Du temps de l’antique Numa, les hiereia (« hiereus » au singulier) étaient des citoyens versés dans les rites et les rituels divins consacrés. Aujourd’hui, les hiereia accomplissent toujours des rituels, mais selon un principe différent. Au lieu de communiquer littéralement avec les dieux, le hiereus se sert des rituels pour aider les dieux à se manifester en chaque numanari.
Un temple numanari s’assimile davantage à un club privé qu’à une église ouverte. Les Numanaris emploient le terme mystírio ou « mystère », comme par exemple « J’ai connu le mystère de Dithyrambos. » Pour assister à un mystère, tout fidèle doit passer par un rituel initiatique conduit par les hiereia qui lui enseigneront le système de symboles complexe associé au dieu. Ces symboles recèlent des vérités trop conséquentes pour être contenues dans de simples mots.
Une fois initié, le fidèle porte le nom de mystai, « celui qui a connu le mystère ». Le mystai est le plus souvent soumis au secret. Les secrets des dieux ne peuvent être convenablement transmis que par le biais de rituels, et perdent toute puissance et tout sens lorsqu’ils sont communiqués par des moyens plus ordinaires.
Un Numanari choisit généralement de n’adhérer qu’à un seul dieu, mais certains cherchent à comprendre les mystères de plus d’une divinité. Un Numanari qui parvient à maîtriser plusieurs mystères verra sa gloire s’accroître en conséquence, mais il doit conserver un équilibre, car tout aspect de la vie nécessite de faire preuve d’équilibre, même le divin.