Une rumeur se repend en ville. Au sud, dans les forêts, sur les berges de la Carina, les ours se rassembleraient, et parfois même, ils se mettraient à chanter. Il n'en fallait pas moins pour intriguer Jorran, Gabbnit Poing-de-Pierre et Hactaratcah Mirch
(E08) Le chant des ours
Détail
Récit
Dans la salle commune du Manoir de Terzen @Jorran, juchée sur une table une bière à la main raconte a grand renfort de gestes et de mimes.
C'est par une belle journée ensoleillée que nous héros ont décidé de partir à l'aventure ! La rumeur raconte que quelques parts sur les berges de la Carina, les ours se retrouvent pour chanter ! Si pour ma part la simple idée d'un ours chantant était suffisante pour m'inciter à quitter la manoir de bon matin, pour Gabbnit Poing-de-Pierre il semblait s'agir plutôt d'un réglement de compte et pour Hactaratcah Mirch d'une bonne raison pour aller se promener !
Suivant la route vers le sud le démarrage se fit sans encombre pour nos 3 vaillants gnomes, si ce n'est que nous fument tout trois terrassés par une soif intarissable ** à ces mots Jorran vide sa chope d'un trait avant de faire signe qu'on lui en apporte une autre** Nous avions choisi la facilité pour notre trajet qui s'annonçait de plusieurs jours, et avions décidé de traverser le bras du fleuve par le pont. Ce dernier était de bonne facture, un pont solide, un pont de pierre, un pont épais... un pont que nous nous attendions à trouvé gardé, mais ce n'est qu'en le traversant que nous avons été accostés par un grand homme muni d'une lance, qui nous annonça avec une pointe de menace dans la voix que ce merveilleux pont avait été droit de passage dont il fallait s'acquitter.
Mes comparses se regardèrent sans que aucun des deux ne cherche à atteindre sa bourse pour payer le malandrin. Prenant les devant et pour ne pas gâcher une si belle journée, je fis un pas en avant tout en faisant mine de porter la main à ma bourse.... **Imitant le geste à la parole, Jorran mime la scène, cherchant son public du regard** et de ma voix la plus douce, dans un doux sourire, je lui ai suggéré de ne pas entacher cette belle journée et de nous laisser passer. ** Un homme au premier rang s'écarte et incite Jorran à passer en lui souhaitant une belle journée, puis secoue la tête étonné** Puis je repris la route en chantonnant sans me préoccuper de mes 2 amis qui aperçurent deux autres bandits sortir de sous le pont pour venir rejoindre celui que je venais de charmer. Une bien belle journée en effet ! ** dans un geste de confidence, portant la main près de ses lèvres comme pour masquer ses paroles, Jorran glisse au public** Méfiez vous de ce pont ces bandits s'y trouvent surement encore !
Saviez-vous qu'il faut un cheval pour qu'un gnome puisse voir au dessus des hautes herbes qui bordent la route vers le sud ? Heureusement que Gabbnit est accompagné de sa douce monture lui permettant de voir plus loin que le bout de mon nez, et sa vigilance nous a permis de remarquer que dans les hautes herbes s'approchaient en position d'attaque, non pas 1 mais 2 guépards des plaines ! Fort heureusement, je m'y connais un peu en créatures, et j'ai pu les prévenir que ces bêtes là préfèrent les proies qui fuient aux proies qui font face et sont prêt à en découdre. Attrapant nos armes et notre courage à deux mains, nous avons fait face ! Gabbnit du haut de sa monture transperça le premier de plusieurs flèches pendant que Hacta et moi même avons utilisé la ruse et l'intimidation pour mettre le deuxième en déroute. Nous aurions pu nous arrêter là, mais n'écoutant que notre courage et le bruit de nos estomac à l'idée d'un bon plat de viande fraiche, décidâmes en un instant de poursuivre l'animal blessé. La traque ne fut pas longue, et d'un dernier tir d'une précision mortelle, Gabbnit acheva le blessé. Pendant que nous chargions la première bête sur la monture, Hactaratcah qui s'était faufilé dans les hautes herbes, tomba sur le deuxième félin et lui trancha la gorge en un éclair.
Mes amis, quel festin ce soir là ! Installé confortablement pour la nuit nous avons débité la viande et récupéré les peaux. ** plongeant les mans dans son grand sac posé sur sa chaise, Jorran extrait une peau de guépard des plaines fraichement tannée et exhibe le trophée **
Cela aurait pu être le point culminant de notre aventure, comment nous avions terrassé ces terribles bêtes et ramené un festin ! Mais.... Ceci chers amis n'est que l'amuse bouche, la première petite entrée dans le menu grandiose de cette histoire ! La route était encore longue vers les berges de la Carina, et j'espérais toujours rencontrer des ours chanteurs.... Mais le lendemain, c'est une odeur de pourriture qui vint à notre rencontre...
Ils étaient 5, pour la plupart dans la force de l'âge, puissants, solides, en bonne santé. Et pourtant.... pourtant ils gisaient là au bord de la route, terrassés dans une dernière charge désespérée, des carreaux izradorien dans les flancs... Une mise à mort pure et simple, nulle chasse, nulle prise de trophée, les 5 ours pourrissaient là, intacts depuis plusieurs heures... Les coupables ne faisaient aucun doute, et nous savions à cet instant que continuer sur cette piste risquait de mettre sur notre chemin des envoyés d'izrador...
Parmi les ours abattus, une femelle que je remarquait allaitante, quelque part dans la direction dont ils provenaient, un ourson chanteur n'avait plus de mère... Conscient du danger, et les yeux grands ouverts, nous avons alors continué à remonter la piste pour pénétrer enfin dans la forêt qui borde les berges de La Carina. Il y avait quelque chose de doux et d'accueillant en ces lieux, et bientôt nous avons découvert une clairière fleurie, vraisemblablement pour une cérémonie... et là dans un cercle de fleur se tenait une jeune femme, allongée, immobile, un sinistre carreaux affleurant de sa poitrine... Par ses tatouages et ses vêtements nous comprimes vite qu'il s'agissait d'une druide, mortellement blessée, nous avons tout tenté avec nos maigres connaissances pour tenter de la sauver, sans succès, et elle poussa son dernier soupir dans nos bras. ** L'émotion se lit sur le visage de Jorran, l'impuissance et le sentiment d'échec**
Nous étions proches, proche de la traque, proche des troupes izradorienne que nous avions estimée à un groupe de 2. Le décès de la druide, le massacre des ours, le sentiment d'urgence qui planait sur la forêt. Nous ne pouvions que continuer à courir vers le danger. Prudemment, nous avons continué sur la piste.
CLAC ! **en tapant dans ses mains soudainement**
Le claquement d'une corde d'arbalète, suivis de près par un deuxième. le bruit de chevaux qui piétinent, des râles. Nous y sommes. En prudence nous prenons la mesure. C'est pire que ce que nous pensions. Drappées dans des vêtements d'un noir sinistres, leurs armes brillantes, les montures piaffantes, 2 légates sont en train de tirer à l'arbalète sur une créature des bois. Mi homme mi ours, avec un étrange visage de chouette.
**Jorran accélère le rythme de ses paroles** D'un bref coup d'œil nous nous mettons d'accord, en quelques gestes nous nous positionnons, et sans un bruit, nous attaquons. Hactaratcah fondant sur la première, la dague à la main, plus silencieux et mortel que leurs carreaux de flèches, d'un geste fluide il se projette sur l'envoyée d'izrador, sa dague perce la chair avec précision, ouvrant brutalement la cuisses et les précieuses veines majeures, la femme s'effondre en quelques instant se vidant de son sang. Gabbnit fait pleuvoir ses flèches sur la seconde qui détourne son attention de la créature de bois, qui en profite pour envoyer voler un loup sombre qui semblait obéir aux femmes.
Repoussant de mon côté une deuxième créature asservie, un faucon aux griffes acérées, j'ai d'un coup vif tranché la sangle de selle de la première qui est tombée lourdement au sol, et sans hésitation, je lui ai planté ma dague dans le coeur, abrégeant ses souffrances.
La deuxième a retourné sa colère contre Gabbnit, et après l'avoir chargé laissa tomber son arbalète pour lui asséner des coups de sa longue épée à deux mains pendant qu'il se défendait de son mieux. **Jorran récupère tant bien que mal la longue lame qui était adossée contre sa chaise et la soulève. De bonne facture, mais définitivement trop grande pour elle, sa lame est encore tachée de sang. Elle la laisse tomber et sa pointe se fiche dans le sol dans un bruit sec.**
Hacta n'est pas assez rapide, et Gabbnit encaisse comme il peut, il faut réagir vite pour le sauver.... dans un geste désespéré, j'attrape l'arbalète de la femme qui s'est effondrée sur moi ** elle fourre les bras dans son sac et en sort une arbalète lourde, bien trop grande pour elle** de mon mieux, usant de mes pieds et de mes mains, je recharge l'arme, ** elle joint les gestes à la parole et en équilibre sur la table, commence à charger l'arbalète** gênée par son poids, je prend mon temps pour bien ajuster mon tir.... et alors que la femme s'apprête à envoyer un nouveau coup à Gabbnit, le carreaux parts, terrible rapide, mortel ! .......Et la transperce d'une épaule à l'autre, dans un tir d'une efficacité redoutable ! ** dans la salle commune, le carreaux lui aussi prend son envol, atterrissant un bon 40 cm à gauche de la pomme qu'elle avait placé préalablement à l'autre bout de la pièce, en manque emporter le chapeau d'un homme passant par là. **
HUM.... DESOLEEEEEEE !
C'est ainsi que nous avons sauvé l'homme des bois en tuant de nos propres mains 2 légats !
Le druide puisqu'il s'agissait de ça, nous expliqua qu'il venait pour une cérémonie, et que les ours étaient ses amis... Nous n'avons pu que lui apprendre la mort des ours ainsi que de la rouquine, Vini s'appelait-elle.... Leonard se présenta, il était étrange, nous regardant comme une chouette dans la lumière, nous avons compris rapidement que son seul souhait était de réaliser la cérémonie qui devait avoir lieu à l'origine.... Sur le chemin de la clairière fleurie, il poussa d'étrange cri que je ne saurais reproduire tant sa morphologie était unique... Appelant d'autres amis de la forêt afin d'accomplir le rituel.
Décidant que puisque nous l'avions sauvé nous étions ses amis, nous avons pris part à la cérémonie, et nous avons joint nos voix à celles des 2 ours et de l'ourson qu'il avait réussis à appeler. C'était une cérémonie étrange, sans doute parlait elle du cycle de la vie et du grand tout, mais lorsque les voix des ours se turent, Leonard a offert son collier à Hacta, et s'est couché dans l'herbe. Puis les ours l'ont mangé vivant...
Je garderais comme souvenir que les ours chantent plutôt mal, et qu'ils ont un appétit féroce même quand il s'agit de manger leurs amis. Nous les avons laissé terminer leur cérémodiner, nous avons regagné le lieu du combat, brulé les corps des légats, et pris le chemin du retour avec 2 nouvelles montures, les armes des légats, et le sentiment d'avoir aidé à protéger la forêt des ours qui ne savent pas chanter.
**Elle s'incline**