La hiérarchie objectionniste est similaire à celle de l’Église Vaticine, bien qu’avec moins de rangs et d’autorité.
Les prêtres, nommés « chapelains », sont chacun responsables d’une seule église. Au-dessus d’eux, on trouve les « diacres », des chapelains expérimentés qui coordonnent chacun vingt églises. Ensuite viennent les « apôtres » qui sont responsables de l’Église à échelle régionale ou nationale. Il s’agit du plus haut poste au sein des objectionnistes, et ils sont au nombre de vingt-cinq. Aucun apôtre n’a autorité sur un autre, et chacun est considéré comme égal aux yeux de l’Église.
Les apôtres sont élus par les diacres, lesquels peuvent également les renvoyer par vote. Il n’y a pas de diocèses, d’évêques ou de hiérophante ; les chapelains ne peuvent absoudre quelqu’un de ses péchés ou le déclarer hérétique. Jeûnes, pèlerinages et miracles sont superflus. Le baptême a lieu à l’âge de sept ans sans qu’il soit nécessaire de passer un examen. Les devoirs officiels d’un chapelain sont assez limités (organiser la messe, superviser les mariages et se charger des rites funéraires), mais il est attendu de lui qu’il serve d’exemple à ses ouailles.
Si un prêtre objectionniste n’est pas occupé à répandre la bonne parole, il est attendu de lui qu’il travaille dans une université ou un hôpital, afin d’améliorer le sort d’autrui. Inutile de dire que l’Église vaticine ne voit pas cette foi nouvelle d’un bon œil. Suite à la fondation du mouvement les tensions entre les deux cultes ne cessèrent de croître pendant un siècle, jusqu’à ce qu’elles éclatent avec la Guerre de la Croix. Après trente ans de conflit sanglant, les Théans en sont arrivés à l’inévitable conclusion que le continent restera à jamais divisé entre objectionnistes et vaticins.