L’objectionnisme se revendique des mêmes idéaux fondamentaux que les vaticins, à quelques différences majeures près.
Dans l’objectionnisme, l’Église cesse de se poser comme intermédiaire entre Théus et l’humanité : nul ne peut s’arroger les enseignements du Créateur ou les « filtrer ». Theus est partout et n’a par conséquent nul besoin qu’une institution humaine interprète sa volonté. Un prêtre ne peut absoudre quelqu’un de ses péchés ; seul Theus le peut. L’Église ne peut faire des miracles ; seul Theus le peut.
Par conséquent, si l’humanité recherche absolution et assistance, elle devrait s’en remettre directement à Theus plutôt que de laisser l’Église le faire pour elle. À cet effet, il revient à chacun de lire le Livre des Prophètes et d’agir en accord avec son contenu. Il peut exprimer sa foi par la charité, le dur labeur et l’assistance à son prochain dans le besoin.
Pour citer Lieber : « Theus a confié à toute créature un fragment de sa grâce, dont nous devons faire usage pour poursuivre ses bonnes œuvres. » À cet égard, l’Église peut faire office de facilitatrice, mais elle ne peut revendiquer une autorité absolue ou s’interposer entre Theus et le croyant.