoir, il prend une arme et se met à tirer sur les chauves souris.
« Si vous voulez bien m’aider… »
Il semble que l’attraction de tire à la carabine commence !
Artyom s’approche de la vitre et tente de tirer avec son fusil à pompe, il réussi à en shooter une.
Ca lance le début du jeu!
Nous nous mettons tous à tirer sur les bestioles qui commencent à s’attaquer à la carlingue avec leurs petites dents acérer. Il ne faut surtout pas qu’elles entrent à l’intérieur.
Charly tire avec des balles spéciale, il grille un nuage de chauve souris, putain j’ai du sang partout sur ma robe…
Une dizaine de chauves souris s’attaquent à la vitre, Khonsotep tend la main et les décapsules par un tour de passe passe dont il a le secret, une substance marron dégouline de partout sur la fenêtre, c’est du sang, mais bien dégueulasse.
artyom vire son flingue et passe en Crinos. Floyd tremble légèrement à sa vue, pour ma part je dois commencer à avoir l’habitude.
Avec ses grosses pattes il éclate les chauves souris, Floyd quand à lui, se transforme en fantôme.
Khonsotep est entrain de se concentrer, de mon côté je tire sur tout ce qui a des ailes. J’ai grêlé le mur, ce qui a pour effet de leur donner plus facilement accès à l’intérieur du train.
Charly tire et ça donne une explosion électrique, les chauves souris tombent grillées.
Poe tire pendant que Artyom me pousse avec facilité et viens m’aider en bouchant les trous avec ses grosses pattes, dès que l’une d’entres elles arrivent à passer, il la chope dans sa gueule ! C’est impressionnant à voir !
Je tente de continuer à tirer mais je n’ai plus de munition. Je chope mes flingues et me met à tirer comme une furie. Prise dans ma frénésie de combat je vise une chauve souris sur la même trajectoire que Floyd, heureusement ça lui passe à travers.
Charly lâche son fusil à pompe et déploie une chaîne, au bout il y a une lame, il la fait tourner et tout ce qui passe se fait découper en morceau ! Aïeuhh !
La rame de métro est dans un état pitoyable, Poe est crépie de sang, tout comme nous... il ya des morceaux de cadavres de chauves souris partout, les tables sont explosées et les murs ont des trous énormes.
Le train commence à ralentir, les chauves souris partent progressivement.
Artyom reprend forme humaine, Poe se retourne et au même moment, une étagère avec toutes les bouteilles de valeur se casse la gueule. Je tente d’en sauver quelques une pendant que Poe se jette au sol pour limiter les dégâts.
La rame s’arrête, les portes s’ouvrent, nous sommes revenus à notre point de départ. Il n’y a heureusement personne sur le quai.
« A bientôt Poe ! » lui dit Artyom.
De l’extérieur, la rame du milieu, la notre, est grêlé d’impacte de balle et de sang.
Nous regardons le train partir, désolé pour ce pauvre Poe, on se demande comment le train roule encore.
Je suis dans un état pitoyable tout comme mes compagnons de route, sauf Floyd qui est immaculé. Artyom en a plein la tronche, il dégouline d’une substance marron…
Charly se permet d’essuyer sa lame sur ma robe.
Une voix retentit derrière nous,
« Alors c’était comment ?! »
Une version plus féminine, plus « plante » de Jack est juste derrière nous. C’est elle qui prendra le rôle de guide.
Elle nous permet de nous changer pour poursuivre l’aventure. Il y a de tout, robe de gala, cocktail, vraiment classe et habillé. On peut voir sur une housse le nom d’Artyom, quand il l’ouvre, il y a le costard de James Bond à l’intérieur. Génial !
Je jette mon dévolu sur une robe de cocktail noir avec une fente au niveau de la cuisse, toujours sans complexe, je me fou à poil devant les gars qui m’accompagnent.
Je tente de me débarbouiller rapidement comme je le peux au lavabo mais Charly fait une sphère d’eau pour se nettoyer, du coup je rentre en même temps que le mage dans la sphère. Artyom nous y rejoint également,
« Attention poussez-vous ! »
On commence à être à l’étroit, une sacrée réunion tripartite !
Je peux constater que le corps de Charly est ravagé de cicatrice et que Khonsotep aime les dessous egyptiens....
Après ce bain multi faction, nous ressortons étincelant.
Artyom passe en Lupus et s’ébroue, il repasse ensuite en humain et s’habille avec le fameux costume, la méga classe !
Je m’habille également, quel plaisir de se sentir propre. Je me permets de remettre le nœud papillon d’Artyom droit.
Jacky nous attend.
Nous avons commencé la soirée à chasser et nous finirons la soirée par être chassés nous dit-elle.
Ok…
Elle nous propose le palais des miroirs, c’est partit !
Nous continuons d’avancer dans la brume, nous arrivons dans une espèce de plaine avec de l’herbe, des pâquerettes et des petites pierres.
On peut entendre un ruisseau au loin. C’est un environnement apaisant.
Puis, nous pouvons apercevoir une lumière blanche qui vient éclairer un chapiteau sans tente, ce n’est qu’une armature avec une lumière qui se reflète sur tout un tas de miroirs.
Quand Jacky marche, nous pouvons nous rendre compte que sa robe est végétale, dans chacune de ses empreintes, un bouquet de fleur pousse. C’est beau !
Elle nous annonce que nous sommes arrivés dans notre prochaine attraction, je passe devant prise au jeu de cette nuit d’Halloween, les autres me suivent.
Tout au tour de nous, il y a des miroirs grossissants ou déformants.
Certains sont brisés qui donne une image fractale de mon reflet. Certains sont absorbant, c’est comme si j’allais vers le miroir alors que je ne bouge pas.
Artyom s’admire, fait des grimaces, il s’amuse !
Nous faisons le tour de l’attraction,
Je constate que c’est juste un palais des miroirs classique, limite déçue.
Puis, au fur et à mesure de notre observation, nous constatons que ce n’est plus nos reflets dans les miroirs mais le reflet d’une période de notre histoire.
Dans mon reflet, je vois une jeune ado, très maigre, avec de la boue et du sang partout, extrêmement triste. Ca me ramène dans des souvenirs que j’avais tenté d’oublier.
Khonsotep a pour reflet un vieil homme de 90 ans environ. La seule chose qui n’a pas changé, c’est l’étincelle dans ses yeux.
Charly a pour reflet un jeune homme en tenue militaire de 15 ans environ, des bandages sur les mains. La cicatrice qu’il a sur le visage est plus fraîche. Il a l’air de sortir d’un entrainement où il vient de dérouiller. Il est au garde à vous. Même étincelle que Khonsotep dans les yeux.
Floyd a pour reflet un jeune adulte, marginal, gothique et blanc de peau.
Artyom a pour reflet un homme dans la peine ombre, les cheveux rasés, enchainer contre un mur les bras en croix, des cicatrices entrain de régénérer comme si il avait prit 50 coups de fouet. Dans un coin il y a deux gamelles de chien. Il y a également une étagère avec des livres et des encyclopédies, c’est le seul truc pas sombre et dégueulasse.
Grosse ambiance… Nous sommes tous silencieux.
Des larmes de sang coulent toutes seules de mes yeux.
Je m’aperçois que si je peux voir le reflet des autres en plus du mien c’est parce que nous sommes arrivés au centre du palais des miroirs, nous sommes en cercle, presque côte à côte, les miroirs se mette à tourner tel un carrousel. Tous les souvenirs de mes compagnons défilent devant mes yeux, la voix de Jacky retentit,
« Ce que derrière vous, vous avez laissez,
C’est un avenir que vous construirez,
N’ayez crainte, n’ayez crainte,
Cette apparence n’est que temporaire,
Puisque vous partagez tant entre vous,
Soyez conscient que vous êtes tous des sœurs et des frères. »
Les miroirs volent en éclats, j’ai le temps de me protéger les yeux. Lorsque je les rouvre, je ne suis plus Eléonore mais Floyd…
Je lève mes mains pour voir si je rêve ou pas mais non, je suis dans le corps du Tremere…
Nous avons tous un visage interloqué, il semble que je ne sois pas la seule dans le pétrin…
Khonsotep est dans le corps d’Artyom,
Charly est dans le corps de Khonsotep,
Floyd est dans le corps de Charly,
Eléonore se plote les seins en première intention, puis tentant de marché vers son corps, elle se tord la cheville à cause des chaussures à talon.
Elle s’entaille sur des morceaux de verre puis je la vois se lécher les plait. Je mate le cul d’Eléonore pour voir à quoi ça ressemble d’un point de vu extérieur. Bonasse !
J’enlève mes gants et celle-ci sont grêlés d’impacte, comme si j’avais pris des gouttes d’acide. C’est la panique… Je les remets direct.
Je vois Khonsotep faire un sursaut,
« Oh ! Putain !! Recule !!» Il a l’air flippé.
On commence à s’interpellé les uns les autres pour comprendre ce qui nous arrive.
Artyom a l’air d’avoir la patate,
« Yaaaaaaa ! », il ramasse un morceau de verre et observe la régénération.
Charly se retourne et tombe par terre puis une mosaïque de verre de 15 cm de haut sort à ses pieds.
Jacky nous explique qu’il faut apprendre à partager et que ça va être une bonne expérience pour nous !
Eléonore tente de se relever mais galère toujours. Je lui demande de faire sortir ses canines, c'est difficile pour elle ! Elle regarde les autres avec appétit. Merde…
Je demande qui est dans mon corps,
« C’est moi, Artyom. »
Je lui demande de prendre sur lui.
Il se demande si c’est toujours comme ça quand j’ai soif, je lui réponds que oui. Eléonore recule parce qu’il ne maîtrise pas trop.
Charly se fait une petite estafilade pour tenter Eléonore. Elle se rapproche de lui et à clairement envie de le bouffer.
« Tu veux que je te fasse un bandage ? Il faut lécher la plaie parait il… »
Artyom rappel à Charly qu’il peut se soigner lui-même.
Charly se marre. Khonsotep le soigne à distance pour éviter le massacre.
Je demande à Charly pourquoi j’ai les mains dans cet état, il m’explique que c’est le rituel de Diana.
Eléonore me demande comment marcher avec ces chaussures, je lui conseil de les enlever pour arrêter le massacre.
Je mets les escarpins d’Eléonore mais ils sont trop petit, Khonsotep me les agrandis, trop gentil !
Artyom veut tenter quelque chose, Eléonore lui demande de ne pas jouer avec son corps, elle lui explique qu’il ne va pas réussir à se contrôler.
Elle s’éloigne en observant le Garou qui se transforme en loup. Il a l’air d’avoir très mal.
Je caresse le loup bardé de cicatrice.
Eléonore continue de se ploter les
seins discrètement... Raa les mecs...
Artyom nous renifle, il a l’air d’être saturé d’information, le pauvre.
Jacky nous regarde et nous dit joyeusement que c’était une expérience, que c’était sympa mais qu’on annulait tout !
Soulagement dans la salle puis,
« Ba je sais pas comment on fait ! »
Et merde… Elle y réfléchit et nous promet que ça va disparaitre.
Charly pendant ce temps s’amuse à faire des sphères.
Elle nous propose de faire quelque chose d’autre en attendant. Elle a une idée, elle veut nous emmener dans un endroit pour qu’Eléonore puisse boire et que les autres s’amusent.
Nous la suivons vers un arbre malade tout noueux, il a l’air mort.
En faite, il y a une porte dans le tronc.
Eléonore râle en disant que sa robe n’est pas pratique, Artyom pisse pour marquer son territoire.
Jacky s’approche d’une toute petite porte et sort une clef en bois et la met dans la serrure, elle ouvre la porte.
Eléonore passe devant en galérant avec sa robe puis nous passons en suivant, Jacky ferme la marche.
Nous sommes dans un terrier, des morceaux de racines sortent de partout.
La taille de Jacky s’est adapté au terrier, elle nous dépasse, on galère dans ce tunnel.
Elle arrive devant une autre porte prend la clef pour l’ouvrir.
Nous ressortons de l’autre côté et arrivons dans une cours pavé.
J’époussette Eléonore pour la rendre présentable.
Le temps est orageux et une pluie fine se met à tomber. En levant la tête, nous nous apercevons que nous sommes dans l’Orphelinat St pierre.
Nous avons changé de vêtement.
Eléonore est habillée avec des bottines, des bas résilles, une jupe, un corset, deux grosse dagues, une cape et de long cheveux bouclé qui tombe en cascade.
Charly, en mode fantôme de l’opéra, son visage est une énorme boursouflure, bec de lièvre, vêtement sombre uni, dans la main il a une hache avec une lame rouillé.
Artyom est toujours en forme de loup, poil noir hirsute, dent encore plus longue et jaune, des yeux rouges, un énorme poitrail et il bave tant et plus.
Jesuis habillé à la mode air victorienne, cape rouge, un monocle, un chapeau haut de forme et un scalpel tranchant dans la main droite.
Khonsotep est habillé style prêtre égyptien en tenu de cérémonie, tout un tas de hiéroglyphes peint sur les bras, sur le torse également, signe d’Anubis sur le crane, un khépesh à la main et une lanterne dans l’autre.
Jacky nous regarde et nous dit qu’il est temps de s’amuser et d’aller terroriser des enfants !
Artyom grogne avec la bave qui coule de contentement.
Pour finir de nous convaincre, elle chuchote à Eléonore qu’elle pourra se nourrir.
Je suis d’accord pour faire ça sur les surveillants mais pas les enfants. Jacky nous confirme qu’ici les surveillants maltraitent les enfants.
Eléonore est convaincu et prend ses dagues dans la main, je prends mon scalpel. Nous nous approchons de la porte, Jacky attrape une chainette et sonne à la porte. Elle essaye plusieurs fois jusqu’à ce qu’une voix d’un homme bourru retentisse,
« Mais qu’est-ce que c’est ? »
Je hurle,
« Des bonbons ou un sort ? »
Il râle que ce n’est pas une heure pour faire ça et qu’il allait nous chasser de là.
Il ouvre la porte et nous pouvons observer un vieil homme obèse, il a une seul chaussette, une vieille chemise de nuit de l’époque, un bonnet, un flingue dans une main et une lanterne dans l’autre.
J’observe Eléonore qui tente de se jeter sur l’homme avec toute sa célérité mais qui, à cause de ses bottines, s’éclate la gueule contre la porte. Elle se retrouve le cul par terre, les canines de sortie, crachant sur le gros dégueulasse qui nous a ouvert la porte.
Charly lui fou un coup de hache dans la gueule du vieux alors que celui-ci allait tirer sur Eléonore.
Artyom se transforme en hispo, court et emporté dans son élan, attrape le tibia du vieux et lui arrache la jambe. Du sang gicle partout, je vais voir Eléonore, prend la tête du vieux et lui présente pour qu’elle boive.
Khonsotep se marre d’un rire bien gras.
Jacky qui nous regarde voit qu’on a bien commencé !
« Et c’est parti, c’est la fête ! »
Elle rentre dans l’orphelinat, ses doigts deviennent des dagues, elle commence à faire un carton.
Charly rentre avec sa hache, les enfants hurlent de peur… ça court de partout.
Certains se mettent sur les rebords de fenêtre, les surveillants ne comprennent pas ce qui se passe.
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Je me jette sur un adulte et lui met un coup de scalpel, je le vide de son sang.
Eléonore fait semblant de pleurer et d’implorer de l’aide, un surveillant arrive pour lui porter secoure et elle se jette sur lui.
Elle se met à vomir des gerbes de sang sur un enfant de 3 ans, le pauvre petit tente de se protéger avec son doudou. Je m’approche du surveillant pour le finir.
Artyom s’amuse en mettant des coups de griffes dans les portes, Jacky passe à côté de nous, elle nous montre son nouveau collier remplit d’oreilles d’enfants. Dans son dos il y a des épines de roses avec des globes oculaires. C’est dégueulasse…
Charly fait un massacre avec sa hache, il bute un maximum d’adulte.
Artyom tente d’aider les enfants, de peur ils sautent par les fenêtres.
Khonsotep fait exploser un surveillant.
C’est le festival de l’horreur dans cet orphelinat.
Le Garou redescend avec un fémur dans la gueule, il va tenter de l’enterrer.
Jacky sonne la cloche, c’est l’heure d’y aller.
Nous sommes crépis de sang et de viscère. On est dégueulasse. Artyom est un mélange de terre et de sang.
Je rappel à mes comparses,
« Ce qui se passe au Succubus, reste au Succubus ! »
En partant, nous entendant les pleurs des enfants, Jacky nous invite à partir en ouvrant la porte, avant d’accéder dans le tunnel, nous entendons un dernier gamin qui s’explose au sol après avoir sauté.
Jacky fait remarquer que le compte y était et nous fait rentrer dans le terrier.
On marche dans le tunnel, Jacky, avec son collier d’yeux de gamins dans son dos qui nous fixe, passe devant.
Artyom vomi une main d’enfant, il ne reste que deux doigts.
Jacky arrive de l’autre côté et ouvre la porte pour nous faire sortir.
Elle nous fait remarqué que c’était pas mal du tout, elle nous explique qu’il faut savoir s’amuser, savoir profiter.
Au Succubus ils n’ont qu’une seule nuit par an où ils peuvent vraiment s’éclater. Elle pense que de notre côté on peut faire ça tout le temps.
Elle nous dit de faire attention de ne pas s’approcher de cette petite ville dans les prochains jours, nous étions dans un patelin proche de Chicago, Eléonore pense que ce n’était pas vrai. J’ai un doute de mon côté.
A la sortie, il y a un banc avec des serviettes blanches posées, Jacky en prend une pour s’essuyer. Elle prend ensuite son collier d’oreille et les nettoie une par une. Charly tente de faire une bulle d’eau mais échoue lamentablement.
Artyom tente de s’essuyer avec sa gueule de loup. De mon côté je me nettoie également comme je peux. Au fur et à mesure, nous retrouvons tous enfin nos corps.
Je redeviens Eléonore ! Ouf !
Nous sommes tous très soulagé, Floyd dégage les talons qu’il avait au pied.
Je demande à Charly une nouvelle bulle d’eau, celui-ci accepte et je me jette dedans.
Je change de vêtement et choisi une robe plus confortable mais très jolie.
Une fois que nous sommes tous propres et changé, on respire de nouveau correctement, pour ceux qui respirent.
Jacky, toujours avec son collier d’oreille nous demande si nous nous sommes bien amusés, il est vrai que nous avons appris à nous amusé ensemble.
Pour compléter l’analyse de Jacky, j’ajoute qu’Artyom m’a bien peloté! Le garou rougit !
Elle propose de nous donner un moment de détente et de discuter tous ensemble pour savoir avec qui on voyage.
Nous aborderons différents sujet lors de cet intermède avec une Jacky ayant pour volonté de nous rapprocher les uns les autres.
Cette nuit là, j’apprendrais à connaître un peu plus Artyom, mais aussi ce nouveau Mage Khonsotep, un bien étrange personnage qui ne fait pas son âge, mais aussi ses liens familiaux avec Charly.
Nous aborderons aussi cette histoire d’avatar, celui qu’à entraperçu Floyd lorsqu’il était dans le corps de Charly, mais aussi des sujets plus moraux tel que le droit de vie ou de mort, les âmes des vampires.
Puis nous divaguerons sur des questions plus légère qui mériterais une bonne nuit de débat au final, qu’est-ce que la beauté ?!
Cette expérience dans l’orphelinat aura eu comme bénéfice de comprendre les atouts et les faiblesses de chacun et de la nécessité de se faire confiance les uns les autres mais aussi de communiquer pour avancer dans la même direction et de ne plus se considérer comme des ennemi.
Nous avons tous une histoire et avons dû prendre des décisions dans le passé qui nous ont mené où nous sommes ici et maintenant, au Succubus.
Jacky nous offre ensuite la possibilité à travers elle de poser une question à l’un de nos morts. Un magnifique cadeau !
Une fois que notre discussion privée se termine, Jacky nous annonce qu’elle en a fini et nous emmène à notre dernière épreuve.
Elle nous guide, toujours au milieu de la brume, au niveau d’un champ où il y a des citrouilles de toutes les tailles, nos regards sont attirés par une citrouille beaucoup plus grosse que les autres au centre du terrain.
C’est alors que Jacky nous laisse seul, fasse à notre destin j’imagine.
La terre se met à trembler, des lianes et des ronces se mettent à tourbillonner puis des gerbes de terre sortent du sol. Nous assistons à l’arrivée d’une créature citrouille avec sur sa tête un corbeau ayant les yeux rouge sang et un corps fait de goudron, Artyom reconnait le volatile, c’est un puissant totem du Ver.
La citrouille devient gigantesque, c’est la merde… environ 5 mètre de haut.
Tout à coup ses ailes se déploient, elles sont complètement éclatées, dépareillées.
Elle commence à marché vers nous avec ses pattes qui ressemble à des serres, ses mains et ses griffes qui commencent à se former et durcir. Elle nous regarde puis nous sort avec sa grosse bouche dégueulasse « J’ai faim !!! »
Que le combat commence !
Floyd se tient le plus loin possible de la créature et fait apparaitre un katana dans sa main dans des volutes de fumée et de sang pendant que Charly, qui se tient devant Khonsotep, déploie sa chaîne et balance sa lame, il touche la créature au niveau de l’aile mais elle ne moufte même pas…
La créature s’approche assez rapidement de nous, elle ouvre grand la bouche et sort un horrible crie qui nous vrille les tympans, Khonsotep a du sang qui sort des oreilles contrairement à nous autres, du coup le Mage tente de se faire un bunker qui ressemble à une pyramide mais elle n’a pas l’air très solide.
Artyom se transforme en Crinos, il a des griffes qui poussent.
Il attrape une pierre, la prend et s’aiguise les griffes dessus, impressionnant ! J’arrête de mater le Garou et m’approche de cette créature pour tenter de lui tirée dessus, je la touche.
Des morceaux de terre et de lianes volent mais ça la chatouille plus qu’autre chose…
La créature arrive à côté de moi avec ses deux grosses pattes énormes et tente de m’enfoncer dans la terre. Je tente de l’esquiver mais elle réussit à me toucher, « j’ai rien senti saloppe !!! »
Floyd fonce sur la bestiole et l’attaque avec son Katana sur le côté, il lui plante dans la jambe et elle se marre cette connasse !
Elle attrape Floyd comme si il ne pesait rien du tout et le balance plus loin. Il fait un vol plané mais atterri tout en souplesse (comme une merde), sur une citrouille.
Avec mes deux flingues, je shoot cette merde en hurlant de rage « crève !!!! », je la touche et elle se met à hurler puis Charly lui coupe une aile, net !
Elle me met un coup, je vole et atterrie de l’autre côté du champ, je suis éclatée au sol complètement sonnée. Je tourne la tête vers mes compagnons pour voir s’ils s’en sortent.
J’observe Artyom lui sauté dessus, mais d’ici, il a l’air d’avoir foiré ! Puis je ressens comme une amélioration de mon état, je peux enfin me relever, merci Khonsotep !
La grosse citrouille s’attaque à Artyom, elle lui met une grosse mandale dans la gueule. Le Garou ne se laisse pas démonter et s’attaque de nouveau à cette immonde créature. Il ne lâche pas l’affaire, c’est très beau à voir d’où je suis. Elle prend cher !
Floyd se rapproche de la créature en se mettant dans son dos, la créature s’attaque de nouveau à Artyom, il a l’air d’en chier le pauvre… Charly utilise sa lame de nouveau mais se foire lamentablement.
Heureusement, Khonsotep nous soigne en masse, avec Artyom on était dans un état lamentable. Je me sens toute neuve !
Je suis vraiment très énervée, cette pute à niquer ma robe ! Artyom après l’avoir esquivé lui saute dessus et l’éventre pendant que je lui tire dessus en hurlant, cette merde explose et le corbeau s’envole malgré mes tentative de jouer à Dunck hunt. Plus son corps se désagrège plus la brume se dissipe.
Nous sommes au Nord du Succubus juste à coté du Manoir Spencer. Dans le ciel il y a un feu d’artifice. Nous regardons l’heure, il est 5h00 du matin. Le Succubus va fermer ses portes, on a loupé le concert des Catins de Satin…
Nous sommes de nouveaux comme nous étions habillés à notre arrivée en début de soirée, mais dans un état lamentable. Nos vêtements sont tachés, abimés, plein de sang et de terre… DEGUEULASSE !!
On entre dans le Succubus, les employés et les créatures du Succubus regardent le spectacle. Mais il y aussi certains garou tel que Iscariot ou les filles du Roster 6, mais aussi Secret notre préfet et les limiers Mice et Akbar. Ils nous regardent tous surpris, nous devons avoir des drôles de tête… on est vidé !
Pendant que les gens applaudissent, à peu près 50 personnes, les musiciens sortent et continue de jouer à l’extérieur.
Nous trouvons un banc et nous nous asseyons, épuisés de notre nuit étrange au Succubus et nous levons les yeux au ciel pour regarder le feu d’artifice.
Nous entendons un bruit et nous voyons Nancy, dans sa tenu impeccable, elle est accompagné de « bidule » qui pousse une brouette avec un cadeau à l’intérieur. Méga coloré le paquet !
Nancy nous félicite pour notre nuit d’Halloween, nous avons été de parfait invité selon elle… Elle a hâte de revenir l’année prochaine pour refaire la fête avec nous.
Même pas en rêve grognasse…
Elle nous file des cocardes noir et orange en forme de Citrouille et nous en tend une à chacun.
A l’intérieur si trouve une pièce en or massif numéroté « XIII 1999 ».
Concernant le paquet, pour l’ouvrir il faut une clef… Tiens ! La clef que j’avais gagnée en trouvant la réponse à l’énigme du Malkav !
Je la sors de ma poche, je règle les aiguilles du mécanisme de la clef et tente ma chance. Le cadenas s’ouvre !
A l’intérieur, il y a un tas de billes de polystyrène, je continue à fouiller et je trouve enfin une enveloppe.
A l’intérieur il y a quelque chose de cartonnée, j’ouvre et je lis.
« Certificat faisant de la Comtesse Eléonore Dorville membre honoraire du Succubus Club. »
Waouuuu !! Tamponné et validé par le directeur du Succubus en personne ! Je peux avoir un contrat pour devenir employé !! J’explose de joie !!
Le feu d’artifice continu dans le ciel, les gens applaudissent, les employés se félicitent les uns les autres pour leur cession sur Oceanside.
Je vois mes goules qui vont bien au loin, elles me font un signe que je leur rends.
Je peux également voir Sultana au loin accompagné de Kiliko.
A la fin du spectacle, Brennon Thornhill commence un discours pour remercier les spectateurs.
« Cher membre du Succubus club !
Merci à vous, merci à vous d’être venue, merci à vous d’avoir participé, merci d’avoir été nos hôtes si merveilleux si fantastique, vous qui avez appréciez notre spectacle, nous vous offrons une dernière fois ce fameux d’artifice, profitez tous !! »
C’est un énorme feu d’artifice qui démarre, c’est une explosion dans le couleur, des énormes citrouilles de toutes les couleurs, les gens cries et hurlent, ils applaudissent c’est vraiment magnifique !
Je hurle de joie avec les dernières forces qu’il me reste.
Puis tout se termine et tout le monde part et nous nous retrouvons tout les cinq au milieu des employés qui commencent à plier.
Le directeur s’approche de nous, puis nous félicite et nous remercie de nous être pliés au jeu de Nancy. Il parle de la beauté de cette soirée que nous avons passée et d’avoir tout donner pour faire honneur à cette tradition, il espère qu’on en a profité…
Il a apprécié ce temps passé sur Oceanside et nous remercie tous pour notre présence.
Je le remercie pour mon cadeau, il me dit que je peux prendre le temps qu’il faut, il n’y aucune date de péremption, j’en suis ravie !
Une question me trotte dans la tête, je lui demande si la nuit auprès de Nancy était réel, nous apprenons que oui…
Il nous propose un dernier verre, Artyom se jette sur une bouteille… je prends un verre de sang bien alcoolisé. Nous en profitons jusqu’à la fin de la nuit. Nous sommes tous pintés, bras dessus bras dessous ! Unis par les liens du sang ?! Mais ce n’était pas le notre !
Le jour va se lever, je reprends la route pour l’Elyseum…
Un dernier regard vers Le Succubus Club que j’espère rejoindre bientôt…











































